• Episode 6 - Partie 7 : Létis

     Épisode 6 : Létis

    Partie 7

     

    12

    Les deux mains passées sous les aisselles de Romuald, Dolaine le traînait tant bien que mal derrière elle. À sa grande surprise, ce dernier s’était révélé bien moins lourd que sa taille ne le laissait supposer. Une chance, sans quoi elle aurait eu du mal à les tirer de là.

    Restait que déplacer un fardeau au moins deux fois plus grand qu’elle n’avait rien d’évident !

    Le vampire n’avait toujours pas repris connaissance. Pas un seul instant. Une source d’inquiétude d’autant plus dévorante, qu’elle ne parvenait à évaluer la gravité de ses blessures. Connaissant peu de choses sur l’organisme des siens, Dolaine ignorait si la plaie qui s’ouvrait au niveau de son ventre pouvait lui être fatale. Elle-même serait à l’agonie, mais elle soupçonnait les vampires d’être bien plus résistants qu’un habitant lambda de Porcelaine. En tout cas l’espérait-elle, car avec l’incendie, elle n’avait pas eu le temps de s’attarder davantage sur la question. Seule comptait la fuite. Vite et le plus loin possible ! Qu’importe ses souffrances, sa vision incertaine et ces maudits pavés qui ne cessaient de la faire trébucher.

    Elle pouvait encore apercevoir les lueurs du drame, à quelques rues de distance. Les flammes avaient embrasé le ciel et, jusqu’ici, son odeur âcre et étouffante se répandait. Le visage de la Poupée était noir de suie, ses mains également et ses vêtements maculés de boue et de sang.

    La gorge à vif, ses yeux rougis pulsaient et l’élançaient. Des larmes involontaires coulaient sur ses joues, où elles creusaient des sillons au milieu de la saleté. Les dents serrées et la respiration haletante, elle allait à reculons, se retournant souvent afin de s’assurer qu’aucune mauvaise surprise ne venait sur eux.

    Sous sa caboche blonde tournaient les mêmes questions et visions. Elle revoyait leur agression, revoyait ces vampires venus les sauver… mais était-ce vraiment pour eux qu’ils étaient intervenus ? Rien n’était moins sûr et, en vrai, elle songeait que même la présence de Romuald n’avait pas jouée dans leur décision. Elle avait croisé leurs regards, vu ces visages dénués de tous sentiments. Comment imaginer qu’ils puissent ressentir la moindre pitié ?

    Plus elle y pensait et moins elle comprenait leurs agissements. Pourquoi s’en être pris à l’envahisseur ? Et que faisaient-ils si loin d’Éternel ? Se trouvaient-ils déjà à Létis au moment de l’invasion ? C’était, à son sens, la réponse la plus plausible. Car les imaginer faire le chemin depuis leur royaume pour venir en aide à leurs voisins… non… impensable !

    Épuisée par l’effort qu’elle devait fournir pour remorquer Romuald, elle trébucha sur un pavé mal fixé. Ses réflexes l’ayant abandonnée depuis un moment, elle tomba en arrière et atterrit sur les fesses dans une petite plainte. Romuald avait à présent la tête posée sur ses jambes et ne donnait pas davantage signe de vie. Prise d’un mauvais pressentiment, elle se dégagea, puis se pencha dans sa direction. Elle entreprit de chercher son pouls, n’importe quel signe que son cœur battait encore. Mais les vampires en possédaient-ils seulement un ? Elle l’ignorait et, après avoir vainement appuyé son oreille contre son torse, elle l’approcha de sa bouche, non sans une certaine appréhension.

    Un soupçon de soulagement vint percer ses inquiétudes. Car bien que faible, elle percevait une respiration. Elle laissa échapper un soupir frémissant. Ses petites mains, crispées sur le vêtement du vampire, se détendirent et elle se redressa, en position assise.

    Vivant, il était vivant !

