• 07/04/2018

     

    Bon, faudrait peut-être que je donne un peu de nouvelles, moi !

    Du coup, quoi de neuf ? Ben... déjà pas grand-chose, en ce qui concerne le coin. J'ai encore eu droit à une période bien pénible où je n'arrivais à rien. Là, ça commence doucement à aller mieux. L'arrivée du beau temps y est pour quelque chose, s'pas ? :p

    Et donc, j'ai les épisodes 2 et 3 d'Un long voyage qui attendent encore que je les relise. Bon, j'ai terminé les grosses corrections, mais il me manque une ou deux relectures avant de pouvoir passer à la suite. J'ai aussi presque terminé la seconde grosse vague de corrections liées au premier tome d'Ombre. Encore quatre scènes, il me semble. Les plus pénibles... forcément ! Après ça, je relis le tout au moins deux fois, puis j'imprime et ça part moisir dans un coin quelque mois, avant d'attaquer les dernières corrections et de pouvoir enfin me concentrer sur l'une des étapes que je préfère : développer un peu l'univers, ajouter des descriptions où il y en a besoin, développer les descriptions qui en ont besoin, ajouter quelques informations ici et là. Arf, j'ai hâte ! Depuis le temps que je me traîne ce premier tome, il serait franchement temps que j'en termine avec. Et ensuite ? Je sais pas, j'hésite... peut-être tester l'auto-édition avec, une idée qui me taraude depuis le début de l'année... parce que, à l'heure actuelle, je ne crois mais alors plus DU TOUT au gratuit. Donc... pourquoi pas essayer autre chose ? Enfin, on verra... pour le moment, je préfère ne pas penser à l'étape "et maintenant, qu'est-ce que je vais faire de ce texte ?", parce que ça s'accompagne souvent d'un beeeeeau passage à vide avec dégoût de tout. :p

    Presque terminé également le deuxième jet de La sorcière des nuits d'Halloween. (Encore deux ou trois scènes, de mémoire.) Mais... vraiment, y a quelque chose qui me gêne avec ce projet. Je pense qu'une fois que cette réécriture sera terminée, le projet ira de nouveau moisir dans un coin. Un an, deux ans, plus s'il le faut.

    Avec ça, j'écris un peu, sur différents projets, quand je sens l'inspiration poindre pour l'un ou pour l'autre. J'ai notamment ressorti le dernier épisode de la saison 1 du Petit chaperon rouge, ainsi qu'attaqué le quatrième épisode de Si telle est la volonté de Dieu... et, plein d'autres trucs. Bref, je m'éparpille ! Mais c'est très bien.

    Je réfléchis aussi à quelques nouvelles, histoire d'avoir quelque chose de neuf à poster dans le coin. Mais faudrait que je trouve le temps pour, pour commencer... x)


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  • 01/02/2018

     

    Relecture avec prise de notes d'Un long voyage terminée, me reste plus qu'à attaquer les corrections, maintenant... je ne sais pas encore trop quand, car j'aimerais d'abord en terminer avec la réécriture de La sorcière des nuits d'Halloween, ainsi que les corrections actuelles d'Ombre. Mais, dans l'ensemble, les épisodes vont êtres assez rapides à rectifier. Comme je l'ai dit, des trucs qui clochent dans l'épisode 1. D'autres trucs qui m'ennuient dans l'épisode 4. Et puis, l'épisode 6, qui est assez particulier, hum... en fait, je sais bien qu'il restera plein de facilités et de trucs meh dans ce projet même après ces dernières corrections, mais tant pis, c'est un texte qui commence à dater et, a un moment, il faut que je lui lâche la grappe et que j'accepte ses défauts. Donc, ouais, pour les épisodes 1 à 5, on est vraiment dans la dernière étape. L'épisode 6 reste par contre un peu plus brouillon et je pense qu'il aura besoin d'une dernière relecture, après les corrections que je vais devoir lui apporter. De par le fait qu'il est moins vieux que les autres, il a forcément été moins relu et... ouais, ça se sent encore un peu. Bref ! Comme prévu, j'en aurai en tout cas terminé cette année. Ensuite... saison 2 !

    N'empêche, malgré tout, je continue de bien aimer ce projet... j'ai encore pris beaucoup de plaisir à le relire, surtout parce que j'aime définitivement ses personnages.

    (Sinon, je suis assez horrifié par les fautes que j'ai pu laisser derrière moi. Parfois plusieurs à la suite. Argh ! On sent les moments où j'étais au bout du rouleau !)


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  • 28/01/2018

     

    Me revoili, me revoilou... pas forcément en grande forme, mais en meilleure forme que la dernière fois. :)

    Donc, sans attendre, les dernières nouvelles !

    Actuellement, je suis dans une sale passade où j'ai beaucoup, BEAUCOUP, de mal à écrire (Et à faire à peu près tout, en fait. Ce qui n'arrange en rien ma dépression.) J'essaye, puis ça retombe et me voilà épuisé pour les prochains jours. Bref, c'est pas la joie. Pas la joie du tout. Mais on fait avec. (Pas le choix, hein, de toute façon !)

    J'essaye tout de même d'avancer un peu. Je suis presque aux trois quarts de ma réécriture de La sorcière des nuits d'Halloween, un texte sur lequel, au final, je suis plus que mitigé. Je progresse comme je le peux dans les corrections d'Ombre - L'Ombre qui dévorait un cadavre. J'ai attaqué la dernière relecture de la saison 1 d'Un long voyage (Terminé de relire l'épisode 1 aujourd'hui. Pas de grosses corrections à faire, surtout quelques incohérences à rectifier.). Et puis, j'essaye d'écrire du neuf... mais le neuf, ça me demande encore plus d'énergie que tout le reste, alors, c'est la misère. J'ai attaqué un texte de Furry fiction, qui devait être à la base une nouvelle pour un AT... bon, finalement, c'est mort, la date est passée et je n'ai même pas écrit la moitié de son premier jet. De plus ce texte est passé de projet de nouvelle à projet de... Novella... plus ou moins. BREF ! Je galère à fond, je suis pas satisfait du tout, je suis saoulé, d'autant plus que je prends conscience seulement maintenant que je n'ai pris aucune note pour ses suites (Parce que, hé, fallait pas s'attendre à ce que mon cerveau se contente d'un one-shot ! :D) et que j'ai sans doute perdu la plupart des idées que j'avais en tête.... AAAAAARRRRGHHHHHH !!! DDDD:

    En vrai, je crois que j'ai besoin de vacances. Pour dormir. Toute la journée... pendant plusieurs jours. Glander, vraiment, à 200%, ne pas être obligé de sortir de chez moi, ne pas aller bosser, ne pas voir des gens, préserver mon énergie et mes émotions. J'ai grand besoin de me remettre les idées à l'endroit, de retrouver un peu mon équilibre, mais pour ça, faut que je puisse rester en tête à tête avec moi-même pendant plusieurs jours.

    Sinon, comme je l'ai dit, j'aimerais quand même essayer de proposer l'épisode 1 de la saison 2 d'Un long voyage cette année. Je ne me fais aucune illusion. Je sais que je n'aurai sans doute toujours pas terminé son épisode 2 cette année. Pourtant, ça fait un moment qu'il traîne. Mais si je pouvais au moins lancer cette seconde saison... ce serait pas mal. Ouais ! Parce que pour le moment, tout ça prend méchamment la poussière et ça commence à me gonfler bien comme il faut.

    Avec ça, j'ai doucement (Très doucement) commencé à potasser sur le tome 2 d'Ombre... pour lequel je n'ai pas encore de titre, je crois... heu... L'Ombre qui se droguait/shootait aux étoiles, peut-être... ou un truc du genre. Il faut vraiment que j'y réfléchisse !

    Et... je crois avoir fait le tour... en tout cas pour l'instant. En ce moment, me démange aussi l'idée de retravailler la nouvelle que j'ai publiée l'année dernière, mais je ne sais pas comment m'y prendre. J'en possède encore les droits, donc je suis en toute logique autorisé à en faire une nouvelle version et à la proposer ici, mais... je ne sais pas si c'est très correct. Il faudrait que j'en discutaille, pour être sûr que ça n'emmerde personne. Hum... va encore me demander de puiser de l'énergie je sais pas où, tout ça !

     


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  • 26/01/2018

     

    Bon, je ne me serai pas absenté trop longtemps finalement. :) Même si l'activité du coin va être plus morte que jamais. Faut vraiment pas s'attendre à ce que je poste beaucoup de trucs cette année. Déjà parce que j'ai moins d'énergie que jamais, parce que ma motivation, je sens qu'elle va pas être au rendez-vous non plus, mais aussi parce que je veux travailler sur des textes que j'essayerai sans doute d'auto publier. Mais ! Si au moins je pouvais proposer l'épisode 1 de la saison 2 d'Un long voyage au cours de l'année, je me dis que ce serait pas mal.

    A part ça, toujours la dépression, plus que jamais la dépression, haha ! Mais au moins, elle m'a donné la motivation de relire ma nouvelle écrite l'année dernière : Du plomb sur mes mains, parce que... voilà, l'humeur du truc correspond bien à mon état d'esprit actuel.

    Pas encore de PDF ou d'Epub... je ferai ça quand je serai moins à l'agonie. Idem, je blablaterai plus amplement sur mes projets en cours quand je me sentirai un peu mieux.

