• Mon ami Maxence

     Mon ami Maxence

     

    1

    C’était un enfant étrange. Pas vraiment grand, pas vraiment petit, au visage mince et aux yeux bleus, presque gris.

    C’était mon ami, et peut-être même mon meilleur ami.

    On disait de lui que c’était un gentil garçon, doux et amical, qui n’aurait pas fait de mal à une mouche. Moi qui le connaissais bien, je savais que c’était vrai, mais aussi, et surtout, que c’était un garçon très étrange.

    Ses cheveux, par exemple… ses cheveux courts et bouclés, d’un blanc immaculé.

    Au début, je me moquais de lui. Je le traitais même de menteur quand il m’affirmait que c’était là sa couleur naturelle. Je lui disais que c’était impossible. Que, du haut de ses sept ans, il ne pouvait avoir les cheveux d’un vieux monsieur.

    Chaque fois, il se contentait de sourire, d’un sourire étrange… un peu comme s’il se moquait de moi et de mon scepticisme. Une attitude qui m’agaçait au point que c’était finalement moi qui repartais vexé.

    Je le boudais un jour ou deux, puis nous redevenions amis. Car, enfin, c’était moi qui l’avais cherché !



    2

    Maxence et moi habitions le même quartier, à une rue l’un de l’autre.

    Un jour que nous jouions dans le jardin de mon papy Grosse Moustache, il se pencha à mon oreille et me chuchota :

    — Tu sais, le monsieur que tu connais n’est pas mon vrai papa.

    Assis sur l’herbe, un ballon entre les mains, j’avais levé mon regard chocolat sur lui pour le fixer avec étonnement.

    — Alors c’est qui ton vrai papa ?

    Il avait levé un doigt, pour me désigner le ciel, qui était d’un bleu limpide ce jour-là.

    — Mon papa à moi, il est là-haut !

    En silence, j’avais contemplé les quelques nuages qui évoluaient lentement au-dessus de nos têtes. Un froncement de sourcils était venu plisser mon front. Soudain, je me sentais très triste.

    — Alors… ça veut dire qu’il est mort ?

    Installé près de moi, mon ami avait secoué sa tête blanche de gauche à droite.

    — Non, tu ne comprends pas : mon papa n’est pas comme nous. Lui, il est né au ciel !

    — Je ne te crois pas !

    Il avait ramené ses jambes contre lui et, sans me regarder, la tête posée sur ses genoux, avait conclu :

    — De toute façon, tu ne me crois jamais.

    Incertain, je l’avais fixé. À cette époque, j’avais déjà cessé de le traiter de menteur à cause de sa couleur de cheveux. En effet, je savais depuis peu que Maxence ne mentait jamais. Non pas qu’il soit plus honnête que la plupart des enfants de notre école, mais simplement parce qu’il en était incapable.

    En classe, quand il avait oublié de faire un devoir, ou qu’il commettait une bêtise, il ne cherchait jamais à nier ou bien à inventer une excuse. Au contraire, il disait la vérité et acceptait sa punition.

    Une ou deux fois, je me souviens l’avoir forcé à mentir. Juste pour voir ce qu’il se passerait. Et chaque fois, Maxence avait ouvert la bouche, l’avait refermée, l’avait ouverte de nouveau, sans qu’aucun son n’en sorte jamais.

    Mais même en sachant cela, je ne parvenais pas à croire à son histoire. Car enfin, personne ne vivait là-haut ! Personne, à part peut-être…

    — Ton papa, c’est Dieu ?

    Ma question l’avait fait rire.

    — Je ne suis pas le petit Jésus, Julien.

    — Mais alors, comment tu sais que ton papa est là-haut ?

    — Parce qu’il me l’a dit.

    À cette réponse, mes yeux s’étaient écarquillés.

    — Parce que tu l’as déjà vu ?

    — Oui…

    — Et comment il était ?

    En réponse, Maxence avait mené un doigt à ses lèvres.