    Elle eut un reniflement et s’essuya le nez sur sa main. Son regard glissa sur la blessure de Romuald, que la lueur de lampadaires encore intacts lui permettait de distinguer. Elle se sentit soudain épuisée, plus épuisée qu’elle ne l’avait jamais été au cours de sa vie. Une fatigue lourde, qui faisait ployer ses épaules, courber son dos et rendait ses yeux plus douloureux encore. Ceux-ci s’attardèrent longtemps sur la plaie sombre, à peine visible à cause du sang et des lambeaux de vêtements. Elle ne saignait plus, mais Dolaine n’aurait su dire si c’était bon signe.

    Un petit frisson fit trembler ses lèvres et elle battit des paupières, cherchant à calmer la souffrance aiguë qui transperçait ses globes oculaires.

    Elle ne parvenait à croire en la tournure des événements. Ils n’étaient là qu’en touristes, de passage pour quelques jours seulement et ils se retrouvaient en plein cœur d’une guerre. Romuald blessé, elle n’avait plus nulle part où fuir, aucun lieu où elle les saurait tous deux en sécurité. À tout instant, l’ennemi pouvait surgir à l’horizon et les repérer. Et si la chose devait se produire, alors elle n’aurait sans doute que la force de se sauver… et encore !

    Sur son épaule droite, elle pouvait sentir peser le sac du vampire et, sur l’autre, son sac à main.

    Ils n’avaient rien pu sauver d’autre… toutes ses affaires, et une partie de celles de Romuald, étaient parties en fumée. Ses robes, ses sous-vêtements… le reste. La lettre qu’elle avait commencée à rédiger dans le train, et qu’elle comptait envoyer à Raphaël avant leur départ de Létis ; mais aussi ses pistolets et toutes ces petites choses dont elle s’était encombrée… tout, absolument tout avait disparu !

    Mais était-ce vraiment le plus important ? Après tout, ils auraient pu mourir eux aussi, succomber à l’incendie – comme Louis…

    Le souvenir du Pantin l’ébranla. Ils ne s’étaient connus que quelques heures et elle était à peu près certaine de le détester. C’était un enquiquineur, une plaie, une maladie vicieuse contre laquelle il n’existait aucun remède. Il l’avait rendue folle et elle avait sérieusement songé au plaisir que ce serait de l’étrangler. Mais il s’agissait d’un pur fantasme, rien de plus ! Et à l’idée qu’il puisse être vraiment mort, c’était sans doute stupide, mais elle ressentait comme une douleur au niveau de la poitrine.

    Elle renifla, chercha à repousser les scènes d’horreur qui illustraient son souvenir des dernières heures. Elle voulait se débarrasser de l'image de tous ces morts, de ces soldats que la guerre avait déjà affreusement mutilés, qui mugissaient et agonisaient sous ses yeux. Mais elle en était incapable. Et ce cauchemar lui tournait dans la tête, à une vitesse folle, la submergeait, l’étouffait…

    Elle se sentait seule, elle se sentait terrifiée, faible et inutile. Et avant qu’elle ne puisse les retenir, les premières larmes roulèrent sur ses joues. Un hoquet lui échappa, puis un second, et elle éclata en sanglots qui ne firent qu’irriter un peu plus sa gorge.

    — Que vous arrive-t-il… ?

    Elle sursauta et ses pleurs cessèrent aussitôt. Les yeux écarquillés, elle fixa Romuald, d’abord avec terreur, puis avec soulagement, avant que le tout ne laisse place à la colère.

    — Alors vous… vous ! Vous ! C’est seulement maintenant que vous vous réveillez ?!

    Sa voix rauque déraillait, si bien qu’il lui était pénible de s’exprimer. Romuald referma les paupières une ou deux secondes, avant de les rouvrir.

    Ses doigts crochus et dénués d’ongles se portèrent à l’emplacement de sa blessure. Il grimaça, mais sans qu’aucun gémissement ne lui échappe. Dolaine renifla, s’essuya les yeux et le nez sur sa manche, avant de diriger sur lui un regard de reproche.