    En attendant... je vais retourner me rouler en boule dans un coin. :')


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  • Du plomb sur mes mains

     

     

     

    1

     

    Ta gueule,

     

    Ta gueule,

     

    Ta gueule,

     

    TA GUEULE !

     

    Ferme ta PUTAIN de GUEULE !

     

     

     

    2

     

    Un visage, sur le mur. Des yeux immenses, aussi insondables que deux puits. Et une bouche, béante.

     

    Il me suit, de mur en mur. De pièce en pièce. Toujours là. Prêt à se moquer de moi. Prêt à m’humilier.

     

    Le jardin !

     

    L’herbe haute me chatouille les chevilles et les doigts de pieds. S’éloigner de la maison, pour ne plus l’entendre.

     

    Même à cette distance, je continue de l'appercevoir. Je le devine, plutôt. Cette tache, sur la façade. Elle me fixe, j’en suis persuadé. Elle m’attend, car elle sait qu’il me faudra bien rentrer.

     

     

     

    3

     

    Le lit grince. Comme toujours, il faut qu’il se plaigne. Il se fait vieux. Je ne suis pas raisonnable, avec ses rhumatismes, je pourrais tout de même aller dormir sur le canapé !

     

    Mais le canapé non plus, ne veut pas de moi. Il dit que mon derrière lui ruine les coussins, que je pourrais faire un régime, que ce n’est pas sérieux, tout ça !

     

    La chaise longue, sur la terrasse, me noie sous les injures aussitôt que j’y ai posé les fesses. Est-ce que je sais depuis combien de temps je la délaisse ? Tout ça à cause de ce canapé ! Monsieur est encore jeune, alors monsieur est plus intéressant. Et je crois vraiment m’en tirer comme ça ? Ah ça non ! La nuit est encore longue, mon gaillard, tu vas voir ce que…

     

    Je fuis. Dans le salon, le canapé me menace de m’étouffer dans mon sommeil si j’ose m’approcher de lui. Mon lit, dans ma chambre, continue de gémir et de se plaindre.

     

    Où vais-je dormir, moi, maintenant ?

     

     

     

    4

     

    — La jugulaire ! Vise la jugulaire, allez ! Un peu de courage !

     

    Mon rasoir est surexcité ce matin. Il a des envies d’homicide. Le goût du sang lui manque, qu’il dit. Qu’il n’y a rien de mieux pour entretenir ses lames.

     

    — Vas-y ! Tranche ! Tranche ! TRANCHE !

     

    Avec précaution, je le fais glisser le long de ma gorge. Je le tiens d’une main ferme, de crainte qu’il ne m’échappe et ne m’agresse. Quand je le plonge sous l’eau, pour nettoyer la mousse et les poils, je l’entends hurler de frustration.

     

    — Mauviette ! Sale mauviette !

     

    Je baisse les yeux sur lui, avant de m’intéresser à mon reflet, dans le miroir. De la buée y stagne, que j’efface de la main. De grosses gouttes dégoulinent, tandis que j’observe ce visage rond, bouffi, qui est le mien. Ces petits yeux rouges, aux paupières tombantes et cette lèvre inférieure, épaisse et flasque. J’ai l’air complètement shooté… lobotomisé, même. La partie gauche de ma mâchoire est encore recouverte de mousse.

     

    Lentement, j’en approche mon rasoir…

     

     

     

    5

     

    — Alors, ça pousse ?

     

    — …

     

    — Qu’est-ce qu’il y a ? T’as perdu ta langue ? À moins que tu m’fasses encore la gueule ? C’est ça, hein ? Monsieur boude ? Monsieur est vexé ? Bah alors, faut pas être susceptible comme ça !

     

    — …

     

    — ‘vache, dis donc, qu’est-ce que ça schlingue ! Tu dois être pourri de l’intérieur, s’pas possible autrement !

     

    « Oh, tu me réponds ou quoi ? T’as vraiment décidé de bouder ? ‘te jure ! Dans le genre gamin, tu te poses là. Pas étonnant, hein, que plus personne ne puisse te piffer. Non seulement tu pues, mais en plus, faut que tu prennes tout de travers. Ah non mais c’est pas un plaisir, hein, de te fréquenter.

     

    — ‘ferme…

     

    — Hu ? T’as dit quelque chose ? ‘scuse, j’écoutais pas. Non, plus rien ? Décidément !

     

    « Tu sais, c’est pas en continuant comme ça que ta vie minable elle va s’arranger, hein ? T’as peut-être l’impression que je m’acharne sur toi, mais en vrai, j’essaye de t’aider. S’pas sain, de vivre comme tu l’fais. Regarde-toi ! Trente-quatre ans et pas d’avenir. Merde, même ton chat s’est tiré ! À ta place, je me poserais des questions… j’veux dire, t’es sûr que ça vaut vraiment le coup de continuer ?

     

    « Allez, quoi, tire pas cette tronche ! Je cherche pas à t’humilier. Juste, j’te le dis comme je le pense.

     

    « Et allez, ça grogne ! Ah non mais c’est quelque chose !

     

    « Hé ! Où tu vas comme ça ? Dis donc, on n’a pas terminé. Hé ! Mais te barre pas, merde !

     

     

     

    6

     

    Je pénètre dans la salle de bain et fonce sous la douche. Derrière moi, la tache me poursuit. Mauvaise, vicieuse, elle ne me lâchera sans doute pas de la journée.

     

    — Hé ! J’te cause !

     

    Avant qu’elle n’ait pu ajouter quoique ce soit, j’ai allumé l’eau. Le pommeau de douche expulse un jet glacial qui me fait sursauter. Je sers les dents et pousse un gémissement. Dans la cabine, une voix. Féminine et geignarde :

     

    — Froid. J’ai tellement froid !

     

    Sans y faire attention, j’attrape mon gel douche et commence à me savonner le corps. Mon sang bat furieusement à mes oreilles. Je peux encore entendre la tache, mais ses propos ne sont plus qu’un brouhaha confus et hystérique.

     

    — Oooh, qu’est-ce que j’ai froid. Je t’en prie, réchauffe-moi. Vite ! Je t’en supplie !

     

    Je fais la sourde oreille. J’ai cessé d’utiliser l’eau chaude depuis que j’ai découvert que ça excitait mon pommeau de douche. Ça le pousse à me faire des avances, à me proposer des trucs pas net et à me balancer des commentaires salaces. L’eau froide est une torture autant pour lui que pour moi, mais au moins ai-je la satisfaction de l’entendre souffrir.

     

    — Pitié, juste un peu, juste un petit peu !

     

    Je me shampouine les cheveux et me nettoie derrière les oreilles. J’ai fermé les paupières. Mon corps, doucement, s’accoutume de la pluie glaciale qui le harcèle.

     

    — Pitié !

     

    Un peu de mousse coule jusqu’à mes yeux. Je l’essuie d’un revers de la main. Ça me picote, mais c’est supportable…

     

     

     

    7

     

    Entre mes doigts, le crayon de papier hurle. De terreur, mais surtout de souffrance. Doucement, je fais tourner le taille-crayon, savourant l’agonie de ma victime. Sur mon bureau, des copeaux de bois. Sur un coin sont rassemblés tous ceux dont je me suis déjà occupé au fil des années. Ils forment une pile instable et certains jonchent le sol. Combien sont-ils, exactement ? À force, j’en ai perdu le compte… il y a des jours sans, et d’autres qui sont de véritables hécatombes.

     

    Leur douleur, leurs cris, surtout, sont devenus une drogue dont je ne parviens plus à me passer. Presque mon seul plaisir. Et si, dans les premiers temps, j’ai pu éprouver quelques remords, il n’en subsiste plus la moindre trace en moi.

     

    — T’as pas bientôt fini tes conneries ?

     

    Revoilà la tache. Je ne lève même pas les yeux, conscient que ça lui ferait trop plaisir. Elle n’est pas toujours aussi insupportable. Il y a même des jours où elle me fout la paix. Mais aujourd’hui, elle semble en forme.

     

    — Non mais regarde-toi ! On est samedi soir et t’es chez toi, tout seul, à t’en prendre à des crayons. Pas d’amis, ta propre famille qui veut plus voir ta tronche, ton patron qui peut plus te saquer et tes collègues qui se méfient de toi et se foutent de ta gueule derrière ton dos… c’est dire si t’es minable.

     

    Je ne réponds pas. Entre mes doigts, le crayon tremble et sanglote. Sa pointe est bien taillée. Sa mine semblable à une aiguille. Je l’écoute un moment gémir, puis souffle dessus. La tache reprend :

     

    — Parfaitement, un minable. Voilà s’que t’es mon gros ! Pas étonnant qu’il t’ait quitté. Tu sais de qui j’veux parler, hein ? Pas vrai que tu sais ? Je parie qu’il s’est trouvé un type moins tordu que toi. Un gars bien. Un mec sur qui il peut compter. Et même qu’il a dû lui en raconter des salés sur ton compte. Même qu’ils ont dû en causer autour d’eux. Qu’ils ont fait passer le mot. Faites gaffe à ce mec ! qu’ils ont dû dire. S’t’une pauvre merde. Un poison. Le genre de poisse qu’on se demande pourquoi c’est venu au monde. Et d’un chiant, avec ça ! Toujours à couiner, toujours à s’inquiéter. Pas vivable, même pas sortable. D’façon, qui voudrait être vu avec toi, hein ?

