• 10/03/2017

     

    Et donc, je commence doucement à poster le premier épisode d'Ombre. Ça se sera fait plus vite que je ne le pensais, haha !

    Avec ça, la sorcière des nuits d'Halloween avance bien... j'arrive à la fin de son premier jet. Deux dernières grosses scènes de baston à écrire, surtout, et c'est ce qui me bloque un peu pour le moment. Du moins, pour celle en cours. L'affrontement final est déjà tout bien chorégraphié dans ma tête. :p Mais celui-ci... hum ! Je n'ai pas trop d'idées... faut que j'examine un peu mieux l'adversaire et ses pouvoirs.

    Et puis, une bonne nouvelle : ma nouvelle a été acceptée, mais j'en parlerai un peu plus en détails une prochaine fois. :)

    Ce week-end, j'essayerai de mettre quelques trucs à jours dans le coin... notamment ma nouvelle Quand on parle du loup, dont on m'avait pointé un certain nombre de lourdeurs sur Wattpad.


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  • Ombre, épisode 1 : L'ombre qui dévorait un cadavre

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    La pluie tombe, déborde des gouttières, rendant le pavé glissant et les rues encore plus tristes et lugubres qu’à l’accoutumé. On évolue le dos courbé, dissimulé en partie sous son manteau ou son parapluie, son chapeau bien enfoncé sur sa tête. Le pas est vif, le regard ne s’arrête jamais longtemps sur les commerces ou les badauds croisés. Pour certains, on s’en retourne chez soi, empressé de se mettre au chaud, de se changer et, pourquoi pas, de prendre un bon bain. Pour les autres, les obligations les ont poussés à l’extérieur et l’inconfort sera parmi les maux qu’ils auront à endurer au cours des prochaines heures.

    Au milieu de l’artère, membre de la cohorte des malchanceux, un jeune homme à l’allure piteuse va son chemin, le regard écarquillé. Si son manteau est de belle facture et sans aucun doute du plus bel effet en d’autres circonstances, celui-ci n’est pas adapté pour affronter pareilles intempéries. Son propriétaire ne cesse de grelotter, la pluie s’étant infiltrée jusqu’aux dernières couches de sa tenue, jusqu’à sa chair, jusqu’à ses os. Elle ruisselle des bords de son chapeau melon. Dans les mains gantées de l’individu, par le moindre parapluie, pas la plus petite trace de pochette sous laquelle s’abriter.

    Ses cheveux châtains, qui lui arrivent en général un peu au-dessus du menton, pendouillent misérablement autour de son cou. Il a le regard marron et l’expression de ceux qui ont l’habitude de ne pas être chouchoutés par la vie.

    S’il peut sembler stupide de sa part de se risquer à l’extérieur avec une tenue aussi coûteuse que la sienne – car un œil averti ne manquerait de noter que, jusqu’à ses chaussures, son habillement n’appartient pas à ceux que toutes les bourses peuvent se permettre – il faut lui reconnaître des circonstances atténuantes. Car alors qu’il quittait son hôtel, une demi-heure plus tôt, le temps était froid, certes, avec un brouillard pas forcément agréable, mais rien ne laissait présager qu’il se dégraderait aussi vite.

    Son pied s’enfonce dans quelque chose de glacial et il hurle en esquivant, quoique trop tard, la flaque d’eau qui s’est formée là où plusieurs pavés manquent à l’appel. Il secoue la jambe, mais le mal est déjà fait : Son bas de pantalon est crotté, sa chaussette s’est transformée en éponge et sa chaussure est certainement foutue. Une petite merveille dont il n’a fait l’acquisition que depuis une semaine. Pour un peu, il en pleurerait !

    Sur un soupir, il reprend sa route et tente d’ignorer le bruit spongieux qui s’échappe de sa chaussure.

    Et dire qu’il espérait faire bonne impression… !

    Car ce n’est pas par hasard s’il a choisi cette tenue. Elle lui a demandé de la réflexion, tout autant que de nombreux essais. Comment impressionner favorablement une Gardienne, telle avait été sa plus grande interrogation. Comment ne pas lui déplaire, aussi, quels pièges devait-il éviter, s’il ne voulait pas se voir jeter séance tenante à la rue ? Il avait mis de côté ses tenues les plus chics, par peur de paraître prétentieux, avait renoncé aux couleurs trop voyantes, de crainte qu’on ne le prenne pour un hurluberlu, avant d’opter pour l’élégance sobre. Son chapeau n’avait pas seulement été ajouté par souci de finition, mais également pour réduire les effets désastreux qu’un temps humide produit sur ses cheveux. Et tout ça pourquoi, au final ? À croire qu’il a perdu son temps…

    À la réflexion, il aurait sans doute été préférable qu’il s’habille avec cet affreux costume découvert dans le fond de sa malle. Il l’avait négligé à cause de son apparence vieillotte, mais surtout parce qu’il ne lui avait coûté que quelques sous à une époque financièrement difficile de sa vie. Visuellement, après une telle averse, le résultat aurait presque été le même et, surtout, quelle importance de ruiner un vêtement d’aussi piètre qualité ?

    Il s’arrête sous le préau d’un commerce et sort de sa poche un morceau de papier plié en deux. Dessus, une adresse, écrite dans une encre baveuse, mais encore lisible. S’il en croit ses maigres connaissances sur le quartier, il ne doit plus se trouver très loin de sa cible. Malheureusement, le temps est si affreux que tout, chaque rue, chaque ruelle, chaque place et chaque habitation tend à se ressemble.

    Il jette un regard autour de lui, sans parvenir à se décider. En plus de la pluie, le brouillard réduit son champ de vision et il est à peu près certain de se perdre s’il se fie à son seul instinct. Résigné, il chiffonne le morceau de papier et se décide à demander son chemin.

    Une petite clochette tinte quand il pousse la porte du commerce et il se retrouve dans une boulangerie, pour l’heure désertée par la clientèle. Il pose les yeux sur le plancher, terne, puis sur la femme derrière le comptoir qui le fixe avec horreur.

    Conscient du spectacle déplorable qu’il offre, du paillasson qui, sous lui, est déjà trempé, il ne s’avance pas plus loin et se racle la gorge. Plus par gêne que dans le souci d’attirer une attention qui lui est déjà toute accordée.

    — Je cherche le dix-huit, chemin des loups, explique-t-il.

    La femme, une quinquagénaire potelée, a crispé ses poings contre sa poitrine. Elle bat des paupières et semble presque étonnée de l'entendre s'adresser à elle.

    — Le dix-huit… ? répète-t-elle.

    — Chemin des loups.

    — C’est le bureau de la Gardienne que vous cherchez ?

    Ça a l’air de la surprendre. Pire, il a le sentiment que ça éveille sa suspicion. Pourtant, une Gardienne n’est pas censée avoir mauvaise réputation auprès de la population Naturelle.

    — C’est exact.

    — Et pourquoi donc ?

    C’est à son tour d’exprimer la surprise. En quoi, au juste, ses affaires privées la concernent ?

    — Écoutez, j’ai simplement besoin de savoir quelle direction prendre. (Puis, comme s'il pense que la chose a la moindre importance :) Il pleut !

    Il faut un instant à son interlocutrice pour réagir. Finalement, elle daigne quitter la sécurité de son comptoir, mais conserve entre eux une certaine distance. Du doigt, elle lui désigne un point à travers sa vitrine.

    — C’est par là-bas. Faut suivre la rue, jusqu’à ce que vous tombiez sur le bon numéro. Là, ce sera sur votre droite. Vous tournez dans la ruelle et vous frappez à la première porte. Vous retenez bien ? La première, pas la deuxième ! Ils risqueraient de pas apprécier que vous rentriez chez eux, voyez ?

    Il fixe la direction qu’elle lui indique, avant de la remercier. Puis il rentre la tête dans ses épaules et retourne affronter les intempéries.

    Une chance, il ne lui faut pas longtemps avant d’atteindre le numéro dix-huit. La petite plaque en fer usée, où s’exhibent les chiffres, appartient à un bâtiment pour le moins imposant, quoique plus impressionnant en largeur qu’en hauteur. De ce côté-ci, pas l’ombre d’une porte, juste des fenêtres aux volets et aux stores tirés.