    — Je vous ai cru mourant, dit-elle. Non, j’ai même cru que vous étiez mort !

    — Oh, il m’en faudrait bien plus pour succomber, répondit-il d’une voix faible.

    Elle se pencha dans sa direction.

    — Vous êtes sûr ? Ce n’est pas très beau à voir, vous savez ? Et si nous ne nous trouvons pas très vite un moyen de vous soigner, j’ai peur que…

    — Inutile, la coupa-t-il en levant une main. Il faut juste laisser le temps aux plaies de se refermer.

    Ainsi qu’aux os brisés de se ressouder. Dans son état, il n’était même pas certain de pouvoir se mettre debout. Il entendit Dolaine renifler plus fort et leva les yeux dans sa direction.

    — Que s’est-il passé ?

    Se savoir en vie, et Dolaine avec lui, le surprenait bien plus qu’il ne le laissait paraître. Feu n’était pas connu pour faire preuve de pitié envers ses proies. Et il ne croyait pas la Poupée capable de triompher d’un ennemi de cette trempe. Il ne voyait que l’intervention d’un tiers pour expliquer…

    — Où est Louis ?

    Dolaine, qui avait ouvert la bouche pour répondre à sa première question, la referma aussitôt. Son expression s’assombrit et elle secoua la tête en essayant de refouler les larmes qui revenaient border ses yeux.

    Comprenant le message, Romuald sentit un pincement au niveau de son ventre déjà malmené. Il ferma les paupières et le silence s’installa entre eux.

    Quand il reprit la parole, c’était pour insister :

    — Que s’est-il passé ?

    — Nous avons été sauvés – enfin, en quelque sorte – par deux vampires.

    Romuald eut un froncement de sourcils.

    — Deux vampires ?

    — Ils ont surgi de nulle part et ont tué nos agresseurs. Puis ils ont disparu… et j’ai dû me résigner à vous traîner derrière moi. (Puis, sa voix prenant une intonation agacée :) On ne peut pas dire que vous soyez léger !

    Un mensonge, bien sûr, mais il fallait bien qu’elle ait quelque chose à lui reprocher.

    Romuald ne répondit pas. Il semblait absent, comme absorbé par quelques réflexions intérieures. À ce point immobile qu’il donnait l’impression d’être mort. L’angoisse saisit Dolaine de nouveau et elle appela :

    — Romuald ?

    Le vampire battit des paupières.

    — Oui… je les entends.

    — Pardon ?

    — Les miens, répondit-il en tournant la tête dans sa direction. Je les entends. Ils sont venus. Je ne sais pas à combien s’élèvent leurs effectifs, mais ils sont nombreux.

    — Vous voulez dire… qu’ils sont là pour combattre Feu ?

    Éberluée, elle loucha sur lui. Romuald approuva d’un signe de tête.

    — Oui… en tout cas, c’est ce qu’il semblerait.

    Puis, les traits crispés, il tenta de se relever. Mais il était encore trop faible, et la douleur si vive, qu’il ne parvint qu’à se soulever de quelques centimètres, avant de retomber au sol. Le visage en sueur, il haleta :

    — Rien à faire… je ne peux pas… !

    Suite à quoi il se mordit la lèvre et reporta son attention sur Dolaine.

    — Je suis désolé, mais j’aimerais que vous fassiez quelque chose pour moi.



    13



    Une main portée à sa bouche, Dolaine se tenait accroupie à l’angle d’un mur d’habitation, presque recroquevillée. Elle avait abandonné Romuald un peu plus loin dans la rue, après l’avoir traîné jusque-là. Car s’il n’était pas en danger de mort, sa blessure n’était pas non plus bénigne et il lui faudrait du temps pour s’en remettre. Mais du temps, voilà justement ce dont ils manquaient !