    — C’est un secret.



    3

    Maxence ne pleurait jamais, ou presque… parce que quand il pleurait, ses larmes étaient aussi rouges que le sang.

    Je me souviens qu’un jour, en classe, la maîtresse l’avait grondé au point que ses yeux s’étaient embués. Puis ses larmes avaient commencé à couler le long de ses joues et à maculer sa peau de traînées sanguines. À leur vue, mademoiselle Sophie avait brusquement pâli et avait dû s’asseoir pour ne pas s’écrouler.

    Terrifiés au moins autant qu’elle, nous nous étions tous mis à hurler, parfois même à pleurer, certains que Maxence allait mourir. Je crois que c’est notre détresse qui lui avait permis de se consoler. Il avait essuyé ses joues contre la manche de son pull et avait repris le contrôle de ses émotions.

    Quand elle s’était sentie un peu mieux, mademoiselle Sophie l’avait envoyé à l’infirmerie, avant d’appeler sa maman pour lui rapporter l’incident. Mais à l’autre bout du fil, l’inquiétude n’était pas partagée.

    — Vous dites que c’est normal ? répétait mademoiselle Sophie dans le couloir, l’oreille vissée à son téléphone portable. Vous êtes tout à fait sûre ?

    Et en effet, ça l’était et ce depuis sa naissance. Et comme aucun médecin n’était parvenu à comprendre les raisons de cette étrangeté, sa famille avait appris à vivre avec.

    Ce jour-là, j’étais resté recroquevillé derrière mon pupitre, même à l’heure de la récréation. J’avais eu si peur pour Maxence que je priais pour ne plus jamais le voir pleurer. Plus jamais, jamais, jamais !

    C’est pourquoi, par la suite, il m’est arrivé de faire preuve d’une légitime, mais injuste, lâcheté.

    Comme lors de cette après-midi où nous jouions dans le jardin de papy Grosse Moustache.

    L’accident qui devait survenir était en partie de ma faute, et en partie de la sienne. Car si c’était moi qui me chargeais de pousser le plus fort et le plus haut possible la balançoire où il s’était installé, je le faisais uniquement sur sa demande : il pensait, en effet, que s’il se balançait assez haut, alors il pourrait atteindre le ciel et rejoindre son papa.

    Une main tendue en avant, il m’encourageait d’une voix toujours plus énergique. Tant et si bien qu’à un moment, il fut éjecté, non pas en direction des nuages, mais de la pelouse. Ses fesses avaient quitté la planche en bois de la balançoire et je le vis faire le plus beau vol plané auquel il ne me fut jamais permis d’assister.

    Dans un cri, il avait lourdement atterri sur le ventre. Sa tête avait cogné contre le sol, tandis qu’il se rappait les mains et les genoux au passage.

    Quelques secondes plus tard, les premiers sanglots s’étaient élevés.

    À quelques distances de lui, je m’étais figé. Incapable que j’étais de faire un pas en avant. Incapable de trouver le courage de lui porter secours. Car le spectacle qui m’attendait, là-bas, à quelques mètres, me glaçait le sang.



    4

    Un samedi, papa et maman durent accompagner papy Grosse Moustache à l’hôpital. La nuit était déjà tombée et, comme mon pépé avait appelé pour nous apprendre qu’il ne se sentait pas bien, papa avait sorti la voiture du garage pour me déposer chez Maxence.

    Nos parents n’étaient pas exactement des amis. Plutôt des connaissances. Des gens qui se côtoyaient de temps à autre parce que leurs fils étaient amis.

    On m’avait donc remis entre les mains protectrices de madame Louvancourt et, comme j’avais déjà dîné, et qu’il se faisait tard, je fus envoyé au lit avec mon ami.

    Couchés l’un à côté de l’autre, nous avions longtemps chuchoté dans le noir. Puis, alors que la torpeur nous gagnait, Maxence m’avait murmuré :

    — Tu sais, je suis sûr que ton papy sera heureux là-haut.