    Il prend sur sa droite, où il s’enfonce dans une ruelle sombre et ruisselante. L’écho de la pluie l’encercle, son odeur aussi, celle de l’humidité, du sol composé d’une terre boueuse qui termine de ruiner ses chaussures. Le bout de la ruelle forme un angle qui l’oblige à tourner à gauche et il débouche sur une cour bétonnée, protégée des regards extérieurs par un mur d’enceinte.

    Sur sa droite, coincé entre deux portes, un banc dont la pierre grise disparaît en partie sous la mousse. S’il doit être agréable de s’y installer par beau temps, dans cet espace privé qui semble comme isolé du reste du monde, pour l’heure il a l’air parfaitement miséreux.

    Son regard s’attarde sur la porte la plus proche. Le store en est tiré mais, derrière la vitre, il peut distinguer un écriteau indiquant que les bureaux sont ouverts.

    Il a vraiment du mal à croire qu’il se trouve là. Du mal à imaginer que c’est de lui-même qu’il vient de se rendre sur le territoire d’une Gardienne. Faut-il qu’il soit devenu fou ? Car si les apparences ne le laissent pas deviner, il n’a rien d’un Naturel – soit un représentant de la majorité humaine qui n’a pour elle ni pouvoirs extraordinaires, ni d’ancêtres non-humains, ni même d’hôte plus ou moins indésirable. En tant que lycanthrope, certes né de parents Naturels, mais lycanthrope tout de même, la loi le range dans la catégorie hétéroclite des Surnaturels. Et l’Ordre des Gardiens, en tenant le rôle de protecteur du genre Naturel contre l’ennemi Surnaturel, incarne à peu près tout ce qu’il exècre en ce monde.

    Pourtant, c’est bien lui qui se tient là, à moins de deux mètres de la porte d’une de ses représentantes. Non seulement prêt à s’introduire chez elle, mais aussi habité par l’espoir qu’elle puisse lui offrir une sécurité qu’il n’a plus connue depuis longtemps. Lui aurait-on prédit la chose quand, quelques mois plus tôt, il migrait sur ce territoire, qu’il en aurait ri et traité son interlocuteur de menteur.

    D’ailleurs, il n’avait pas réagi différemment en entendant parler d’elle la première fois. Ce qu’on lui rapportait lui semblait à ce point extraordinaire, qu’il refusait encore d’abandonner toute méfiance à son égard. Car comment imaginer qu’elle puisse être différente des siens ? Sincèrement différente, elle dont le rôle restait de surveiller les gens comme lui ?

    Mais comment expliquer, sinon, qu’elle puisse déjà travailler avec un Surnaturel… ?

    Alors qu’il lève le poing pour frapper, il s’inquiète de l’accueil que son apparence lui réserve. Pas très longtemps, néanmoins, car il refuse de faire demi-tour rendu aussi loin.

    Il frappe et tourne la poignée.

    Une douce chaleur l’accueille, alors qu’il pénètre dans une pièce silencieuse et déserte. Deux bureaux, dont l’un est encombré plus que de raison, l’autre proprement rangé. Le long des murs, quelques meubles, notamment des casiers à archives. Il y a également une horloge comtoise dont le mouvement de pendule mêle sa sonorité aux cliquètements du chauffage.

    Les murs sont recouverts d’un papier peint jauni, aux motifs géométriques. Au plafond, les poutres qui soutiennent le premier étage sont apparentes. Il flotte dans la pièce une odeur complexe, faite de cirage, de café, de cigarette, mais aussi de renfermé.

    Sur le bureau du fond, le plus grand des deux, il peut distinguer une petite sonnette. Mais il n’ose pas s’avancer, de crainte de salir le plancher qui, bien qu’ancien, semble entretenu. Le tapis, sous lui, est déjà constellé de taches sombres et chacun de ses mouvements en rajoute d’autres. Il baisse un regard déprimé en direction de ses chaussures et de son pantalon humide, sinon trempé aux chevilles. Puis il avise la porte close, sur sa droite.

    Il se racle la gorge et appelle, d’une voix forte, mais hésitante :

    — Ex… excusez-moi ! Est-ce qu’il y a quelqu’un ?

    Dans les secondes qui suivent, il entend du mouvement dans la pièce voisine. La porte s’ouvre et laisse place à individu au regard sombre.

    Son apparence – bien que conscient qu’il ne doit pas s’y fier pour évaluer son âge réel ; est celle d’un homme jeune, peut-être de vingt-quatre ou vingt-cinq ans. Il a de longs cheveux noirs et bouclés, qui encadrent un visage à la peau trop blanche et aux traits fins. Son expression pourrait geler le souffle d’un dragon et il y a dans son attitude un petit quelque chose destiné à vous avertir que vous n’évoluez pas dans le monde.

    Sa chemise blanche souligne des épaules fluettes et, bien qu’un peu plus grand que lui, l’individu est de constitution délicate.

    — Jonathan Owan, je présume ? questionne le nouveau venu, après l’avoir détaillé des pieds à la tête.

    Sentant le rouge lui monter aux joues, Jonathan pince les lèvres et approuve d’un hochement de tête.

    — Je suis désolé… je ne m’attendais pas à ce que le temps se dégrade et…

    — Aucune importance ! Débarrassez-vous donc de votre… manteau et allez vous asseoir là-bas. La Gardienne va arriver.

    Bien qu’agacé par son ton un poil méprisant, Jonathan prend sur lui et s’exécute. Sur sa gauche, près de la porte, un porte-manteau sur lequel il abandonne son vêtement, ainsi que son melon et ses gants. Il s’apprête à quitter la sécurité du tapis, quand une seconde voix, féminine celle-là, s’élève :

    — Un problème, Théo ? Je te sens un poil crispé là !

    — Théodore, rectifie l’homme aux cheveux noirs, non sans irritation.

    Un soupir lui répond et une petite forme le pousse sur le côté pour venir les rejoindre. Un moment de flottement s’empare de Jonathan…

    Erwin Doe ~ 2017

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  • 06/03/2017

     

    Un peu de mouvement, enfin ! Je commençais à désespérer ! \0/

    Et donc, voilà, j'ai enfin trouvé le courage de relire et de corriger l'épisode 7 du Grand monsieur du bois d'à côté. Pas simple, pas simple du tout, mais voilà qui est fait. Plus que deux épisodes ! Même si, honnêtement, je vais continuer à glander, avec ce projet. Je poursuivrai sa réécriture que quand, vraiment, j'en aurai l'envie et / ou le courage. Donc... si le prochain épisode doit mettre plusieurs mois à arriver, eh bien... il mettra plusieurs mois, voilà. J'ai besoin de protéger ma motivation, niveau écriture, et je sais que si je continue à me forcer à m'occuper en priorité à ce projet, je vais encore me bloquer. Donc... !

    D'ailleurs, je vais totalement transformer son dernier épisode. Il y a toujours eu quelque chose qui me gênait dedans, et je viens de mettre le doigt dessus. Donc... je pense en écrire un nouveau... quand j'aurai le temps, la motivation, tout ça, tout ça, vous l'aurez compris !

    A part ça, j'ai terminé et expédié la nouvelle sur laquelle je bossais à un éditeur. Reste plus qu'à attendre, maintenant... j'avance doucement dans le premier jet de La sorcière des nuits d'Halloween (J'ai dû écrire un peu plus de la moitié du texte. On arrive dans les moments chiants... parce que scènes de baston, et moi et les scènes de baston.... voilà !) et j'ai commencé une seconde nouvelle, plutôt classée horreur, qui devrait apparaître dans le coin au cours de l'année. (J'ai bien dit DEVRAIT !)

    A part ça, je vais sans doute plus trop tarder à poster le premier épisode d'Ombre. Alors, la réécriture n'est absolument pas terminée, j'en suis toujours au même stade que la dernière fois. Mais ! Je me dis que commencer à la poster me poussera à m'y remettre. Parce que j'aurai un minimum de pression sur les épaules, tout ça... donc !

    Et puis, reste Un long voyage. Toujours pas trouvé le temps de relire sa première saison, mais ! Ça ne devrait plus trop tarder non plus. :)

     


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  • 14/02/2017

     

    Je ne suis pas tout à fait mort et ce site n'est pas tout à fait mort non plus. Juste l'impression pour le moment, que 2017 s'annonce encore plus catastrophique niveau mise à jour que 2016. Oui, oui, c'est possible !