     

    Le crayon me supplie de le laisser en paix. Mais je ne suis pas rassasié. Pas encore. Alors, je fais disparaître sa pointe dans le taille-crayon et, après un soupir frémissant, recommence à tourner. Son cri s’élève aussi sec. Terrible. Affreux. Excitant.

     

    Méprisante, la tache renifle.

     

    — À quoi tu sers, au juste ?

     

    À nouveau, je conserve le silence. Et je tourne, tourne, tourne le taille-crayon.

     

    — Hein ? À quoi tu sers ?

     

    Les hurlements de ma proie montent dans les aigus. Ses copeaux tachent ma paume d’une couleur de plomb…

     

     

     

    8

     

    Dans le salon, ma télévision pleurniche. Il y a un moment que je ne l’ai pas allumée. Pas par manque d’intérêt, mais parce que mon poste est du genre bavard… beaucoup trop. Quel que soit l’émission, la série, le film et même la publicité que vous regardez, il faut qu’il cause, qu’il se répande en commentaires, comme si son avis était d’un quelconque intérêt. Je déteste ça !

     

    Penché au-dessus de l’évier de la cuisine, j’essaye de venir à bout de la montagne de vaisselles sales qui s’est accumulée au cours de la semaine.

     

    Mes mains, l’éponge, jusqu’au plan de travail sont jonchés de mousse. Je dépose dans l’évier de droite l’assiette que je tiens et saisit dans celui de gauche un verre, qui contient encore un fond de boisson. Je commence à le nettoyer, quand il me glisse des mains, pour se fracasser à mes pieds.

     

    L’espace d’un instant, je reste sans réaction et fixe son cadavre. Puis, avec un grognement, j’abandonne mon éponge sur le plan de travail et me baisse pour ramasser les débris. L’un d’eux me pénètre dans la paume et je me redresse avec un cri. Le morceau de verre est profondément enfoncé et du sang coule jusqu’à mon poignet et se répand à terre. Malgré la douleur, je tente de retirer l’intrus, mais manque de tourner de l’œil.

     

    De ma main valide, je me rattrape au bord de l’évier et ferme les yeux. C’est alors que le premier rire s’élève.

     

    D’abord qu’un gloussement, il enfle, pour se transformer en éclat. D’autres le rejoignent, et d’autres encore. Autour de moi, la cuisine semble prise de folie. Tout ce qui s’y trouve se moque, hurle son euphorie. Les chaises grincent, la vaisselle s’entrechoque jusque dans les placards, le sel et le poivre tremblent l’un contre l’autre, la porte du four grince et même l’ampoule, fixée au-dessus de moi, se met à grésiller.

     

    Partout où je porte les yeux, j’ai l’impression de voir des bouches, grandes ouvertes, sur des rires de plus en plus fous, de plus en plus monstrueux. Un froid terrible m’envahit. La tête me tourne. Je tremble, tremble, tremble… et le noir s’abat, suivi d’une explosion de rouge.

     

     

     

    9

     

    Le carnage s’étend jusqu’à mon salon. Ma cuisine, elle, n’est plus qu’un champ de bataille jonché des débris de ses anciens occupants. La table est renversée dans un coin. Le réfrigérateur gît sur le flanc, son contenu répandu sur le sol. Plus de verre, plus d’assiette, plus de bol, plus rien qui ne soit intact. Dans la frénésie, une fenêtre a également été brisée et laisse entrer les nuisibles – moustiques, comme papillons de nuits.

     

    Ma main blessée, bandée, m’élance comme un cœur affolé. De toute la maison, seul mon bureau est éclairé. Courbé sur ma chaise et armé de mon taille-crayon, je me régale de l’agonie de ma victime.

     

    Un sourire sur mes lèvres. Une lueur glauque, fiévreuse dans mes yeux. Je respire fort, trop fort. Un dernier tour de taille-crayon. Un dernier cri, plus terrible que les autres et je pousse un grognement de satisfaction.

     

    Essoufflé, j’abandonne mon arme et le crayon encore enfoncé dedans sur un coin de mon bureau et rejette la tête en arrière. Affalé sur mon siège comme si je n’avais plus aucune force en moi. De la sueur perle au niveau de mon front et dégouline jusqu’à ma mâchoire. Le bandage qui dissimule ma blessure est rouge de sang, humide.

     

    Il m’en faut encore !

     

    Je tends la main pour saisir un second crayon, mais découvre qu’il ne m’en reste plus.

     

    Frustré, je rétracte les doigts et serre les mâchoires…

     

     

     

    10

     

    Je rentre plus tôt, aujourd’hui. Ma tête de déterré et ma blessure indisposaient mes collègues, qu’il paraît. Mon patron m’a conseillé de prendre un peu de repos. J’en ai grand besoin, qu’il dit. Peut-être, oui…

     

    À mon arrivée, mon intérieur bruisse de murmures qui s’éteignent brusquement. Je jette un regard autour de moi. Le silence. Un silence comme je n’en ai pas connu depuis un moment.

     

    Dans ma main, un paquet de crayons. De couleur, cette fois. Je n’ai jamais essayé les crayons de couleur. Je me demande comment ils réagissent. À quoi ressemblent leurs cris. En fait, je suis déjà impatient de les torturer.

     

    Du pied, je referme la porte d’entrée et m’approche lourdement de mon bureau. Alors que j’allume la lumière, un bruissement se fait entendre derrière moi. Je me retourne, mais à nouveau, le silence.

     

    Avec un haussement d’épaules, je pénètre dans mon bureau. Les murmures s’élèvent aussi sec. Et alors que je fais claquer la porte derrière moi, je peux percevoir un mot, un seul :

     

    — Assassin !

     

     

     

    11

     

    — Pauvre merde ! Minable ! Tu ferais mieux de crever !

     

    La tache se déchaîne. Plus mauvaise que jamais. Mais je ne l’écoute pas, je ne l’écoute plus. Dans mes oreilles, les cris du crayon seuls. Sous mon crâne, une musique que je fredonne. Un petit sourire tranquille étire mes lèvres.

     

    — Tu crois que tu vas t’en tirer comme ça ? Hein ? Tu crois qu’on va te laisser faire ?!

     

    Les crayons de couleur ne sont pas si mal. Pourquoi est-ce que je ne les ai pas testés avant ? Contrairement aux mines de plomb, chaque teinte a son cri propre. D’âges différents, de sexes également. J’en ai déjà terminé avec le jaune et le vert, je m’attaque maintenant au rouge, dont les plaintes sont celles d’une jeune femme. Ses sanglots, quand je la laisse souffler, sont un délice.

     

    — Pour qui tu te prends ?!

     

    Un dernier tour de taille-crayon et ma victime libère son ultime gémissement. Doucement, j’extrais ce qui reste de son cadavre. Mes mains, pleines de copeaux, sont tachées de rouge.

     

    L’espace d’un instant, je les fixe, sans réagir. Puis ma respiration s’accélère, tandis qu’une odeur de sang frais vient envahir mes narines. Ce rouge… tout ce rouge… j’ai l’impression qu’il devient liquide. Qu’il dégouline de mes paumes, pour se répandre sur mon bureau.

     

    Et au-dessus de moi, la tache, qui martèle :

     

    — Assassin ! Assassin !

     

     

     

    12

     

    J’ai l’impression que le massacre de ma cuisine n’est pas passé. Tout mon intérieur en paraît révolté et se ligue contre moi.

     

    — Monstre.

     

    — Assassin.

     

    — Minable !

     

    Ça murmure et ça grogne dans toutes les directions. J’ai fui mon lit un peu plus tôt, cherchant d’abord à ignorer ses gémissements plus infernaux que jamais, mais il a fini par se faire si dur que rester allongé sur lui devenait une torture. J’ai donc lâché l’affaire pour me laisser tomber sur le canapé.

     

    — C’est ça, profites-en. Allez, dors ! Tu vas voir. Je vais te tuer. Je vais t’étouffer !

     

    Comment est-ce qu’il veut que je trouve le sommeil s’il continue ses imbécillités ? S’ils ne se la ferment pas ? Sous moi, je peux sentit la mousse des coussins se révolter contre ma présence et je devine, qu’une fois plongé dans l’inconscience, ça se faufilera hors de sa tanière pour venir se nicher au fond de ma gorge.

     

    — La ferme… !

     

    Bien sûr, si j’en terminais maintenant, je serais débarrassé de cette existence sans saveur. Me reste-t-il la moindre raison de vivre ? Pas certain… mais ce sentiment ne date pas de son départ. J’ai toujours ressenti ça. Depuis l’enfance, peut-être… un vide. Une incertitude quant à l’intérêt de la vie. Bien sûr, les symptômes se sont aggravés au fil du temps et après notre séparation, j’ai commencé à perdre pied. Je me suis brouillé avec l’ensemble de mon entourage et ceux avec qui je n’ai pas eu d’altercations violentes ont tout de même fini par me fuir. Je devenais trop glauque pour eux. Trop désespérant. Inquiétant, même.

     

    — Tuez-le !