    Ce pourquoi il lui avait demandé de l’aider à se nourrir. Ou au moins, de le conduire jusqu’à des cadavres. La chose faite, elle s’était éloignée au plus vite dans le souci de ne pas assister à la scène. Elle savait sa réaction grotesque. L’heure n’était plus aux chichis, mais… impossible d’en supporter davantage. Elle possédait suffisamment de matière pour ses cauchemars des semaines, sinon des mois à venir, pour avoir envie d’en rajouter une couche.

    Elle leva les yeux en direction du ciel, qu’un épais nuage de fumée noire recouvrait au point d’en éclipser les étoiles. Elle espérait revoir le soleil se lever. Elle y était même déterminée et, une fois Romuald de nouveau sur pieds, bien décidée à prendre la fuite. À laisser derrière eux toute cette désolation, ces morts, l’odeur de carnage qui envahissait chaque recoin. Une puanteur qui vous collait à la peau, poisseuse et répugnante. Celle de la guerre. Sans doute familière aux soldats, mais certainement pas aux gens du commun comme elle.

    Elle perçut un froissement. Avec un petit sursaut, elle se jeta sur ses pieds et se retourna. Bien sûr, il ne s’agissait que de Romuald, mais son allure, qui se découpait dans les ténèbres, l’effraya. Le menton maculé de rouge, il l’essuya du revers de sa manche, sans parvenir à faire disparaître toutes traces de son repas.

    — Vous… vous allez mieux ? s’enquit-elle.

    Au moins pouvait-il se déplacer seul. Un progrès non négligeable.

    — D’ici peu, la plupart de mes blessures seront de l’ordre du passé.

    — Tant mieux, soupira-t-elle. Dans ce cas, nous ferions mieux de…

    — J’ai pris ma décision, la coupa-t-il. Si les miens se battent pour Létis, alors je ne peux pas fuir.

    Elle crut qu’elle allait s’étrangler. Est-ce qu’il se moquait d’elle ?!

    — Qu’est-ce que vous me chantez, encore ?

    — Je suis désolé, je sais que ce n’était pas ce que nous avions prévu, mais…

    — Mais rien du tout ! Qu’est-ce que vous vous imaginez ? Que votre présence changera quoique ce soit au cours des affrontements ?

    — Eh bien, il se pourrait que…

    — Non ! Bien sûr que non ! Vous avez bien vu ce qu’il s’est passé contre ces Chauves-Souris. Un peu plus et vous y passiez ! La prochaine fois, il se peut que vous n’ayez pas cette chance.

    — Oui, je comprends que cela vous fâche, mais je suis sérieux, Dolaine. Je ne peux pas fuir ! C’est sur l’ordre de notre reine que les miens sont ici. Elle attend de nous que nous protégions Létis.

    — Mais…

    — Laissez-moi finir, s’imposa-t-il en levant une main, afin de lui intimer le silence. Je ne suis pas non plus totalement inconscient et je connais mes faiblesses. Je me sais notamment moins fort que mes congénères, aussi ferai-je en sorte de ne plus me laisser surprendre. Mais n’ayez crainte, je ne compte pas non plus vous abandonner. Avant de me joindre aux affrontements, je tiens à vous mettre en sécurité.

    — C’est fort aimable à vous !

    — Merci, ça me rassure que vous le preniez ainsi, répondit-il bêtement, ce qui rappela à Dolaine qu’il saisissait mal l’ironie. Je vais donc vous conduire à l’un de nos tunnels. Je reste persuadé qu’il n’existe pas de meilleur refuge à l’heure actuelle et…

    — Pas question !

    Surpris par sa réponse, il battit des paupières. La bouche légèrement arrondie, il bredouilla :

    — Je…

    — Ah non, Romuald, vous ne m’abandonnerez pas aussi facilement ! s’agaça-t-elle en tendant un doigt dans sa direction. Je sais que je vais être un poids pour vous, mais si vous vous obstinez dans cette folie, alors je tiens autant à vous accompagner. À quoi pensiez-vous ? Je ne suis même pas certaine qu’il existe encore un endroit à Létis qui soit vraiment sûr et votre tunnel en fait partie ! Avez-vous pensé à ce qu’il arriverait si les combats se prolongeaient ? Et si vous ne reveniez jamais ? Les vôtres seront bien forcés de fuir avant le lever du jour, et ensuite ? Pouvez-vous m’assurer qu’ils ne tenteront rien contre moi, en me découvrant dans l’un de vos passages censés demeurer secrets ?