    La preuve, je n'ai toujours pas terminé Le grand monsieur du bois d'à côté, même pas posté son épisode 7 (En vérité, j'en ai tellement, mais tellement marre de cette histoire que le seul fait d'ouvrir son dossier me fait monter des angoisses. Faut que j'arrive à rassembler suffisamment de courage pour y mettre un point final, mais... pour le moment, je préfère éviter tout risque de dépression carabinée.) et je suis loin de pouvoir tenir les promesses faites lors de mon précédent billet. Ce qui ne signifie pas que je glande ! Même si... en vérité, je glande quand même un peu. Juste... pour le moment, ce n'est absolument pas ma priorité... et donc, faut vraiment que j'arrête de promettre des trucs, parce qu'à chaque fois, je les oublie, ou les évite, ou les foire.

    Actuellement, je bosse sur deux textes. Une nouvelle, ainsi que la suite de La sorcière des nuits d'Halloween. Si tout se passe bien, la première devrait être expédiée à un éditeur. Et si elle est refusée, eh bien ! Elle viendra grossir les rangs des textes déjà présents ici. Quant à la seconde... j'hésite également, à l'envoyer à un éditeur. Mais il faudrait déjà que je la finisse. Et ça, c'est une autre paire de manches. Alors... pour le moment, je ne prends aucun engagement vis-à-vis de ce texte. Vaut mieux pas. (Ah, et je bosse aussi lentement, très lentement, sur un texte en Esperanto.)

    Mais sinon, où j'en suis, moi, avec Un long voyage et tout ça ? Ben, en ce qui concerne Un long voyage, va vraiment falloir que je trouve le temps de relire et de mettre à jour sa première saison. Je vais le faire ! Même si j'ai dit que j'arrêtais de prendre des engagements, au final, il ne s'agit que d'une relecture avec corrections, pas d'une réécriture qui me prendrait  300 ans. Et pour ce qui est de l'épisode 1 d'Ombre, sa réécriture est toujours en cours et, non, je ne l'ai pas abandonnée. Elle est seulement tapée au ralentie, quand je trouve le temps entre les autres trucs sur lesquels je bosse, et toutes les idées de nouveaux projets qui me viennent violemment en tête ces derniers temps et qui me demandent pas mal de temps, pour les noter. (Ouais, comme si je pourrai vivre assez longtemps pour les écrire !)

    Donc, pour cette année, au niveau de ce site, je n'ajoute rien d'autre que ce dont j'ai déjà parlé : terminer enfin le Grand monsieur du bois d'à côté, relire et mettre à jour la saison 1 d'Un long voyage, bosser les deux premiers épisodes de sa saison 2, et puis continuer ma réécriture d'Ombre avec, pourquoi pas, une apparition dans l'année de ce texte par ici (Que j'hésite d'ailleurs à auto-éditer... j'hésite ! Peut-être mettre l'épisode 1 en lecture gratuite ici et là, et puis auto-éditer le reste... je ne sais pas, vraiment pas, faut que je réfléchisse à tout ça très sérieusement. Parce qu'au final, j'ai de plus en plus le sentiment qu'un texte a limite plus de chance de trouver sa poignée de lecteurs s'il est auto-édité, que s'il est proposé gratuitement sur le net. Et c'est ce qui m'importe, pour ce type de textes que j'aime vraiment : qu'ils puissent trouver un public, même ultra réduit.). Ça me paraît déjà énorme, alors, je vais pas promettre quoi que ce soit d'autre. D'autant que je parle de promesse, mais en fait, c'est plus : si je peux, si j'ai le temps, l'inspiration, la volonté, alors je ferai ça pour cette année, oui, oui.


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  • 18/12/2016

    Drôle d'année pour l'écriture ! J'espère que je serai un peu plus en forme en 2017...

    J'ai assez peu écrit ces derniers mois, ce qui explique que je ne poste pas souvent de nouveauté dans le coin. Mais ! J'ai presque terminé la réécriture de l'épisode 7 du Grand monsieur du bois d'à côté qui, avec un peu de chance, devrait arriver d'ici à la fin du mois.

    Après ça, il ne me restera que deux épisodes à poster, puis... plus rien pour l'année 2017. Et ce n'est pas bon ! Donc ! J'ai ressorti plusieurs de mes projets encore au stade de premier ou deuxième jet. Je sais que si je n'ai presque rien posté de neuf cette année, c'est avant tout la faute de mon insatisfaction chronique. J'ai tellement peur de proposer un texte sous une version qui ne soit pas "la meilleure que je puisse lui offrir" que je passe mon temps à tout repousser... le problème étant que... forcément ! Il y aura toujours une meilleure version. Toujours ! Il faut donc que j'accepte que mes textes ne soient pas "aussi parfait que je le souhaiterais" et que je me décide à sortir de mes placards toutes ces histoires qui y moisissent depuis trop longtemps, faute de courage.

    Et donc ! Début 2017... je ne sais pas encore quel mois, mais j'espère février ou mars, devrait apparaître le premier épisode d'une série d'Urban Fantasy que je traîne derrière moi depuis un petit moment. Le premier épisode en est facilement à sa troisième version, donc... après relecture, je peux honnêtement le proposer sur le net sans trop avoir à en rougir. J'ai juste besoin d'une réécriture, parce que le style commence à dater, et une bonne correction.

    Je crois que le projet fait... entre 10 et 12 épisodes. (Plus logiquement quelques épisodes spéciaux) Je n'ai pas mes notes sous la main, donc je ne peux pas être plus précis. Par contre, les épisodes seront sans doute plus épais que ce que je propose avec Le grand monsieur du bois d'à côté et Un long voyage. Le premier épisode, par exemple, doit faire près de 60.000 / 65.000 mots. Et j'imagine que certains seront plus épais encore.

    Quoiqu'il en soit, je ne compte pas proposer ses épisodes avec la même "régularité" que je l'ai fait pour Un long voyage. Comme c'est un projet que je chéris tout particulièrement, j'imagine qu'il y a des chances pour qu'une année sépare parfois un épisode d'un autre. Ce qui me permettra entre temps de proposer d'autres textes.

    Pour son petit nom, la série s'appellera sobrement "Ombre", et chaque épisode aura droit à ce mot dans son titre. Pour exemple, le premier épisode s'intitulera sans doute l'Ombre qui dévorait un cadavre. Et pour être un peu plus précis, quant à son sujet, s'il s'agira d'Urban Fantasy, l'action ne prendra pas place dans notre monde... ce qui m'offre davantage de liberté !

    Je ne sais pas trop comment résumer ce projet. Il date peut-être de 2010... sinon de début 2011. A l'époque, ce devait être une parodie du genre Bit-Lit, idée que j'ai finalement abandonnée au fur et à mesure que je m'attachais à ses personnages. Au final, j'ai essayé de lui offrir une ambiance qui aurait rappelé les romans noirs de la première vague... mais comme je suis un peu parti dans tous les sens, je ne suis pas certain d'y être tout à fait parvenu, haha ! J'espère en tout cas qu'il lui reste de cette inspiration un côté suffisamment sombre, que son humour n'aura pas trop altéré. Et pour ce qui est de l'univers... pas certains par contre d'avoir été très fidèle au modèle d'origine. :p

    Au niveau du bestiaire, on y retrouvera bien entendu les très attendus loups-garous et leurs compères vampiriques, ainsi que des elfes, des démons, et autres dryades.

    Et pour ce qui est de donner un résume de l'histoire en elle-même... argh ! Honnêtement, là, maintenant, tout de suite, c'est hard ! Mais je vais y réfléchir sérieusement pour la prochaine fois que je viendrai blablater par ici. :p

    A côté de ça, j'attaquerai sans doute en 2017 la relecture et les corrections de la première saison d'Un long voyage. Possible également que je me décide à poster quelques épisodes, au moins le 7 et le 8, soit les deux premiers de la seconde saison. J'avais dit, quelque part, que je voulais attendre d'avoir écrit le premier jet complet de cette seconde saison avant de proposer de nouveaux épisodes, mais... je vois très trèèès bien où ça me mène, ce genre de décision : à l'excuse de toujours attendre plus, parce que je ne suis pas certain de mes versions, parce que je suis sûr que si j'attends encore un peu, j'aurai forcément de meilleures idées et... donc ! A mettre ce projet en hiatus pour les deux ou trois prochaines années.

    Donc non ! Et si je dois prendre une bonne résolution en 2017, ce sera bien celle d'arrêter de flipper continuellement à ce sujet. D'oser davantage, surtout, à proposer mes textes.