     

    Mais je crois que je ne leur en veux pas. Pas même à lui. Je le sais bien, que je suis infréquentable. Je ne me supporte pas moi-même, alors comment imaginer que les autres en soient capables ? Ça fait un moment que je m’y suis résigné… la solitude. Du reste, ça ne me dérange pas. L’humain m’apparaît de plus en plus comme dénué de tout intérêt. Je le déteste, je crois. Non, plus fort encore, il me dégoûte. Tout comme je me dégoûte.

     

    — Vous allez la fermer ?!

     

    Je me tourne et me retourne sur le canapé. Mes paupières sont lourdes de sommeil et mes yeux douloureux. Mais tout mon corps est tendu et mon esprit en effervescence m’empêche de répondre à l’appel de l’oubli. Mon intérieur continu de se répandre en imprécations et menaces. Quelque part, j’entends que ça grince et que ça cliquette. De la salle de bain me parvient la voix hystérique de mon rasoir :

     

    — Laissez-le-moi ! Laissez-le-moi !

     

    Je grogne et me tourne sur le flanc. Face à moi, ma télévision vient de s’allumer. D’abord, l’image n’est qu’une neige grésillante. Puis un visage apparaît à l’écran. Celui d’un homme à la mine grave et au costume sombre.

     

    « L’assassin avait prémédité son coup ! »

     

    Sa voix est accusatrice et j’ai l’impression que c’est à moi qu’il s’adresse. Ses yeux délavés semblent me juger. Changement de chaîne. Une femme, en larmes et la joue bleuie par un hématome martèle :

     

    « Un monstre ! Une bête sauvage ! »

     

    Je ferme les yeux et écrase mes mains contre mes oreilles. Un mal de crâne terrible s’abat sur moi. J’en peux plus. Il faut qu’ils se taisent. Il faut que ça s’arrête. Vite ! Ou sinon…

     

    « Mes amis, souvenez-vous à qui nous avons affaire. N’ayez aucune pitié ! »

     

    A l’énoncé de ce jugement, mon intérieur devient comme fou. Tout prend vie autour de moi. Les objets s’entrechoquent, le sol et le plafond grincent, les portes s’ouvrent et se referment en claquant. Leurs injures se font plus violentes, plus virulentes. Leur colère fait trembler la maison entière. Avec un gémissement, j’appuie plus fort contre mes oreilles. Espérant ne plus les entendre.

     

    — La ferme !

     

    Quelque part, un grand BOUM ! Les voix sont hystériques, impitoyables. Le brouhaha est devenu si terrible que je ne parviens même plus à percevoir le moindre mot. Juste une cacophonie infernale qui fait exploser ma migraine. J’ouvre les paupières. J’ai les yeux rouges. Mes mâchoires crispées me font mal. Un goût de sang dans ma bouche.

     

    — Vos gueules ! Je vous ai dit de FERMER VOS GUEULES !

     

     

     

    13

     

    C’est magnifique…

     

    Émerveillé, je contemple les flammes qui s’échappent de mon habitation. Elles commencent à atteindre le toit et une épaisse colonne de fumée s’élève à l’assaut du ciel.

     

    Je me tiens dans mon jardin. À mes pieds, dans l’herbe humide, un petit sac. Et sur mes lèvres, un sourire extatique.

     

    Des hurlements me parviennent. De peur, de souffrance… parfois de colère. À un moment, je crois même entendre une malédiction lancée à mon encontre. Ça me fait rire. J’en frappe dans mes mains, aussi excité qu’un enfant qui vient de réaliser un bon tour. Ça leur apprendra… ça leur apprendra à tous.

     

    Mes voisins sont sortis de chez eux pour assister au spectacle. Je peux les entendre, dans la rue, s’inquiéter. Le mur qui encercle ma propriété me permet de ne pas avoir à supporter leurs regards. Ils doivent déjà craindre pour leur propre habitat, mais combien sont-ils à se soucier de moi ? Seule leur importe leur petite personne. Moi, je suis trop étrange pour que quiconque s’inquiète de ma survie. Je suis même certain qu’ils s’imaginent que je suis volontairement responsable de ce qui se produit ici… pour une fois, ils auront raison.

     

    Au loin, je peux percevoir la sirène des pompiers. Ils seront bientôt là… tenteront de maîtriser l’incendie… bonne chance ! Car je ne crois pas qu’ils y parviennent avant que la maison ne soit plus que ruines.

     

    Une explosion. Des flammes s’échappent avec violence par les fenêtres. Je suis trop loin pour qu’elles puissent m’atteindre, mais je sens leur souffle sur ma peau. Celle-ci commence à me faire mal, ma gorge également, sans parler de ma respiration qui se transforme en toux… sans doute serait-il temps d’y aller… avant l’arrivée des gêneurs… avant que quiconque ne puisse m’en empêcher.

     

    Je tourne les talons et me dirige vers ma voiture, garée à l’entrée de mon portail. Comme je vais ouvrir ce dernier, je peux apercevoir mes voisins, massés de l’autre côté de la rue. Leurs visages soucieux, leurs yeux luisants. En chemises de nuit, caleçons ou pyjamas… ridicules. Ils ont tous l’air ridicule. Le regard qu’ils posent sur moi est agrandi par l’horreur. Un ricanement me remonte dans la gorge, tandis que je me détourne pour aller prendre place dans mon véhicule. Je jette ma sacoche sur le siège arrière et m’installe derrière le volant. À peine ai-je mis ma ceinture que j’entends une voix s’échapper des grilles de la soufflerie. Essoufflée… dépitée.

     

    — S’pas sympa ce que vous avez fait, patron…

     

    — La ferme !

     

    — S’pauvres gars, je les aimais bien moi… !

     

    — Je t’ai dit de la fermer ! je réplique en tapant du poing sur le volant. T’as envie de finir comme eux ?

     

    Un cliquètement me répond… rien d’autre. J’adresse un regard mauvais au squelette en plastique qui pendouille au niveau de mon rétroviseur. Celui-ci pousse un hoquet et porte vivement ses mains à sa mâchoire, comme pour me signifier qu’il n’a rien à dire. Ses tremblements font s’entrechoquer ses os.

     

    Satisfait, je tourne la clef dans le contact. Le moteur tousse, tousse, puis accepte de démarrer. D’une main, je bouge le rétroviseur, afin de profiter une dernière fois du spectacle. Mon sourire revient…

     

    Je vous l’avais bien dit, de fermer vos gueules !

     

     

    Erwin Doe ~ 2017

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  • J'arrête ! (2)

    Bon, maintenant que quelques jours sont passés et que la dépression est moins vive, je peux revenir sur mon dernier blabla.

    Comme dis plus bas, je ne compte plus trop m'occuper de ce site pendant quelques mois. Parce qu'effectivement, tout ça me prend du temps, pour au final assez peu (vraiment trop peu -- ce dont je suis sans aucun doute en partie responsable) de retours et je crois qu'au bout d'un moment, il devient inutile d'insister, et qu'il est préférable d'essayer autre chose, de consacrer, surtout, son temps à d'autres expériences.

    Ce qui ne veut pas dire que je vais définitivement arrêter de proposer des trucs gratis ici et ailleurs. Sauf qu'effectivement, je vais un peu laisser l'écriture en arrière plan pendant quelques temps. Je pense que je vais continuer d'écrire plus ou moins tous les jours, mais revoir à la baisse le temps que je lui consacre. Ça fait un moment que je veux reprendre le dessin et que je n'y arrive pas. Sans doute qu'une partie du temps que je consacrais à l'écriture pourra lui être dédié... ou à autre chose... on verra bien !

    Bref ! Au niveau des mises à jour, rien en vue pour la fin de l'année. Peut-être qu'il y en aura quelques-unes l'année prochaine, mais... savoir quand... savoir combien de et quels textes apparaitront ici, ça ! Je n'en ai pas la moindre idée. J'ai encore Un long voyage à terminer et, non, il n'est pas question que j'abandonne cette histoire. Mais, on l'aura compris, la saison 2 est encore repoussée... jusqu'à une date encore indéterminée.

    D'ailleurs, je vais profiter des mois à venir pour réfléchir un peu à ce site, voir si je dois le faire évoluer et comment. Peut-être faire un tri dans les textes que j'y propose. Peut-être mettre à jour ce qui doit l'être... et puis sans doute potasser sur les prochains textes qui y apparaitront dans un avenir plus ou moins lointain. En tout cas, prendre mon temps. Pour bien réfléchir à ce que je veux.

    Pour conclure, j'ai ouvert ce blog où je pense blablater un peu de tout et de rien : Au fond de mon terrier. Pas encore vraiment d'articles dessus, mais ça va se remplir au fur et à mesure. Le sujet de l'écriture y aura sans doute une bonne place, surtout, mes questionnements et mes prises de tête à son sujet.

    Erwin Doe - 10/11/2017


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  • J'arrête !

    En tout cas pour un temps encore indéterminé. Ça m'emmerde de laisser en plan des textes dont je n'ai pas terminé les corrections, ou qui sont encore en cours, mais... au bout d'un moment, ce n'est pas vraiment comme si qui que ce soit les attendait (Du moins, ce n'est pas l'impression que m'auront donné les presque quatre dernières années, que ce soit ici ou ailleurs.). Donc ! Autant arrêter là les frais. Actuellement, j'ai surtout besoin de temps, pour réfléchir, mais aussi pour essayer d'autres choses. De sortir de l'écriture et de me consacrer à d'autres activités que je repousse constamment, parce qu'écrire me prend beaucoup trop de temps et d'énergie.