    Sur le moment, je n’avais pas bien compris ce qu’il entendait par là. Je n’avais même pas cherché à le questionner. Mes paupières étaient lourdes et je n’aspirais plus qu’à une chose : dormir.

    De fait, ce ne fut que le lendemain matin que je devais avoir ma réponse. Je prenais mon petit déjeuner quand madame Louvancourt m’avait pris par la main pour m’entraîner à l’écart. Elle avait eu un appel de mes parents : mon papy Grosse Moustache venait de monter au ciel.



    5

    Maxence était un vrai casse-cou, bien plus que je ne le serai jamais. Agile comme un singe, et aussi confiant qu’un acrobate, il était rare de le voir se faire vraiment mal. Je l’enviais, autant que j’avais peur pour lui chaque fois que lui prenait l’envie d’exécuter quelques numéros.

    Comme nous grandissions, nous pouvions de plus en plus souvent rentrer seuls de l’école. Dans ces moments, Maxence aimait grimper sur les murs que nous longions. Il se hissait dessus sans difficultés puis, tandis que des chiens se mettaient à aboyer de l’autre côté, continuait sa route d’une démarche assurée.

    Il m’avait souvent proposé de l’imiter, mais j’avais toujours refusé. Je n’avais pas son sens de l’équilibre, et je savais que je ne parviendrai qu’à me faire mal.

    Ce fut lors d’une de ces fins d’après-midi que je décidais de le questionner. Mon cartable sur le dos, qui m’écrasait sous son poids, je tentais de ne pas me laisser distancer par mon ami. Le souffle court, je lui lançais :

    — Dis, comment tu savais que mon pépé allait monter au ciel ?

    Maxence s’était arrêté pour me fixer de ses yeux bleus-gris. Son expression, à cet instant, était si étrange que je fus incapable de la déchiffrer.

    — Parce que mon papa me l’avait dit.

    — Quoi ? Mais quand ça ?

    Debout sur son mur, la lanière de son cartable passée autour des épaules, il m’avait répondu :

    — Un peu avant que tu n’arrives. Il est venu me voir dans ma chambre pour me dire que ton pépé allait partir avec lui.

    J’avais ouvert la bouche sur un cri muet.

    — Tu mens !

    — Tu dis ça, mais en fait je suis sûr que tu me crois.

    Et, comme s’il n’avait aucun doute sur la question, il avait repris sa route sans se soucier de savoir si je le suivais ou non. Renfrogné, je lui avais finalement emboîté le pas et nous avions passé les secondes suivantes dans le silence le plus complet. Sur mes lèvres, une moue septique.

    — Tu sais…, commença-t-il, alors que nous arrivions au bout de a rue. Moi aussi je monterai bientôt au ciel.

    J’avais levé les yeux dans sa direction. Sur mon visage, la panique commençait à se faire visible.

    — Tu… tu veux dire que tu vas mourir toi aussi ?

    En signe de négation, Maxence avait secoué la tête. Nous nous étions de nouveau arrêté et, cette fois, mon ami me regardait bien en face.

    — Non, mon papa va simplement venir me chercher.

    — Ton vrai papa ?

    — Oui.

    Puis il avait sauté du mur pour me rejoindre.

    Les lèvres pincées, j’avais senti les larmes me monter aux yeux. J’aurais pu le traiter de menteur mais, au fond de moi, je savais qu’il me disait la vérité. Mon ami allait partir. M’abandonner, et moi, moi, je ne pouvais rien y faire.

    — Alors, fis-je, en baissant la tête d’un air pathétique. Alors on ne se verra plus jamais ?

    Maxence avait ri.

    — Toi aussi tu monteras au ciel, un jour.

    J’avais redressé la nuque, avant de méditer sur ces paroles. Il disait vrai mais, pour un petit garçon, c’était un peu déprimant d’y penser.

    — Dans ce cas… est-ce qu’on pourra de nouveau jouer ensemble ?