    Voilà ! Sur ce, je m'en retourne à l'épisode 7 du Grand monsieur du bois d'à côté ! :3


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  • Divers #2

    2016

    Divers #2

    2016

    Divers #2

    2016

    Divers #2

    2016

    Divers #2

    2016


  • Cette BD est seulement un extrait réalisé dans le but de tester un nouveau style. Elle a donc été réalisée à la va-vite (Ce qui explique notamment les différences de couleur, ou autre, qu'il peut y avoir d'une planche à l'autre) et n'aura pas de suite (En tout cas pas sous la forme d'une BD :p).

    VN - Bd #1VN - Bd #1

    VN - Bd #1VN - Bd #1

    VN - Bd #1VN - Bd #1


  • 03/09/2016

     

    Hum.... hum ! Oui bon, c'est de nouveau super mort dans le coin. Hum, hum !

    Je vais doucement, commencer à poster du neuf par ici. Doucement ! J'ai le cinquième épisode du Grand monsieur du bois d'à côté qu'il faut que je relise et que je corrige. Hum, je le laisse traîner depuis un moment, vilain blocage, perte de motivation, tout ça, hum... mais logiquement, sa première partie ne devrait pas tarder à arriver. Je crois... j'espère !

    Il faut aussi que je m'occupe du PDF et de l'epub de l'épisode 6 d'Un long voyage. En parlant de ce projet, j'ai attaqué son huitième épisode cette semaine et j'ai rassemblé pas mal d'idées pour les épisodes 9 et 10. Par contre, je reste encore dans le flou, en ce qui concerne son onzième et dernier épisode. M'enfin, le principal c'est que ça avance !


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  • 24/06/2016

     

    Presque un mois s'est écoulé depuis la dernière fois où je suis venu blablater dans le coin ? Le temps passe à une vitesse !

    Entre deux, j'ai donc posté le second épisode du Grand monsieur. Je pensais vraiment criser dessus, sinon me sentir déprimé après sa réécriture, mais... au final, ça va. Je ne déteste plus autant cet épisode maintenant. Je viens également de poster le troisième épisode et, logiquement, je ne devrai pas tarder à attaquer les relectures du quatrième épisode.

    J'ai aussi posté la 11ème partie de l'épisode 6 d'Un long voyage. Plus qu'une et cette première saison sera terminée. Aaaah ! Enfin ! Et j'ai pris tellement de retard, en plus. Là aussi, il s'est écoulé presque un mois, entre la partie 10 et la partie 11. Je ne suis pas très sérieux, décidément. Hum, hum, il faudrait que je me secoue un peu pour la dernière partie.

    Sinon, comme je suis un peu bloqué dans le dernier épisode du Petit chaperon rouge, je l'ai laissé de côté en attendant d'en finir avec la réécriture du Grand monsieur. D'ailleurs, j'ai le sentiment que le premier jet de ce projet va me prendre bien plus de temps que prévu. Ici, je parle du dernier épisode, mais j'entends bien sûr : le dernier épisode de la première saison. (En quatre épisodes, donc.) Je ne sais pas encore trop combien de saisons il y aura. Je pense entre trois et quatre... et ça rallonge pas mal mon estimation de départ, au sujet du poids final de la bête.

    Pourquoi est-ce que je sens venir le gros blocage en cours de route ?

    Du coup, en parallèle de ma réécriture du Grand monsieur, j'ai attaqué un projet plus léger (Et surtout beaucoup plus court). Pas de titre pour lui actuellement... on l'appellera Eglise, puisque toute l'histoire se passe au sein d'une église. Voilà... je me suis pas foulé pour ce nom de code !

    Il s'agit d'une idée de projet que j'ai eu assez récemment. L'un des éléments de ce texte est un peu plus ancien et je cherchais comment le développer, soit en nouvelle, soit en novella. Au final, il s'est transformé en élément plutôt secondaire, vu que l'intrigue ne tourne plus du tout autour de lui. Je ne sais pas trop comment le résumer... ni dans quelle catégorie le classer... c'est du fantastique, en tout cas, qui se rapproche peut-être du roman gothique. Il se découpera en petites parties et s'intéressera aux différents protagonistes qui fréquentent le lieu. Avec, forcément, des phénomènes étranges qui ne manqueront pas de pointer le bout de leur nez.

    Ce n'est pas un texte avec de l'action... en tout cas, pas de l'action comme on a l'habitude de l'entendre. Je pense que c'est assez lent. Mais ça me plaît bien. En tout cas, ça me détend.


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  • 27/05/2016

     

    Je commence à poster la nouvelle réécriture du Grand monsieur du bois d'à côté. Bon... tout ça va avancer plus lentement que je ne le pensais... encore, haha ! Mais pour une fois, je n'ai pas envie de me frapper la tête contre un mur à cause du premier épisode. Le deuxième épisode, c'est déjà plus compliqué... mais c'est pas grave ! Je m'énerverai dessus le moment venu. x3

    Bon, et avec tout ça, j'ai encore pris du retard dans mes relectures d'Un long voyage. Hum, je suis vraiment en mode rejet total de cette histoire, en fait, j'ai hâte de pouvoir m'attaquer à sa réécriture.

     


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  • 09/05/2016

     

    J'ai posté la 9ème partie de l'épisode 6 d'Un long voyage avec du retard... ahem ! Honnêtement, j'ai vraiment hâte d'en terminer avec les relectures de ce sixième épisode pour pouvoir mettre ce projet de côté. (Mon style a pas mal évolué, j'ai l'impression, car les relectures me demandent 10x plus de travail qu'il y a quelques temps.)

    Je ne sais plus si je l'avais précisé, mais la saison 2 n'apparaitra sans doute pas avant l'année prochaine. Pour tout un tas de raisons, et la principale que j'ai juste envie de prendre mon temps. Je n'aime plus du tout cette idée de poster un texte au fur et à mesure de son écriture. Actuellement, je suis plus pour l'idée de prendre mon temps, mon temps, et encore mon temps, histoire de proposer un texte à peu près fini, dont je n'aurai pas trop honte et qui ne me donnera pas envie de m'arracher les cheveux car, plus j'avance dans son écriture, plus je vois des incohérences apparaitre dans les épisodes précédents.

    Du coup, je ne pense pas proposer la saison 2 avant de l'avoir entièrement écrite. Ce sera le prochain projet sur lequel je bosserai cette année. Une fois que ce sera fait, je pourrais mettre les 11 épisodes de côté et penser à la réécriture de la saison 1, en même temps qu'à celle de la saison 2.

    Quoi d'autre ? Oui ! J'avance dans le premier jet du Petit chaperon rouge. J'ai terminé l'épisode 3 avant-hier, il me semble. C'est très, très, très différent de ce que je pensais écrire, et très différent de la première version de ce projet. Mais à partir de maintenant, je pense que je ne vais plus me foutre la pression au niveau de mes premiers jets. Je vais me contenter de les écrire le plus vite possible, puis de les laisser reposer quelques années, le temps que tout ça mûrisse et que je puisse avoir suffisamment de recul quand je replongerai dedans. Du coup ! Tout ça va un peu retarder mes autres textes.

    Je veux dire qu'une fois que j'aurai terminé le Petit chaperon rouge, je pense continuer Un long voyage, histoire d'en terminer le plus vite possible avec sa saison 2. Et ? Et Comme le rouge à lèvres de mamans ne viendra qu'ensuite. D'abord, je veux terminer ce que j'ai commencé, pour ne plus être constamment angoissé. Terminer mes relectures du Grand monsieur du bois d'à côté, également. De plus, Comme le rouge est un projet qui me tient énormément à cœur, donc, je me dis que ce n'est pas plus mal si je le laisse encore un peu moisir avant d'attaquer son troisième jet. Comme ça, je serai vraiment certain de ne pas avoir agi dans la précipitation et d'avoir donné le meilleur de moi-même, ce que je n'ai pas vraiment tendance à faire avec mon rythme actuel. (Qui me fatigue et me frustre terriblement. -__-)

    Bref ! Les nouveautés vont se faire rares pendant un petit moment, mais c'est pour la bonne cause !