    Je n'arrête pas complètement d'écrire non plus, et il est possible que je mette une fois de temps en temps à jour ce site, mais comme cette activité va être reléguée au second, sinon troisième plan, je ne pense pas qu'il y aura beaucoup de mouvement dans le coin au cours des mois à venir.


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  • 22/10/2017

     

    Bon, je vais être honnête. Je n'ai rien foutu de la semaine. Mais ABSOLUMENT rien. Que ce soit en dessin ou en écriture, ça a été morte plaine. Tout ça à cause de cette saloperie de dos qui m'a fait tellement suffrir que je ne pouvais presque rien faire, sinon essayer de chercher comment atténuer la douleur. ARGH ! D:

    Donc... Le petit chaperon rouge n'est toujours pas terminé, et je ne pense honnêtement pas qu'il le sera ce mois-ci. Je n'ai rien préparé pour le Nano, ce retard involontaire m'a plombé le moral et... je n'ai pas envie de me battre avec un projet qui m'a déjà bouffé trop d'énergie. Bref... on verra plus tard...

    Pour cette semaine, j'en sais rien... déjà relire l'épisode 8 d'Un long voyage. Peut-être relire les quatre premiers épisodes du Grand monsieur... ensuite, ça dépendra de mon énergie et de la bonne volonté de mon corps à me foutre un peu la paix. D:


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  • 15/10/2017

     

    Le grand monsieur du bois d'à côté : Terminé les épisodes 3 et 4. Idem, ça part de côté, moisir un peu. Pour cette semaine... j'aimerais dire que je compte en terminer avec l'épisode 5, mais à mon avis, ce ne sera pas trop possible, ahem ! Déjà parce que cet épisode est en deux parties, mais aussi parce qu'il est un peu plus épais que les épisodes 3 et 4 réunis. Donc... juste bosser sur l'épisode 5, ce sera pas mal. Si j'arrive à le terminer, tant mieux, sinon, pas grave !

    Le petit Chaperon rouge : Aaaah ! Pas terminé... il me reste beaucoup plus à écrire que ce à quoi je m'attendais. @__@ A mon avis, je suis bon pour bosser dessus encore toute la semaine. J'ai vraiment l'impression que cette première saison n'aura jamais de fin, qu'elle ne veut pas avoir de fin et s'allonge en permanence.

    Camp Nano 2018 (1) : J'ai bossé un peu dessus, terminé le synopsis détaillé de l'épisode 2, attaqué celui de l'épisode 3, mais... je pense que je ne vais pas tarder à être bloqué. 'vais essayer de travailler encore un peu dessus cette semaine, mais y a de fortes chances pour que je le mette rapidement de côté.

    Inktober : Cette semaine a été catastrophique, honnêtement. Manque de temps, mais surtout mal de dos terrible qui m'empêche de rester à mon bureau... donc, j'ai quasiment fait que des gribouillis. Donc, je me demande si ça vaut vraiment le coup de continuer dans ces conditions... donc, je suis un peu triste et démotivé.


    Et donc, cette semaine, essayer d'en terminer avec Le petit chaperon rouge (Parce que je sature vraiment), travailler le plus possible sur l'épisode 5 du Grand monsieur du bois d'à côté, continuer doucement mon projet Camp Nano et... essayer de tenir encore un peu avec Inktober, même si honnêtement, je ne me vois pas terminer la semaine.


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  • 08/10/2010

     

     Bilan de la semaine pas mauvais. J'ai fait plus que je ne pensais en faire. :)

    Le grand monsieur du bois d'à côté : Terminé les corrections de l'épisode 1 et 2. J'étais même pas certain de terminer l'épisode 1 cette semaine, à la base, donc je suis super content. Surtout pas mal de coupes, dans ces deux épisodes, en plus des autres trucs bancals qu'il a fallu rectifier. Maintenant, je les laisse se reposer un peu, puis je relis et je modifie ce qu'il restera à modifier.

    Désert (Titre provisoire) : Terminé l'épisode 1. Ah ! Enfin ! Victoire ! \0/ Presque 10.000 mots, un projet qui s'est doucement développé au fur et à mesure que j'écrivais ce premier épisode. Il faut encore que je prenne des notes de tout ça, mais je pense que ce sera un projet sympa... même s'il faut maintenant que je trouve le temps de m'en occuper sérieusement. (A mon avis, pas avant quelques années... déjà trop de trucs sur les bras.)

    Nouvelle 1 (Pas encore de titre) : Terminé sa réécriture. Je laisse reposer, puis je corrige. Pas certain, toutefois, de savoir quand cette nouvelle apparaîtra ici.

    Camp Nano 2018 (1) : Le mois dernier, j'ai commencé un genre de... synopsis détaillé pour un projet que j'aimerais attaquer en 2018. Je pense le réserver pour l'un des Camp Nano. Sans doute le premier, le deuxième, peut-être que je le réserverai à la saison 2 de Démone. Une histoire avec des sorciers, des nécromanciens, des impôts impayés et de l'humour... ouais, ça ne ressemble pas à grand-chose, dis comme ça, mais j'en parlerai un peu mieux quand j'attaquerai son premier jet. :p Quoi qu'il en soit, j'ai bossé dessus presque tous les jours la semaine et, même si je ne vois pas encore trop où je vais avec ce projet, l'univers et les personnages se développent doucement. Déjà presque le syno détaillé des deux premiers "épisodes".

    Et ! Ça n'a rien à voir avec l'écriture, mais je vais en parler quand même ici :

    Inktober : J'ai décidé de participer à l'Inktober cette année. C'est un challenge qui me faisait déjà de l'oeil l'année dernière, mais... pas la motivation. Du coup, j'ai voulu tester cette année et, pour le moment, c'est plutôt sympa. Quelques galères et pas toujours d'inspiration, mais au moins, ça me force à dessiner tous les jours, ce que je n'avais pas fait depuis... houla ! Quelques mois ! La première semaine est presque terminée et on peut jeter un œil à ses résultats juste ici  : Inktober 2017 (Je mettrai ce lien à jour au fur et mesure de mon avancée.)

    Logiquement, ce challenge se fait de manière tradi, avec de l'encre, mais 1) pas de scanner ; 2) si j'avais dû me lancer en tradi, je sais que j'aurais déjà abandonné, parce que je n'arrive plus vraiment à dessiner de cette façon. Qui plus est, le genre de dessins que j'aime bien faire actuellement (Brouillons / simplistes) ne rendent pas très bien en tradi... en tout cas, je n'ai toujours pas trouvé de manière de les dessiner / de matériel qui me plaise. Donc... disons que je fais un truc de mon côté. En digital. Avant tout pour me pousser à reprendre le dessin. (Si j'arrive à tenir un mois, honnêtement, ce sera une sacrée victoire pour moi.)


    Donc, en ce qui concerne la semaine à venir, je vais enfin reprendre Le petit chaperon rouge et, j'espère, en terminer avec sa première saison. Je vais également continuer Le grand monsieur du bois d'à côté, au moins retravailler son troisième épisode, poursuivre un peu mon projet Camp Nano 2018, avancer doucement jusqu'à ce que je bloque et que je le remette de côté le temps de trouver de nouvelles idées, et essayer de tenir encore une semaine avec Inktober.

    Ça ne m'a pas l'air trop chargé, alors avec un peu de chance, ça devrait aller cette semaine encore. ^^


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  • Semaine 2

    Jour 8 - 2017

     

    Jour 9 - 2017 (Petit fail, parce que pas terminé. Mais au moins, j'aurai testé un nouveau logiciel. :))

     

    Jour 10 - 2017 (Pas terminé non plus, haaaah, je vais retourner à des choses plus simples, je pense.)

     

    Jour 11 - 2017 (Gros fail encore, mais chut !)

    Inktober - 2017 - Semaine 2

     

    Jour 12 - 2017

    Inktober - 2017 - Semaine 2

     

    Jour 13 - 2017

    Inktober - 2017 - Semaine 2

     

    Jour 14 - 2017 (Gros fail.... ENCORE !)

    Inktober - 2017 - Semaine 2

    Inktober - 2017 - Semaine 2


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  • Semaine 1

    Jour 1 - 2017

     

    Jour 2 - 2017

    Jour 3 - 2017

    Iktober - 2017 - Semaine 1

     

    Jour 4 - 2017

    Iktober - 2017 - Semaine 1

     

    Jour 5 - 2017 (Fail : rien réussi à terminer. :/)

    Iktober - 2017 - Semaine 1

    Iktober - 2017 - Semaine 1

     

    Jour 6 - 2017 (Nouveau fail ! Pas d'idées, alors juste des gribouillages.)

    Iktober - 2017 - Semaine 1

    Iktober - 2017 - Semaine 1

    Iktober - 2017 - Semaine 1

     

     

    Jour 7 - 2017

    Inktober - 2017 - Semaine 1

     

     


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  • 01/10/2017

     

    Je pense changer un peu ma façon de blablater ici. Je me dis que ce serait pas mal si, au lieu de plein de petits mots, j'écrivais un compte rendu de ma semaine, chaque dimanche, par exemple. Ouais, je vais essayer ça, pour voir ce que ça donne !