    Un sourire avait étiré ses lèvres. Un beau sourire, plein de gentillesse, comme il lui arrivait parfois de m’en offrir.

    — Je te le promets…



    6

    La dernière fois que je devais voir mon ami, nous nous trouvions tous les deux dans sa chambre. Le temps n’était pas suffisamment mauvais pour nous priver d’aller jouer dehors, mais sa maman détestait que nous allions dans le jardin. De peur, selon elle, que nous piétinions ses fleurs.

    Alors, à la place, nous restions à l’intérieur, à jouer aux petites voitures et aux petits soldats, sur la moquette.

    Mais ce jour-là, Maxence n’avait pas le cœur à faire la guerre, ni même la course. Depuis mon arrivée, il m’avait à peine adressé un mot. Il se contentait de rester debout devant la fenêtre, les yeux levés en direction du ciel.

    Comme celle-ci était ouverte, un courant glacé me faisait frissonner.

    — Maxence, ferme s’il te plaît ! Si je tombe malade, maman ne sera pas contente.

    Il m’avait jeté un regard en coin, avant d'hausser les épaules.

    — Je peux pas… il va arriver.

    Curieux, j’abandonnais quelques instants mes petites voitures pour questionner :

    — Qui donc ?

    — Mon papa.

    Les yeux ronds, je me redressais.

    — Ah bon ? Quand ? Quand ? Tu crois que je pourrai le voir ?

    À l’idée de cette rencontre, j’étais soudain très excité et un sourire stupide étirait mes lèvres.

    Maxence avait mis un moment à me répondre. Hésitant, il m’avait longuement fixé, avant de soupirer.

    — Je sais pas… peut-être.

    — Hourra !

    Heureux, je m’étais mis à sauter aux quatre coins de la pièce, dans une danse désordonnée qui ne devait pas être très belle à voir. Dans mon emportement, je finis toutefois par trébucher sur une petite voiture et me retrouvais à terre, cul par-dessus tête. Le regard dénué de chaleur de Maxence ne m’avait toujours pas lâché et je m’empressais de me remettre debout en tirant la langue d’un air gêné.

    Je me faisais d’ailleurs la réflexion que je pouvais être sacrément empoté, parfois, quand le phénomène se produisit.

    Tout d’abord, il y eut une lumière. Une lumière aveuglante, qui commença à irradier de derrière mon ami. Si violente et si pure que son éclat éclipsait le blanc de ses cheveux, me donnant l’impression qu’elle s’échappait de son crâne. Mes yeux s’étaient mis à pleurer et je finis par les détourner, incapable d’en supporter davantage.

    — A bientôt, Julien…

    Puis la lumière avait explosée dans la chambre, me rendant complètement aveugle.

    Aujourd’hui encore, j’ignore combien de temps je suis resté ainsi prostré, le visage entre mes mains, à attendre que la vue me soit rendue. Mon esprit était brumeux, comme si je me trouvais au beau milieu d’un rêve.

    Et quand je revenais à moi, je constatais que Maxence avait disparu.



    7

    Après cet événement, j’étais resté sans savoir comment me comporter.

    Que devais-je faire ? Rentrer chez moi ? Attendre que papa vienne me chercher comme prévu ? Ou apprendre à madame Louvancourt que son fils avait quitté la terre pour rejoindre son vrai papa au ciel ?

    La question me tournait dans la tête au point de me donner la migraine. Et je n’avais d’ailleurs toujours pas trouvé de réponse quand la maman de mon ami était entrée dans la chambre avec deux verres de lait qu’elle nous destinait.

    Me voyant seul, elle avait un instant froncé les sourcils, avant que son regard ne se porte en direction de la fenêtre.

    — Ne me dis pas que Maxence est allé jouer dehors ? Il sait pourtant qu’il n’a pas le droit !

    Je sentais l’agacement monter en elle, et ce fut donc d’une toute petite voix, à peine audible, que je lui répondais :

    — Maxence est parti…

    — Pardon ? Qu’est-ce que tu dis Julien ?