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  • 19/04/2016

     

    La réécriture du Grand monsieur du bois d'à côté est enfin terminée. Je crois que le texte se retrouve augmenté d'un peu plus de 15.000 mots. Au fil du temps, ce projet aura doucement pris du poids, haha. Il me semble que la première version devait faire quelque chose comme 25.000 mots. Celle qui se trouve actuellement en ligne en fait 38.000 et quelques. La prochaine (Et dernière) réécriture à venir fait.... voyons... je n'ai pas mon texte avec moi, donc je dirais qu'il fait presque 55.000 mots. Sans doute qu'il va y avoir des coupes, au moment des relectures, mais en tout cas, il restera dans les 50.000. :3

    Et donc, quand est-ce que je me déciderai à proposer cette dernière version ? J'espère courant mai. Pour le moment, ce projet va moisir quelques semaines dans un coin, le temps que je me le sorte de la tête. Et après... relecture, corrections, relecture, corrections... hum ! J'en suis déprimé d'avance, haha !

    N'empêche, ça fait quelque chose, de se dire que je vais enfin pouvoir laisser ce projet de côté... qu'il va arrêter de me hanter et de me prendre la tête. J'veux dire, c'est un projet vieux de plus de 6 ans !


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  • 13/04/2016

     

    Et donc, je ne m'en sors pas, avec la réécriture du Grand monsieur, haha !

    Je suis actuellement à la moitié de la partie 2 de l'épisode 8. Donc, il ne me restera plus ensuite qu'à réécrire l'épisode 9, mais... ça commence à faire long. @__@ D'autant qu'après ça, il faut que je relise et que je corrige, je suis vraiment en train de me demander quand je vais pouvoir attaquer le troisième jet de Comme le rouge à lèvres de mamans. Ça fait déjà un moment que j'aurais dû m'y mettre... la saison 1 d'Un long voyage touche à sa fin et je n'ai rien du tout pour remplacer ce projet, du coup. ARRRRGH !

    Mais, j'ai terminé l'épisode 7 d'Un long voyage et j'ai attaqué le premier jet de la seconde version du Petit Chaperon Rouge. (D'ailleurs, je me demande si je ne vais pas le renommer, ce projet... ) De ce côté là, je suis plus ou moins dans les temps. =p

    Et puis, il va falloir que je change les licences de mes textes... mais j'ai la flemme, pour le moment. La très TRÈS grosse flemme. Je pense faire ça au fur et à mesure.......... peut-être commencer par les nouvelles...... 'fin, ça me prend la tête d'avance, mais bon.


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  • 14/03/2016

    Hop, un peu de nouvelles !

    Donc, je suis toujours sur ma réécriture du Grand monsieur du bois d'à côté. Déjà plus d'un mois ! Merde, je ne pensais pas que ça me prendrait autant de temps. O__O J'en suis plus ou moins à la fin de l'épisode 5. Donc, j'avance, j'avance... mais quand j'ai commencé, j'étais persuadé que cette réécriture me prendrait un mois au grand maximum. Ahem !

    Sinon, j'ai attaqué l'épisode 7 d'Un long voyage. Soit le premier épisode de la saison 2. Yahou ! Bon, je ne sais pas encore trop comment tout ça va se goupiller. Je pense faire une pause entre la saison 1 et la saison 2, mais je ne sais pas encore trop de combien de mois. Hum... j'aimerais au moins commencer à proposer la saison 2 en ayant terminé, ou presque terminé, le premier jet de l'épisode 8. Histoire d'avoir de l'avance et d'éviter de trop stresser à la prochaine perte d'inspiration. De plus, je pense qu'il y aura certaines petites différences dans la saison 2 qui pourront... apparaître comme des petites incohérences avec la saison 1. C'est le risque, quand on décide de poster un texte avant de l'avoir terminé. -__-

    Pour le moment, en tout cas, pas trop de retard avec l'épisode 6. J'espère que ça va continuer comme ça, haha !

     


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  •  

    Courage, Elena !

     



     

    1

     



     

    En arrivant à la Shinra ce matin-là, Elena trouva Reno et Rude à leurs bureaux. Ce qui était déjà une anomalie en soi. D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle était généralement la première à arriver sur les lieux – ce en dehors de Tseng, mais l’homme occupant une autre pièce que la leur, ça ne comptait pas. Rude arrivait bon deuxième, ni trop en avance, ni trop en retard, tandis que Reno était un retardataire récidiviste. Tout juste s’il se donnait encore la peine d’inventer des excuses, toutes forcément plus bidons les unes que les autres, la vérité étant qu’il avait simplement un mal fou à se lever le matin.

     

    Rien d’étonnant, quand on connaissait son hygiène de vie !

     

    A l’entrée de la pièce, Elena n’en avait toujours pas franchi le seuil. Son regard était rivé sur ses collègues, dont le sérieux un peu trop soudain ne lui disait rien qui vaille.

     

    Les deux hommes avaient rapprochés leurs bureaux – comme ils avaient l’habitude de le faire quand ils voulaient discuter entre eux sans avoir à hausser le ton, et donc courir le risque d’être entendus par des gêneurs (Elle, en l’occurrence). Reno avait le dos voûté sur un amas de petits bouts de papiers, qu’il semblait passer en revue. Rude se massait le menton d’un air vaguement songeur. Ni l’un ni l’autre n’avait encore remarqué sa présence.

     

    — Je peux savoir ce que vous faites là ?

     

    Après un sursaut, les deux hommes avaient, l’un, levé les yeux par-dessus ses lunettes, l’autre, s’était retourné en s’avachissant sur son tas de feuilles, comme un magouilleur pris en fraude et qui cherche à dissimuler le fruit de ses mauvaises actions.

     

    — On bosse, ça se voit pas ? Lui répondit le roux, d’un ton qui n’avait franchement rien d’amical.

     

    Puis, avant qu’elle ne puisse répondre, il eut un geste impatient de la main :

     

    — T’es gentille, tu nous fous la paix !

     

    Et comme pour appuyer ses propos, Rude découvrit les dents et laissa échapper un grognement, destiné à lui signifier qu’elle ferait mieux d’obéir.

     

    Là-dessus, ils recommencèrent à conspirer entre eux, à voix basse.

     

    De plus en plus agacée, mais aussi intriguée, par leur comportement, Elena se mordit la lèvre. Elle en était encore à se demander comment en apprendre davantage, quand elle remarqua la présence de Tseng à ses côtés. Elle en fut si troublée qu’elle eut un brusque mouvement de recul. Ses joues se mettant à la picoter, elle vit son supérieur lui jeter un regard en coin. Puis, sans faire davantage attention à elle, il tapa dans ses mains.

     

    — Vous deux ! lança-t-il à l’intention de Rude et Reno. On a du travail pour vous : un mécontent écologiste du secteur quatre qui ferait un peu trop de bruit. Je crois qu’il serait bon de lui rappeler que notre patience à des limites.

     

    À ces paroles, Elena sentit son estomac se nouer. Il n’y avait pas longtemps qu’elle avait intégré la Shinra et, encore une fois, il semblait qu’elle allait être mise sur la touche.

     

    C’était arrivé à quelques reprises et, au fond, elle savait qu’elle aurait déjà dû en discuter avec son supérieur. Intégrer les Turks et être tenue à l’écart de leurs activités sur le terrain, ce n’était décidément pas normal. Seulement, chaque fois qu’elle tentait d’aborder le sujet avec Tseng, c’était comme si une parfaite idiote prenait possession de sa personne. Elle pouvait à peu près tenir des conversations banales en sa compagnie, mais quand il fallait aborder des sujets plus sérieux… des sujets qui nécessitaient généralement un tête-à-tête intimidant, alors, elle n’était plus bonne qu’à débiter des âneries. Difficile, dans ces conditions, de paraître crédible et d’espérer défendre sa cause !

     

    Comme Reno et Rude s’étaient levés (Le roux enfouissant avec vivacité les morceaux de papiers dans ses poches, tandis que son comparse pliait soigneusement quelques feuilles couvertes d’une écriture dactylographiée), la jeune femme sentit un regain de courage la submerger et inspira longuement. C’était trop bête ! Une mission toute simple comme celle-là, elle se sentait autant capable que ses collègues pour s’en charger !

     

    Décidée, elle tourna la tête vers son supérieur… qui, aussi vif et silencieux qu’un fantôme, avait déjà disparu. Le petit discours qu’elle s’apprêtait à débiter mourut dans sa gorge et elle sentit son humeur s’assombrir.