    Et donc, même si le dernier de mes blablas ne date pas de bien longtemps, que s'est-il passé cette semaine ?

    Un long voyage : Comme je l'ai déjà dit, j'ai terminé les relectures de l'épisode 6. Prochaine et dernière relecture, en janvier, je pense. En tout cas, en début d'année 2018.

    Le grand monsieur du bois d'à côté : J'ai donc terminé ma relecture de ce texte et, 'fectivement, les deux premiers épisodes sont les plus catastrophique. Ensuite, ça va... Bon, y a pas mal de trucs qui merdent ici et là, mais rien de comparable aux deux autres. Alors, je vais sans doute attaquer ses corrections d'ici quelques jours. Je pense que ce projet va m'accompagner une bonne partie du mois. Pas certain d'en avoir terminé en octobre, mais si je pouvais revoir trois ou quatre épisodes, je serai joie. :)

    Ombre : Enfin terminé la partie 15 ! \0/ Projet de côté, maintenant, prochaine relecture sans doute en début d'année 2018 aussi... à voir si avant ou après Un long voyage. Pas mal de nouvelles idées, également, au cours de la semaine, qui me permettent d'étoffer un peu plus l'univers, notamment par l'ajout de quelques personnages bien cools. J'ai vraiment super hâte de les mettre en scène, ceux-là ! Qui plus est, ils me permettent de boucher une partie des trous qu'il me reste encore et-qui-me-bloquent-depuis-je-sais-pas-combien-d-années !

    Désert (Titre provisoire) : Pour ce qui est du projet que j'ai commencé comme un idiot il n'y a pas longtemps, et dont je voulais au moins terminer l'épisode 1 la semaine dernière... bien sûr, je ne l'ai pas terminé, haha ! Je galère trop... et c'est dans ces moments-là que je me souviens pourquoi je déteste autant les premiers jets. Rah ! Du coup, j'espère... j'ai bien dit j'espère ! en avoir terminé avec lui cette semaine. Parce que je n'ai aucune envie que ce projet devienne un autre boulet à la Petit chaperon rouge.

    Nouvelle 1 (Pas encore de titre) : Et parce que cette histoire de premier jet m'a épuisé, j'ai voulu me détendre avec un deuxième jet et j'ai donc attaqué plus tôt que prévu la réécriture de cette nouvelle. Grosso-modo, j'en suis à la moitié du texte. Ensuite, il me restera les corrections et, avec un peu de chance, je devrais pouvoir la proposer avant 2018. :)


    Et puisqu'on est au début du mois, voici ce que j'espère parvenir à faire ce mois-ci :

    Bien sûr, terminer la première saison du Petit chaperon rouge, parce que j'en peux plus de me traîner ce projet. D: Ensuite, terminer la réécriture de ma nouvelle. Terminer également le premier épisode de Désert. Retravailler trois ou quatre épisodes du Grand monsieur du bois d'à côté. Et pour finir, relire ce que j'ai déjà écrit de l'épisode 8 d'Un long voyage et me préparer un minimum pour le NaNoWriMo.

     


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  • 27/09/2017

     

    Ah ! J'ai terminé les relectures de l'épisode 6 avant la fin du mois ! J'arrive pas à y croire moi-même. °^° Bon, il reste encore des choses à revoir, comme dans tous les autres épisodes, mais voilà ! Ce qui était prévu pour cette première relecture est fait, maintenant, il ne me reste plus qu'à laisser tout ça se reposer encore un peu, avant de relire l'ensemble et de m'attaquer à ce qui cloche encore.

    Maintenant, pour ce mois-ci, il reste encore à écrire la partie manquante d'Ombre (Soit la 15 qui, non, n'est toujours pas écrite. Aaah, j'ai tellement de mal à m'y mettre.) et la fin de l'épisode 1 d'un projet dont j'avais parlé il y a peu... et que j'ai attaqué sur un coup de tête... mais que je ne compte pas du tout poursuivre maintenant... mais dont il faut tout de même que je termine le premier épisode, parce que sinon, je risque de perdre toutes les idées que j'ai en tête pour chacune de ses scènes... et ça me stresse... bref !

    Un jour, je crois qu'il va vraiment falloir que j'apprenne à terminer ce que je commence avant de passer à autre chose...


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  • 25/09/2017

     

    Y a pas si longtemps, je me réjouissais d'en avoir terminé avec Le grand monsieur du bois d'à côté. Mais ça, c'était avant de me dire que j'avais vraiment bâclé les relectures avec ce projet et que je ferais bien d'y jeter un nouvel œil quand même, parce que bon ! Et... effectivement, c'est affreux. Les deux premiers épisodes sont une catastrophe sans nom et le deuxième en particulier (Je l'ai bien senti, à la relecture, que c'est celui que j'ai toujours le moins aimé... ahem.). Vraiment, j'ai honte d'avoir proposé quelque chose comme ça et de m'être dit que c'était bon, que je pouvais l'effacer de ma mémoire. Mais... ! Même le premier épisode d'Un long voyage, que je n'ai pas retouché depuis début 2015, n'avait pas autant de couacs. Je dirais même qu'il n'y a pas de comparaison possible entre les deux. Je suis, terrifié ! °^°

    Bon, ça va qu'ensuite, les épisodes 3 et 4 ne sont pas aussi déplorables, et j'espère que les suivants seront également ainsi, mais quand même... !

    Donc, me revoilà avec ce projet sur les bras, pour une série de relectures et de corrections... aaaaah ! C'est sans doute stupide de revenir encore dessus, mais si je devais le laisser dans cet état, je finirai par le supprimer. Quand je dis que les deux premiers épisodes sont une horreur, c'est une horreur ! Même mes vieilles nouvelles présentent sur ce site, et à qui il m'arrive parfois de rejeter un œil, ne me font pas autant grimacer. °^°

    Bref... heureusement, tout de même, que ce projet n'est pas bien épais. S'il devait faire  les 135.000 et quelques mots de la première saison d'Un long voyage par exemple, je crois que j'aurais envie de me pendre. Là, on parle de 50.000 et quelques mots. Donc... ça va aller... ça devrait aller.

     

     


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  • 23/09/2017

     

    Terminé la réécriture de l'épisode 7 ! Maintenant, faut encore que je laisse le tout se reposer et puis que je trouve le temps d'attaquer ses corrections... aaaah ! Cette deuxième saison prend encore du retard... plus ça va, plus j'ai l'impression qu'elle ne verra jamais le jour. D:

    Épisode 6, relectures terminées, mais ! Parce qu'il y a toujours un mais, une description dans la partie 8 me prend la tête, car absolument pas d'idées, alors qu'il y a un manque énorme à son emplacement, prise de tête au niveau de l'arme à feu utilisée par Dolaine... donc il faut que je me renseigne, pour voir ce qu'il se faisait un peu dans la période pendant laquelle je place plus ou moins l'action et, bien entendu, les deux premières parties qu'il faut que je retravaille. J'ai déjà modifié les moments qui en avaient besoin, mais maintenant, faut corriger tout ça... et relire... remodifier... et relire encore... et... bref ! Je m'en souviendrai aussi, de cet épisode ! °^° (Et puis je sais qu'il y a aussi pas mal de problèmes au niveau des royaumes. Un coup un royaume est désigné au féminin, un coup au masculin... aaaaaah !)

    Bref, définitivement, la V2 de cet épisode ne fera pas son apparition ce mois-ci. Et j'en suis bien triste.



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  • 20/09/2017

     

    Bon ! Plus qu'une partie à corriger pour l'épisode 6 d'Un long voyage. Ensuite, va encore me falloir relire l'épisode une dernière fois, pour virer les bizarreries laissées ici et là et... en toute logique, j'aurais dû en avoir terminé * pour le moment * avec cet épisode. Mais non ! En fait, il faut que je modifie un certain nombre de détails dans les deux premières parties, parce définitivement, trop de trucs n'y sont pas logiques... aaaaaah, encore du retard ! @_@

    J'espérais pouvoir proposer la V2 de cet épisode à la fin du mois, mais j'ai de plus en plus de doutes... du coup.

     


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  • 17/09/2017

    Cette première relecture d'Un long voyage, saison 1 approche doucement de sa fin. J'ai ENFIN pu mettre à jour les épisodes 4 et 5 il y a une dizaine de jours et là, je continue l'épisode 6, dont il me reste grosso modo quatre parties à retravailler. Mais bon, vu que ma dépression est revenue me défoncer la tronche dernièrement, on va dire que je marche au ralenti et j'ai pris sacrément du retard. Ne parlons pas de la réécriture de l'épisode 7 qui se traine, du coup !

    Mais bon, j'espère encore - du moins j'essaye - en terminer avec les épisodes 6 et 7 ce mois-ci. Comme ça, le mois prochain, j'aurais tooout le temps qu'il me faut, et pour réfléchir à mon Nano, et pour en finir avec la saison 1 du Petit chaperon rouge, ainsi que, pourquoi pas, attaquer enfin le second jet de ma nouvelle pour-laquelle-je-n-ai-toujours-pas-de-titre-rah !