    — Je n’y ai pas vraiment songé, mais…

    — Eh bien moi, si ! Et vous savez quoi ? Je crois que, où que je me rende actuellement, et tant que ce ne sera pas en dehors de ce fichu royaume, je serai en danger. Aussi, quitte à prendre des risques, je tiens autant que ce soit en votre compagnie. Car je sais que vous ferez votre possible pour me protéger !

    À nouveau, Romuald eut un battement de paupières.

    — Ce que vous êtes en train de me dire, fit-il lentement, pas certain d’apprécier ce qu’il croyait comprendre, c’est que c’est uniquement par intérêt que vous tenez à m’accompagner ?

    — Parfaitement !

    Et, disant cela, elle croisa les bras et releva, d’un air bravache, le menton. L’expression du vampire s’assombrit.

    Comme souvent, elle faisait passer son propre intérêt avant tout le reste.

    — Faites comme vous voudrez…, capitula-t-il toutefois, avec un mouvement las de la main.

    Il savait que ce serait impossible de la convaincre de ne pas le suivre. Bien sûr, il pourrait décider de la semer. Il n’aurait aucun mal à le faire, du reste, mais ensuite, la question de sa sécurité ne cesserait de venir le harceler. Or, il ne pouvait se permettre d’être distrait. Pas avec le plan qu’il avait en tête…

    Comme si elle lisait dans ses pensées, la Poupée questionna :

    — Que comptez-vous faire, au juste ? Foncer dans le tas ? Je ne crois pas que vous obtiendrez de très bons résultats… ce à moins que vous ne cherchiez à vous suicider, cela s’entend !

    — Comment ? Oh, non. Non, pas du tout ! Mon idée est quelque peu différente, mais…

    — Mais ?

    Mais, elle était loin d’être simple. Déjà par sa réalisation, mais surtout à cause de sa préparation. Cette dernière risquait de lui prendre un certain temps… peut-être bien plus qu’il n’en avait à sa disposition.

    — Actuellement, expliqua-t-il, le gros des combats se livre à l’est de la ville. Aux abords du mur d’enceinte, plus précisément.

    Avec un haussement de sourcils, Dolaine inclina le cou sur le côté.

    — Comment le savez-vous ?

    Il mena un doigt à sa tempe.

    — Les miens communiquent davantage par les voies de l’esprit que par la parole. En ce moment, je les entends. Ils m’informent de la position des affrontements, comme de leurs tournures.

    — Je vois… vous êtes un peu comme les Clowns de Porcelaine. Et donc ?

    — Et donc, quand nous avons traversé cette partie de Létis un peu plus tôt dans la journée, nous y avons aperçu deux statues. Deux immenses statues censées protéger les abords d’un temple.

    Dolaine eut un hochement de tête. Oui, elle s’en rappelait parfaitement. Les frères Leos et Xavière, deux divinités guerrières dont le culte avait une place privilégiée en Létis. Les bougres l’avaient impressionnée et sans l'hostilité des locaux, et l’arrivée de soldats qui leur avaient demandé de bien vouloir passer leur chemin – les lieux étant, selon eux, réservés aux seuls croyants – elle se serait attardée un peu plus longuement sur eux, puis sur le temple qu’ils gardaient.

    — Et ?

    — Et vous vous souvenez sans doute qu’au début de notre voyage, je vous ai dit que j’avais quelque peu étudié la magie…

    Intriguée, Dolaine décroisa les bras.

    — Où voulez-vous en venir, exactement ?

    Tendant un doigt vers l’horizon, Romuald répondit :

    — Simplement à ceci : que cette nuit, l’une de ces statues prendra vie afin de se mêler aux combats !

    Erwin Doe ~ 2015

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