     

    Sans un mot, Rude et Reno passèrent devant elle. Elle leur adressa un regard morne, avant d’aviser l’étiquette à ses pieds. L’une de celles dont le roux avait gavé ses poches. Sa curiosité revenant la titiller, elle se baissa pour la ramasser. La déception s’imprima sur ses traits.

     

    Une série de chiffres et de lettres, qui ne lui disaient rien, assortis d’un tampon.

     

    Qu’était-elle censée comprendre à ce charabia ?

     



     

    2

     

    — Il faut que tu te secoues ! Tu n’es tout de même pas rentrée à la Shinra pour faire la potiche, non ?

     

    Le miroir lui renvoyait le reflet d’une blonde aux sourcils froncés, à la peau rendue maladive par l’éclairage plus que douteux de sa petite salle de bain.

     

    Une brosse à dents en main, qu’elle serrait entre ses doigts, elle soutint son regard un moment, avant de soupirer et de fléchir la nuque.

     

    La journée lui avait paru longue, et même interminable, sans la présence de ses deux collègues. Elle était encore assez peu familière de l’entreprise et n’y avait que quelques vagues connaissances, dont les discussions se résumaient le plus souvent à des familiarités sans intérêt. En bref, pas le genre de personne avec qui espérer passer le temps !

     

    Alors, elle avait vivoté, attendant que quelque chose se produise, supportant la conversation ennuyeuse d’un type d’elle ne savait plus trop quel service, qui l’avait finalement convaincue de regagner son bureau.

     

    Et Tseng qui ne s’était pas montré de la matinée, ni même de l’après-midi…

     

    Son expression ayant perdu toute sa combativité, elle redressa la tête et entreprit de se brosser les dents.

     

    Elle ne pouvait décemment pas accepter d’être tenue à l’écart, sous prétexte qu’elle était une nouvelle recrue. Rentrer chez les Turks avait nécessité qu’elle fasse ses preuves. Son supérieur, comme ses collègues, savaient qu’elle était compétente.

     

    Sa mâchoire se refermant sur sa brosse à dents, une lueur déterminée revint illuminer son regard.

     

    Demain, elle aurait une discussion à ce sujet avec Tseng. Il devait comprendre qu’elle ne pouvait accepter d’être humiliée plus longtemps !

     



     

    3

     

    La voix de Tseng se faisait entendre dans le couloir. La porte de son bureau était ouverte de moitié et elle pouvait le voir, assis, le dos droit, un combiné sans fil vissé à l’oreille.

     

    Nerveuse, la jeune femme l’épiait en se rongeant les ongles. Bientôt dix minutes qu’elle était là sans parvenir à trouver le courage de le déranger. Au moins lui faire savoir qu’elle avait besoin de lui parler… ce serait déjà un bon début. Mais non, rien à faire, elle ne parvenait pas à se décider et la chose n’arrangeait en rien son estime personnelle.

     

    Pourquoi fallait-il qu’il l’intimide autant ? Dans sa poitrine, son cœur s’emballa et elle se mordit le pouce.

     

    Allez, ma fille, un petit effort… ce n’est pas si compliqué !

     

    Elle prenait une longue inspiration et s’apprêtait à faire un pas en direction du bureau quand un rire, aussi bruyant qu’exaspérant, s’éleva. Elle tourna les yeux dans sa direction et vit que Rude et Reno approchaient. Le roux envoya plusieurs claques dans le dos de son comparse, babillant pour deux. Comme souvent, Elena se demanda par quel miracle des types aussi différents pouvaient être aussi proches.

     

    L’avisant, Reno leva une main et lança :

     

    — Regardez qui voilà !

     

    Le pas en avant, qu’Elena s’était apprêtée à commettre, se transforma en deux à reculons. Comme les deux hommes s’arrêtaient à sa hauteur, elle questionna :

     

    — Comment ça s’est passé hier ?

     

    Reno eut un large sourire, tandis que Rude levait le pouce.

     

    — Nickel ! L’a suffit que l’ami Rude fronce un peu les sourcils pour que l’autre se mette à faire dans son froc. Avec le discours qu’on lui a tenu, on risque plus d’entendre parler de lui !

     

    L’un comme l’autre en semblait particulièrement fier. Même Rude s’était permis un petit sourire en coin. Elena eut un froncement de sourcils.

     

    — Attendez un peu ! Qu’est-ce qui vous a demandé tant de temps, alors ? Le type a été difficile à trouver ?

     

    Ses collègues s’adressèrent un regard, avant que Reno n’enfonce ses mains dans ses poches.

     

    — T’occupes, d’accord ? Si Tseng t’interroge, t’auras qu’à dire que t’en sais rien.

     

    Comprenant qu’ils avaient encore profité d’un ordre de mission pour aller glander le reste de la journée, elle allait s’en exaspérer quand elle entendit Tseng prendre congé de son interlocuteur. Vivement, elle revint à lui et mena instinctivement son pouce à ses lèvres. C’était le moment idéal ! Il lui suffirait juste de pousser la porte… trois pas… peut-être quatre.

     

    Comme elle se rognait l’ongle, toute son attention dirigée en direction de sa cible, elle ne vit pas le sourire que Reno adressa à Rude. Et quand celui-ci vint lui passer un bras autour des épaules, elle sursauta.

     

    Elle ouvrit la bouche pour lui demander ce qu’il faisait, mais le roux, tout en se curant l’oreille, la devança :

     

    — T’sais, ça fait un petit moment qu’on t’observe. On peut pas dire que tu sois très douée avec les mecs, hein ?

     

    Avant qu’elle ne puisse répondre, Rude lui passa une main sous le bras.

     

    — On va te filer un petit coup de pouce.

     

    — Attendez ! Qu’est-ce que vous… ?

     

    Elle n’avait pas terminé sa phrase qu’elle se sentait violemment poussée en avant. Dans une petite exclamation, son épaule rencontra la porte du bureau de Tseng et elle se retrouva dans son champ de vision. Ce dernier leva très faiblement les sourcils, comme si son arrivée brutale ne méritait pas de réaction plus marquée que celle-ci.

     

    — Oui, Elena ?

     

    En panique, cette dernière eut un mouvement de recul. Dans le couloir, Reno et Rude avaient déjà pris la poudre d’escampette.

     

    De plus en plus nerveuse, elle revint à son supérieur, qui la fixait toujours. Elle déglutit puis, avec un sourire maladroit, dit :

     

    — Oh je… rien… je me demandais seulement si… (Une idée venant lui frapper l’esprit, elle leva un doigt et redressa le dos.) Du café ! C’est ça ! J’allais me prendre du café et je me demandais si vous en vouliez ?

     

    L’expression de Tseng se détériora à peine. En tout cas pas suffisamment pour qu’elle puisse deviner les sentiments qui le traversèrent à ce moment précis. Il avait d’ailleurs retrouvé toute sa maîtrise quand il répondit :

     

    — Eh bien… c’est aimable à toi, mais j’ai déjà tout ce qu’il me faut.

     

    Et disant cela, il lui désigna la cafetière à moitié pleine qui se dessinait à l’angle de son bureau…

     



     

    4

     

    — Idiote, idiote, idiote, pauvre idiote !

     

    Des deux mains, Elena se grattait les cheveux. Comment pouvait-on être aussi empotée ?!

     

    Enfermée dans un cabinet, assise sur l’abattant de toilette, la jeune femme se remémorait, non sans honte, sa fuite. Elle avait rigolé bêtement, sorti elle ne savait quelle banalité, s’était cognée à l’encadrement de la porte, avant de prendre ses jambes à son cou. Si après ça, Tseng ne la jugeait pas totalement inapte au travail de terrain, elle aurait une sacrée chance.

     

    Les joues encore en feu, elle redressa le dos. Son crâne vint cogner contre le mur derrière elle. Dans son malheur, elle était toutefois satisfaite que Reno et Rude ne soient pas restés à proximité pour assister à sa débâcle. La dernière chose dont elle avait besoin, c’était de subir leurs moqueries.

     

    Un reniflement lui échappa. Elle ne pouvait tout de même pas rester sur cet échec. Il fallait qu’elle essaye à nouveau… au moins encore une fois. Après ça, il ne lui resterait plus qu’à se résigner à son sort… ou à tenter d’avoir cette conversation avec Tseng au téléphone. Le connaissant, il exigerait de lui parler en face à face mais… dans le cas contraire, elle était certaine de conserver ses moyens si elle n’avait pas à affronter son regard.