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  • 05/09/2017

     

    Un peu de nouvelles, avant que le coin ne devienne encore plus mort !

    Déjà, parlons d'Ombre. J'ai presque terminé sa première série de corrections. En fait, il me reste la partie qu'il me manque à écrire et une deuxième à réécrire, puis je peux mettre ce texte de côté. Donc ! Ombre est maintenant en pause, jusqu'à ce que je trouve le temps de relire et de retravailler ce premier épisode depuis le début, car y a certains trucs, dans les parties que j'ai déjà postées, qui me gavent bien... bref !

    Un long voyage, maintenant. J'en suis à plus de la moitié de l'épisode 7. Me reste... quelque chose comme 20 pages à réécrire, sur 51. Toujours pas continué les corrections de la première saison, parce que cette saloperie de partie 4-9 prend du temps à être retravaillée. Et moi qui me plaignais de l'épisode 2 ! Mais, logiquement, j'en suis à l'avant dernière relecture. Là, je suis en train de bosser sur tout ce qui me gêne encore puis, avec un peu de chance, il ne me restera plus qu'à relire le tout une dernière fois avant d'enfin pouvoir la poster et retourner à l'épisode 6. Arf ! J'ai hâte !

    D'ailleurs, pour le NaNoWriMo, j'hésitais à attaquer l'épisode 2 d'Ombre, mais... non ! Il faudrait pour ça que je relise mon énorme dossier de notes et j'ai vraiment pas le temps actuellement. Donc, je pense plutôt continuer la saison 2 d'Un long voyage. Ça peut encore changer, mais pour le moment, je me sens bien motivé pour ça. Terminer l'épisode 8, d'une part, puis attaquer l'épisode 9 et 10, si possible. Je ne pense sincèrement pas terminer l'épisode 10, mais si au moins je pouvais le commencer, ce serait pas mal.

    Et à côté, comme j'ai rien de mieux à faire que de me rajouter des projets sur les bras, j'ai commencé un assez vieux projet de série. Jusqu'à présent, je n'avais que quelques vagues idées sur ce que j'espérais en faire et puis, ce week-end, de nouvelles idées me sont venues et j'ai attaqué son premier épisode. Je ne dis pas que je vais le continuer, mais... au moins, écrire son premier épisode et réfléchir tranquillement au reste. Bref ! J'en parlerai un peu plus si je devais m'y attarder davantage, mais pour le moment, ça n'a pas grand intérêt.

     


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  • Épisode 1 : L'Ombre qui dévorait un cadavre

     

    13

    C’est à l’écart des rues les plus animées que l’on trouve les quartiers du clan. Car si ses occupants sont les heureux propriétaires d’un parc d’attraction pour touristes, ils n’en restent pas moins vampires et, comme tous ceux de leur espèce, tiennent à leur intimité plus qu’à n’importe quoi d’autre.

    Entre eux et le reste du territoire, une rue tient lieu de frontière. On peut s’y déplacer sans craindre qu’un vampire soucieux de sa tranquillité ne vienne vous chercher des poux. Néanmoins, le visiteur de passage a tout intérêt à tenir compte des différents avertissements placardés le long de murs, et qui l’enjoignent à rester éloigné des ruelles alentours, sous peine de mauvaises surprises.

    Une mise en garde efficace sur le tout venant, mais beaucoup moins en ce qui concerne Elyza…

    En tant que gardienne de ce territoire, celle-ci a la fâcheuse manie de faire comme si tout ceci ne la concernait pas, ce qui a pour chic d’exaspérer le service de sécurité et de pousser William au bord de la crise de nerf. Ce soir, toutefois, pas besoin d’aller asticoter tout ce petit monde directement dans les entrailles de son terrier, car à cette heure, elle sait pouvoir trouver son homme dans un établissement proche et ouvert au public.

    Elle s’arrête devant une devanture en briques, illuminée par des lampes murales situées un peu au-dessus de la porte. Plus haut, une enseigne fixée à une barre métallique grince doucement. Elle annonce : Bureau ouest. Et sur l’écriteau placardé à la droite de l’entrée : « Pensez à donner votre sang », suivi d’une grille de tarifs et d’horaires.

    Elle laisse tomber son mégot à terre et l’écrase, avant de pénétrer dans l’établissement. Une petite salle d’attente silencieuse la reçoit, qui sent l’eau de javel. Au centre, deux rangées de sièges, placées dos-à-dos. Vides – un spectacle tristement familier. Dans le fond, une porte close, donnant sur la pièce des prélèvements. Sur sa droite, un bureau d’accueil. La secrétaire a tourné les yeux vers elle et la fixe de la même façon qu’elle contemplerait un insecte particulièrement nuisible. Derrière elle, une seconde porte, qu’un écriteau désigne comme donnant sur le bureau de la direction.

    La femme n’a toujours pas dit un mot. Elle a les cheveux châtains, qu’elle coiffe en chignon. Des yeux marrons, qu’un trait de crayon noir fait ressortir. La peau blafarde, presque translucide et une constitution fragile donnant l’impression qu’un simple coup de vent pourrait la briser. L’espace d’un instant, Elyza peut lire de l’hostilité dans son regard. La seconde d’après, un sourire vient étirer les lèvres de la secrétaire, en même temps que ses traits se détendent, dans une expression faussement accueillante.

    — Gardienne, la salue-t-elle. Que puis-je faire pour vous ?

    Dans son ton, plus la moindre trace d’animosité, pas même de mépris. Rien qui ne laisse entendre que sa visite est aussi agréable que la morsure d’un roquet vicieux. Elyza ne s’en laisse pas pour autant compté et c’est avec un sourire tout aussi hypocrite qu’elle s’approche.

    — J’ai besoin de voir votre supérieur.

    — Malheureusement, j’ai peur que ce ne soit pas possible. Vous comprenez, monsieur William est très occupé et… pourquoi ne pas plutôt prendre rendez-vous ?

    — Toujours la même rengaine, hein ? Désolée pour lui, mais il faudra qu’il laisse de côtés ses petites affaires pour me recevoir. J’ai besoin de le voir cette nuit ! (Et, avec un geste en direction de la porte clause :) Je connais le chemin.

    Elle n’a pas besoin d’en dire plus, car l’autre sait bien qu’en cas de nouveau refus, elle passera cette porte de gré ou de force, pour s’imposer au maître du lieu. De quoi causer de sérieux soucies à son employée, William n’étant pas du genre à pardonner ce type d’incompétence.

    — Je vais voir s’il peut vous recevoir, s’empresse de lui répondre son interlocutrice.

    Comme elle disparaît dans la pièce voisine, Elyza enfonce les mains dans les poches de sa veste. Ses doigts jouent un moment avec le carton son paquet de cigarettes et elle doit se faire violence pour ne pas s’en griller une ; un panneau derrière l’accueil signalant au visiteur qu’il est strictement interdit de fumer dans les locaux. Enfin, la femme revient et annonce :

    — Monsieur William va vous recevoir, Gardienne.

    Puis, avec un petit sourire d’excuse :

    — Néanmoins, il n’a pas beaucoup de temps à vous consacrer.

    — Et il compte sur mon savoir-vivre pour ne pas lui en faire perdre davantage, pas vrai ? Ça va, je connais la chanson !

    Elle passe derrière le bureau et, au moment d’entrer dans la pièce voisine, dit :

    — On raconte que vous avez subi des attaques dernièrement ?

    Elle n’a pas le plaisir de voir l’expression de son interlocutrice vaciller. Pas même une fraction de seconde. Toujours aimable, l’autre lui répond simplement :

    — J’imagine que nous en serions les premiers informés, si tel était vraiment le cas.

    Pour tout commentaire, Elyza hausse les épaules et passe dans le bureau en refermant la porte derrière elle.

    Une large pièce, que réchauffe un feu de cheminée. Un bureau en bois sombre, massif, qui en impose, face à deux larges fenêtres, devant lesquelles on a pour l’heure tiré des rideaux épais. S’y trouve installé un homme au dos droit et aux petites lunettes rondes, qui ajoutent à son air sévère. Peut-être a-t-il vraiment été myope de son vivant. Aujourd’hui, néanmoins, il ne devrait plus en avoir l’utilité, le statut vampirique ayant pour bénéfice de réparer ce type d’imperfection. Elyza sait d’ailleurs que les verres n’ont aucune correction et ne sont là que pour lui donner un genre.

    Bien que numéro deux du clan, c’est aujourd’hui lui qui le dirige, et ce depuis que Maureen a découvert les plaisirs de la drogue elfique, pour ne plus jamais en ressortir. Une dépendance qui la rend instable, végétative la plupart du temps et dont il se murmure que William n’est pas étranger.

    Il a les cheveux courts, d’un châtain foncé, ainsi que les yeux noirs. Des lèvres fines, pincées et le nez en pointe. Il croise les mains et, d’un geste sec du menton, lui désigne les deux sièges qui lui font face.

    — Vous savez, nous sommes d’honnêtes citoyens, Gardienne. Il m’étonne donc que vous mettiez autant de zèle à venir nous importuner.

    — Vous avez choisi de vous rapprocher de la meute, William, lui répond-elle en s’installant dans un siège en cuir, deux fois trop large pour elle. Elle croise les jambes en angle droit et ajoute : Il fallait vous attendre à ce genre de désagréments.