    — Maxence est parti rejoindre son papa. Là-haut, au ciel.

    Puis j’avais levé les yeux en direction des nuages. Elle m’avait imité, tout d’abord sans comprendre, puis avait pesté :

    — Ma parole… mais qu’est-ce que ce petit imbécile est encore allé m’inventer ?

    Elle s’était débarrassée de son chargement sur un meuble, puis avait quitté la maison par la porte de derrière. Pendant quelques minutes, je l’avais entendu appeler son fils. Sa voix, tout d’abord impatiente, puis colérique, s’était finalement faite inquiète. Je m’étais redressé au moment où elle revenait en direction de la maison au pas de course. Son visage était blafard.

    Là-dessus, monsieur Louvancourt était rentré du travail et avait découvert sa femme en pleine panique. Je les avais entendus discuter dans le couloir. Lui ne semblait pas encore très inquiet, mais il décida tout de même de ressortir la voiture du garage pour aller faire le tour du quartier. En pure perte, bien sûr.

    À son retour, la peur l’avait gagné lui aussi et ils avaient appelé la police.

    « Enlèvement », telle fut la conclusion des forces de l’ordre. Un gros monsieur en uniforme était venu me voir et m’avait questionné. Il m’intimidait et j’avais bien été obligé de lui raconter mon histoire. Celle de mon ami partant rejoindre celui qu’il appelait son vrai papa, là-haut, au ciel.

    Entre-deux, mon papa à moi était arrivé. L’annonce du drame l’avait bien plus chamboulé que je ne l’aurais cru et il était resté un petit moment avec les parents de mon ami, à leur prodiguer le peu de réconfort dont il était capable. Tâche d’autant plus ardue que le fait que ce ne soit pas son enfant à lui qui ait été enlevé ne jouait pas en sa faveur. Car d’une certaine façon, je crois que madame Louvancourt lui en voulait.

    Pourquoi leur enfant et pas le sien ? Pourquoi, alors qu’ils jouaient tous deux dans la même pièce ?

    Au bout d’une quinzaine de minutes, mon père avait finalement arrêté les frais et, après une poignée de main échangée avec les éprouvés, il m’avait ramené chez nous.



    8

    Comme on s’en doute, Maxence ne fut jamais retrouvé. Quoi de plus logique lorsque l’on sait qu’il ne se trouvait déjà plus sur terre ? La situation, toutefois, n’en était pas moins tragique pour ces adultes qui refusaient de croire qu’un papa venu du ciel avait emporté avec lui son enfant. La séparation aurait pourtant été moins douloureuse s’ils avaient accepté d’accorder foi à mes explications.

    Est-il utile de préciser qu’après cet événement, madame Louvancourt ne nous adressa plus jamais la parole ? Sa douleur s’étant muée en une jalousie et une haine irrationnelle, le lien qui unissait autrefois nos deux familles s’était brisé.

    C’était presque comme si elle me tenait responsable du malheur qui la frappait.

    Une attitude qui, encore aujourd’hui, continue de me désoler. Car enfin, comment peut-on en vouloir à un petit garçon pour un acte dont il n’est pas responsable ? Comment peut-on en vouloir à sa famille de ne pas avoir subi la même perte ? De ne pas souffrir comme elle souffrait ?

    D’autant que, j’en suis persuadé, Maxence l’attend là-haut. Ce avec la même patience qu’il m’attend et qu’il attend tous ceux qui lui sont chers.

    Je ne l’ai d’ailleurs jamais raconté à personne, mais il m’arrive de le voir. Certains jours, des plumes blanches, aussi blanches que ses cheveux, viennent voler devant mon regard.

    Il me suffit alors de lever les yeux en direction du ciel pour apercevoir une forme. Une forme minuscule, sautant de nuage en nuage et qui, de là-haut, semble veiller sur moi…

    Erwin Doe ~2010

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