     

    Oui, elle ne devait pas se laisser abattre. Elle était dans son droit le plus strict et n’avait rien à craindre de Tseng. C’était un homme intelligent, il ne faisait donc aucune doute qu’il comprendrait le bien fondé de sa réclamation.

     

    Sa combativité revenue, elle se redressait afin de quitter sa retraite, quand la porte des toilettes s’ouvrit. Deux voix féminines lui parvinrent, ponctués de rires brefs. Le son de talons sur le carrelage. Sa main s’arrêta à hauteur de la poignée, quand l’une des nouvelles venues laissa tomber :

     

    — Et devine qui est encore revenu à la charge ? Décidément, Reno est du genre têtu.

     

    Elena dressa l’oreille. Une conquête de son collègue, visiblement… une de plus. À croire qu’il les collectionnait.

     

    — Tu vas te laisser tenter cette fois ? questionna l’autre femme.

     

    L’un des robinets venait d’être ouvert. Un petit gloussement se fit entendre.

     

    — Peut-être… pourquoi pas ? Ce n’est pas qu’il me déplaise, mais je sais bien comment ça se termine avec ce genre de type.

     

    — Prends-le comme un passe-temps. Il n’y a pas de mal à se faire du bien, non ?

     

    — C’est vrai. Mais honnêtement, j’aurais préféré attirer le grand brun, là… tu vois de qui je veux parler ?

     

    — Un Turks ? Tseng, peut-être ?

     

    Un claquement de doigts, puis :

     

    — C’est ça, Tseng ! Beau gosse et haut placé. Ça, ça aurait été du gros lot !

     

    Les femmes se mirent à rire à l’unisson. Elena avait à présent collée son oreille contre le battant et fronçait les sourcils. Un soupçon de colère s’éveilla en elle.

     

    Entendre parler de son supérieur comme d’un trophée la mettait en rage.

     

    — En parlant de Turks, reprit la première femme. Ils ont une petite nouvelle dans leurs rangs…

     

    On ferma le robinet.

     

    — Je l’ai croisée une ou deux fois. Une blonde, c’est ça ? Petite, qui s’habille comme un homme.

     

    — Toi aussi, tu as remarqué ? Je veux bien qu’ils aient du travail de terrain… mais tout de même, à quoi ça rime de porter un costume le reste du temps ? Ça ne la met franchement pas en valeur !

     

    — Ça devrait te rassurer, non ? Pas de risque qu’elle intéresse son supérieur avec une allure pareille.

     

    — Vu comme ça !

     

    Elles se remirent à rire. Outrée, et les joues de nouveau en feu, Elena sortit brusquement de sa cachette pour jeter un regard incendiaire aux deux femmes. Celles-ci s’étranglèrent en la voyant. L’une d’elle eut un mouvement de recul si brusque qu’elle en lâcha son tube de rouge à lèvres, qui alla rouler sous les éviers.

     

    Non sans précipitation, elles quittèrent les lieux, sans doute peu désireuses d’assumer les conséquences de leurs bavardages. Les lèvres pincées, Elena les suivit des yeux.

     

    Si ces bécasses se permettaient de se moquer d’elle à cause de ses vêtements, elle n’imaginait même pas ce que l’on pourrait raconter si l’on savait qu’elle était tenue à l’écart. Pas question de se laisser faire plus longtemps. Il en allait de son honneur de Turks !

     



     

    5

     

    — Chef !

     

    Tseng releva les yeux du dossier qu’il était en train de compulser. Un pli de mauvais augure creusait son front, qui disparut en la reconnaissant.

     

    — Oui, Elena ?

     

    Toute tendue et ruisselante de sueur, Elena dû se faire violence afin de ne pas battre en retraite. De fait, elle avait l’air parfaitement mal à l’aise, plantée comme un piquet devant le bureau de son supérieur. Ses sourcils froncés lui donnaient un air farouche.

     

    — Il faut que je vous dise quelque chose… !

     

    Et comme il ne répondait rien, se contentant de la fixer avec cette tranquillité froide qui lui était familière, la jeune femme sentit sa détermination fondre. Son visage s’empourpra et elle dut détourner les yeux.

     

    — C’est à propos de mon travail ici…

     

    Allons, du courage ! De quoi est-ce que tu as peur exactement ? Au moins, s’il a une bonne raison de te laisser à l’écart, ce sera l’occasion de l’entendre. Calme-toi, respire, et lance-toi !

     

    Après une longue inspiration, la jeune femme revint à son supérieur. Mais alors que leurs regards se croisaient de nouveau, un frisson lui remonta le long du corps et son cerveau sembla se déconnecter. Impossible d’aligner un mot de plus. Elle ouvrit et ferma la bouche. Bafouilla quelque chose d’inintelligible. Puis sa conscience, partagée entre la panique et l’exaspération, décida qu’elle en avait assez fait comme ça et prit l’initiative de sauver les meubles à sa place.

     

    Ce fut pourquoi elle se retrouva soudain à sourire et à déclarer :

     

    — Je voulais que vous sachiez que c’est un grand honneur pour moi de travailler pour la Shinra. Et j’espère me montrer digne de la confiance que vous m’avez accordé en voulant bien m’inclure dans votre service.

     

    C’était dit avec tant de passion qu’elle en était transfigurée. Tseng cilla, mais ce fut tout ce qu’il lui laissa entrevoir de ses émotions. Impossible de savoir si elle venait encore de passer pour une parfaite idiote, d’autant que ce fut d’un ton tout à fait neutre qu’il déclara :

     

    — Dans ce cas, j’espère que tu continueras à faire preuve de sérieux dans ton travail. (Puis, refermant le dossier qu’il avait devant lui :) Pas comme ces deux-là.

     

    Le regard luisant, Elena répondit :

     

    — Bien sûr ! Vous pouvez compter sur moi !

     



     

    6

     

    Elena était avachie sur son bureau. Le visage disparaissant entre ses bras, elle était l’image même de la défaite.

     

    Dans la pièce, elle pouvait entendre Reno se lamenter, au moins aussi déprimée qu’elle.

     

    — Partout, j’te dis… on a regardé partout… c’est pas possible, mais qu’est-ce qu’on a bien pu en foutre ?!

     

    Face à lui, Rude avait croisé les bras. Pour un inconnu, son expression aurait eu quelque chose de franchement intimidant, sinon hostile. En vérité, il était simplement en grande réflexion.

     

    — Les femmes de ménage…

     

    — Ça ou on l’a perdue en chemin. S’asseoir sur tout ce fric… putain ! C’est pas vrai !

     

    Elena avait redressé le cou pour les observer. Elle vit le roux se cogner la tête contre le rebord de son bureau, tout en continuant de gémir. Rude avait pris un air encore plus inquiétant qui, cette fois, traduisait clairement sa frustration.

     

    D’une main, la jeune femme se massa la nuque. Puis elle ouvrit l’un des tiroirs de son bureau, avant de se lever.

     

    — Au fait… j’ai trouvé ça hier.

     

    Les deux hommes tournèrent les yeux dans sa direction. Puis le regard du roux s’agrandit en découvrant le morceau de papier qu’elle leur tendait. Il le lui arracha dans une exclamation, avant de se mettre à trépigner.

     

    — C’est lui ! Je rêve pas, hein ? Tu vois bien comme moi ?!

     

    Là-dessus, il le planta devant le nez de son collègue, qui l’inspecta un moment, avant d’opiner gravement du chef. Reno leva alors les deux bras au ciel et laissa échapper un cri de victoire. La seconde d’après, il bondissait sur ses pieds et disait :

     

    — Alors toi ! Toi, toi, toi ! T’es une championne ! Merde, sans toi, on pouvait dire adieu au pognon !

     

    — Ça vaut vraiment de l’argent, ce machin ?

     

    — Eh ? Tu l’entends ? Si ça vaut quelque chose ? La pauvre, on voit bien qu’elle sait pas ce que ça rapporte un ticket gagnant, dans un combat de Chocobos ! Dix contre un, personne n’aurait parié qu’il serait encore en vie pour se faire le dernier monstre !

     

    — Un combat de… ? Attendez un peu, c’est interdit par la loi de…

     

    Mais avant qu’elle ne puisse terminer sa phrase le roux la saisissait par les épaules et lui collait un baisé bruyant sur le front.