    Et puis, si le clan Maureen était aussi respectable que William aime le prétendre, jamais il ne se serait lié à Hélios.

    — Vous remuez le couteau dans la plaie ! C’est vrai, la meute nous a causé quelques torts par le passé, mais… je crois que nous avons su prouver que nous n’étions en rien liés à ses activités.

    — Prouvé est bien grand mot, mais je ne suis pas là pour ça.

    À nouveau, elle tripote son paquet de cigarette et se mord la lèvre. Inutile de lui demander la permission d’en allumer une, elle sait qu’il refusera. Et si elle ne se montre pas toujours aussi obéissante, elle préfère ne pas se mettre William à dos tout de suite. Un soupir lui échappe et son interlocuteur s’étonne :

    — Ah non ?

    — Non. (Elle serre le poing et se force à refouler son besoin de nicotine.) Pour commencer, je suis là parce que ma petite enveloppe n’a pas été livrée ce mois-ci. Et vous savez que je n’aime pas qu’on essaye de m’entuber, William… encore moins quand il s’agit d’argent !

    Difficile de dire si l’expression de surprise qui se peint sur les traits de William est feinte ou non. Ses sourcils se haussent et il décroise les mains.

    — Vous êtes sûre ?

    — Certaine !

    — Alors il ne peut s’agir que d’une erreur. Vous me connaissez : j’ai horreur des mauvais payeurs.

    Près de lui, un interphone. Comme il appuie sur le bouton d’appel, un grésillement se fait entendre, suivi d’une voix féminine :

    — Oui, monsieur William ?

    — Il semblerait que l’enveloppe de la Gardienne n’ait pas été livrée ce mois-ci. Veuillez me l’apporter et trouvez-moi le nom de celui qui en avait la charge. (Puis, à l’intention d’Elyza :) Ça ne devrait pas être long.

    — J’espère que vous n’allez pas me faire le coup à chaque fois !

    William redresse le dos et une franche indignation vient crisper son visage. Drapé dans sa dignité bafouée, il rétorque :

    — Nous avons toujours respecté notre part du contrat, Gardienne !

    — Et il me sort ça sans hésiter, c’est le plus beau ! Toujours, William, vous êtes bien sûr ? Parce que moi, j’ai en mémoire deux ou trois saloperies que vous m’avez joué par le passé… y a même une rumeur qui circule en ce moment… comme quoi qu’on aurait voulu forcer vos portes… une sale affaire ! On parle même de morts et pas du côté adverse. (Un sourire en coin vient étirer ses lèvres.) Charmantes créatures, hein ?

    William se laisse doucement aller contre le dossier de son siège et forme une pyramide de ses mains. À la courbe de sa bouche, on devine sa contrariété. Son regard, lui, a quelque chose de menaçant.

    — La rumeur, vous dites ?

    — Ouais… la rumeur !

    — Décidément, Philibert devient un vrai problème.

    Au tour d’Elyza de hausser les sourcils, dans une expression de surprise parfaitement simulée.

    — Qui ça ?

    — Je vous en prie, Gardienne, ne vous moquez pas de moi ! Nous savons tous les deux que Philibert a quelques soucis de discrétion… mais je pensais m’être montré suffisamment clair à ce sujet avec lui.

    — Du genre en me laissant coûte que coûte dans l’ignorance ? Bien tenté, William, mais vous avez oublié de tenir le même discours aux elfes qu’on vous a envoyé en renfort. Pas très causants, ces types-là, mais quand on sait où appuyer…

    L’espace d’un instant, William se contente de la fixer, aussi immobile qu’une statue. Puis il brise sa pyramide et, d’un doigt, repousse ses lunettes en arrière.

    — Les elfes, vous dites ?

    — Ouaip !

    — Je ne vous crois pas. Ces gens sont d’une loyauté à toute épreuve. Enfin, passons… vous savez pour notre petit problème… soit ! Ça devait arriver tôt ou tard. J’avais seulement espéré que ce ne serait qu’une fois l’affaire réglée.

    — Je ne vous savais pas aussi optimiste, vraiment !

    William émet un claquement de langue agacé. Son expression s’assombrit un peu plus et, à cet instant, elle songe qu’elle n’aimerait pas être dans la peau de Philibert quand son supérieur lui mettra la main dessus. Même, elle se sent désolée pour lui. Pas au point d’en perdre le sommeil, mais… quoiqu’on puisse en dire, elle a un minimum de cœur.

    — Pourquoi toujours chercher à compliquer les choses ? On a sûrement dû vous le dire, mais cette histoire ne vous concerne en aucune façon.

    — C’est plutôt vous qui les compliquez, Wil' ! (L’abréviation le fait ciller, mais il ne proteste pas.) Que vous le vouliez ou non, c’est mon territoire ici, j’en suis la Gardienne. Tout ce qui s’y magouille me concerne forcément de près ou de loin.

    — Non, là, c’est vous qui faites fausse route. Le rôle de l’Ordre se limite à protéger les Naturels, pas à se mêler de nos accrochages avec d’autres Surnaturels. Je crois d’ailleurs que c’est la raison pour laquelle nous vous payons, Gardienne, pour que vous ne veniez pas mettre votre nez dans nos affaires !

    — Et c’est là où vous avez tout faux ! Vous me payez pour pas que j’aille cafter à l’Ordre toutes vos petites combines, rien de plus. Parce que si j’avais balancé ne serait-ce que le quart des problèmes que vous me causez, y a longtemps que ce territoire serait retourné sous sa domination. Pas sûr, d’ailleurs, qu’à l’heure actuelle, y aurait encore beaucoup de Surnaturels pour voir ça. (Son point s’abat sur l’un des accoudoirs, tandis qu’elle ajoute :) Vous auriez dû me prévenir ! Les affrontements entre Surnaturels ont presque toujours des répercussions sur le reste de la population. Premièrement, je suis donc tenue de m’en mêler et, deuxièmement, nous avions un accord : vous êtes censé me signaler la présence de tout Surnaturel potentiellement dangereux qui viendraient traîner ses sales pattes dans le coin.

    Une tirade inutile, car l’expression de William demeure butée.

    — Je continue de penser que tout ceci ne vous concerne en aucune façon. Il est certain que l’on cherche à nous nuire et, qui qu’ils soient, nous finirons par leur remettre la main dessus… mais sans votre aide.

    Elyza pousse un soupir. Bon… puisqu’il le prend comme ça !

    — Wiwi, commence-t-elle.

    Elle tire son paquet de cigarette et, comme son apparition ne provoque pas même un sourcillement, elle en place une entre ses lèvres.

    — Mon pote !

    Puis elle sort une petite boîte d’allumettes et la secoue… tchac ! Tchac ! Manque de chance, là non plus, elle n’a pas le plaisir de surprendre le moindre changement dans l’expression de l’autre. Pas le plus petit tressaillement. Il a retrouvé son calme froid et paraît inébranlable. Tant pis pour lui ! Elle fait craquer une allumette, allume tranquillement sa cigarette, avant de conclure :

    — Vous savez que je n’en resterai pas là.

    Elle caresse l’idée de pousser la provocation jusqu’à poser les pieds sur le bureau, mais, à vue de nez, elle a les jambes trop courtes. La seule et unique fois qu’elle en a eu l’occasion, William est entré dans une telle colère qu’elle a bien cru qu’il allait l’écharper. Depuis, il s’assure de placer les sièges visiteurs à distance suffisante du meuble, pour lui empêcher tout plaisir de récidive. Autant dire qu’elle attend avec impatience le jour où il se relâchera.

    — Et vous savez que je ne changerai pas d’avis, répond William en se levant. Maintenant, si vous le permettez, j’ai du travail qui m’attend !

    Et à la menace qui sourde dans sa voix, si subtile qu’il faut avoir l’oreille exercée pour la déceler, elle comprend que si elle s’obstine à squatter les lieux, alors il ne répondra plus de rien. Elle va donc pour se lever, avant de se raviser et de questionner :

    — Juste une dernière chose : quelles mesures comptez-vous prendre si vous ne parvenez pas à remettre la main sur ces créatures ?

    — Vous supposez que nous pourrions prendre des décisions dangereuses pour la population Naturelle ?

    — À vous de me le dire.

    Ce clan vampirique se targue d’être le plus sûr de toutes les Cités. Ses membres en tirent d’ailleurs une certaine fierté et il se raconte que les écarts sont sévèrement punis. Ses soupçons peuvent passer pour à la limite de l’injurieux, mais William n’est plus à ça près.

    C’est donc d’un ton courtois, mais glacial, qu’il répond :

    — Nous ne sommes pas des sauvages, Gardienne. Si ces créatures nous laissent en paix, nous en ferons de même de notre côté : Je ne permettrai pas que l’on réveille leur hostilité de quelque manière que ce soit !

    — Et dans le cas contraire ?

    — Dans le cas contraire… soyez assurée que je mettrai tout en œuvre pour les retrouver et aussi longtemps que cela n’aura pas de répercussion sur le reste de la population. Plus que tout, je ne tiens pas à attirer l’attention des Brigades : Il n’y a rien de pire pour les affaires !

    Au même instant, on frappe à la porte. La secrétaire se présente sur le seuil, une enveloppe bien rembourrée à la main.

    Erwin Doe ~ 2017

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