     

    — On te doit une fière chandelle. Sûr, on t’invite au resto dès qu’on a touché notre fric !

     

    L’instant d’après, lui et Rude disparaissaient dans le couloir. Les bavardages enjoués du rond accompagnèrent leur départ. Restée seule, Elena mena deux doigts à son front, avant de hausser les épaules et de laisser retomber sa main. Bah ! Après tout…

     

    Découvrant son poignet, elle consulta sa montre. Sa journée de travail venait de se terminer et la suivante ne s’annonçait pas plus stimulante. Peut-être même encore plus ennuyeuse.

     

    Avec un soupir, elle retournait à son bureau avec l’idée de rassembler ses affaires, quand Tseng passa le pas de la porte. Son cœur manqua un battement, tandis qu’il faisait le tour de la pièce du regard.

     

    — Reno et Rude sont déjà rentrés ?

     

    — Ils sont partis il n’y a pas deux minutes.

     

    — Dommage… j’espérais qu’ils pourraient nous accompagner.

     

    Puis, comme Elena le regardait sans comprendre, il ajouta :

     

    — Est-ce que tu as du temps pour prendre un verre ? Ce sera l’occasion de discuter un peu de ta première mission sur le terrain.

     

    Écarquillant les yeux, la jeune femme sentit une douce chaleur se répandre en elle. Les nuages qui menaçaient d’obscurcir sa soirée se dissipèrent et ce fut avec un peu trop de vigueur qu’elle répondit :

     

    — Avec plaisir !

     

    Erwin Doe ~ 2016

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  • 11/02/2016

    Un peu de nouvelles, depuis le temps.

    Pour commencer, j'ai terminé la troisième nouvelle de Pendant ce temps, sur Gaïa. Il faut encore que je la relise, mais elle devrait bientôt apparaître dans le coin. Niveau taille, elle sera déjà un peu plus épaisse que les deux précédentes.

    Avec ça, j'ai terminé la réécriture de l'épisode 6 d'Un long voyage. Au final, il passe de 11 parties à 12 et... avec un peu de chance, il ne devrait pas y avoir de retard dans les publications. (Mais bon, je me connais... !)

    Et puis, j'ai repris Le grand monsieur du bois d'à côté. Cette version finale va me demander un peu plus de temps que prévu, je pense. Au final, je vais changer la narration, pour qu'elle soit similaire à celle du dernier épisode (Présent +  narrateur davantage présent). Je ne sais pas encore trop quand j'en aurai terminé avec elle... dans le courant de l'année c'est sûr, mais quand... !

    Je ne sais d'ailleurs pas si je retaperai tous les épisodes en une fois... sans doute plutôt faire trois par trois... histoire d'attaquer autre chose entre deux.

    En tout cas, que ce soit après le Grand monsieur ou pendant, le prochain projet que j'attaquerai sera la réécriture de Comme le rouge à lèvres de mamans.

     

     

     


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  • 19/01/2016

    Deuxième partie de l'épisode 6 d'Un long voyage postée, une nouvelle année qui commence, un nouveau projet quasiment achevé... et pas mal de trucs à dire.

    A partir du mois prochain, je pense attaquer le 3ème (Et dernier) jet de Comme le rouge à lèvres de mamans. Un roman gothique dont j'avais déjà parlé quelque part... il devrait remplacer Le grand monsieur du bois d'à côté, même si je ne suis pas encore certain de savoir quand je pourrai commencer à le proposer ici. En milieu d'année, j'espère... mais c'est un beau bébé (Un peu plus de 130.000 mots il me semble), donc...

    Ensuite, j'hésite. Parce qu'encore une fois, j'ai un peu tout laissé en plan pour me consacrer à autre chose. C'est un problème que j'ai envie de régler cette année. Ne me concentrer que sur une histoire et la terminer.

    J'ai un projet de Fanfiction sur l'univers de Zelda qui, logiquement, devrait apparaître en fin d'année, sinon l'année prochaine... je pense... j'espère... je crois ! The Legend of Zelda - L'ombre du héros sera une aventure originale. Elle ne prendra place dans aucun des jeux déjà sortis, ni, sans doute, dans la chronologie officielle de la série. Ça faisait un moment que je voulais écrire un texte sur cette série de jeux vidéo, que j'adore mais d'une force, sans n'avoir jamais vraiment trouvé d'idées. L'ombre du héros s'inspirera (Et réutilisera certaines idées et éléments) des jeux Ocarina of Time et Twilight Princess, ce qui donne déjà un aperçu de son ton. Le premier jet est presque achevé... j'ai eu un gros craquage lors de son dernier épisode, et j'ai dû mettre ce projet de côté. Mais grosso-modo, il ne me reste qu'une dizaines de scènes à écrire.

    Le premier jet avoisinera sans doute les 100.000 mots et le projet se découpera en neuf épisodes. Je pense que le second jet va être... compliqué sur certains points. J'attends la relecture avec une certaine appréhension, j'avoue.

    Ensuite... qu'est-ce que j'ai de prévu ? J'ai toujours Acier (Mis de côté lui aussi, honte à moi ) et Si telle est la volonté de Dieu, sans parler d’innombrables autres projets qui se sont soudains débloqués dans mon petit esprit. Mais comme je veux éviter de me disperser cette année, je pense que mon prochain projet sera la V2 de ma réécriture du Petit chaperon rouge, dont on peu découvrir un peu l'univers dans ma nouvelle Le loup et la fillette.

    Il faut aussi que je travaille sur la saison 2 d'Un long voyage. Ce qui me fait déjà un petit nombre de projets sur lesquels bosser.

    Je ne veux pas trop me surcharger cette année. Je veux surtout terminer ce que j'ai commencé et avoir du temps pour mes autres activités. Si je pouvais en plus proposer une ou deux nouvelles, et continuer Pendant ce temps sur Gaïa, ce serait génial.


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  •  

    On n’est pas bien, là ?

     

     

     

    — Aaah, on n’est pas bien là ?

     

    — Mh… !

     

    Midgar, un début d’après-midi, quelque part sur les hauteurs de la tour Shinra. Le soleil tapait fort, trop fort, même, aux dires de certains, qui commençaient à en avoir assez de la canicule installée sur la ville depuis bientôt deux semaines.

     

    — Putain, mais qu’est-ce qu’on est bien !

     

    Mais tous, comme nous le remarquons, ne s’en plaignaient pas et, parmi eux, Reno et Rude étaient de loin les premiers à profiter de la situation climatique.

     

    Au cours d’une journée passée à jouer au chat et à la souris avec un Tseng bien décidé à leur mettre sur le dos une mission particulièrement ingrate, les deux compères étaient tombés sur ce coin excentré de la compagnie – ce après que le roux ait fait remarquer à son compagnon : « Hé, dis donc, l’est pas une peu bizarre ce plafond ? ». Poussiéreux, certainement inconnu du plus grand nombre, et de leur supérieur en particulier, l’endroit n’avait franchement rien d’accueillant. La vue y était déplorable et seul un système de trappe y menait. Une trappe que l’on ne pouvait atteindre qu’à l’aide d’une échelle, qu’il fallait ensuite se fatiguer à remonter si l’on ne voulait pas être découvert, mais… enfin ! Dans le genre tranquille, on ne faisait pas mieux.

     

    Étendus sur des chaises longues, installées là au début de l’arrivée du beau temps, les deux Turks se prélassaient au soleil. Reno avait fait tomber chemise et cravate, et n’avait plus que son maillot de corps et son pantalon sur lui, qui lui-même était retroussé jusqu’à mi-mollet. Les pieds nus, les jambes croisées, sa décontraction jurait aux côtés de l’attitude de son comparse.

     

    Là où Reno était l’avachissement incarné, Rude incarnait plutôt la rigidité du maître d’hôtel qui ne compte ni froisser son costume, ni encore moins se dépeigner… pour peu qu’il ait des cheveux, cela s’entend !

     

    Ses lunettes noires bien enfoncées sur son nez, il avait le front et le crâne luisants de crème solaire. C’était tout juste s’il avait accepté de desserrer sa cravate de quelques centimètres.

     

    Unique fantaisie : lui aussi s’était permis de retirer chaussures et chaussettes.

     

    Reno tendit une main en direction de sa bière, placée dans le porte-gobelet de son siège (LA raison pour laquelle il avait accepté de mettre un peu plus cher dans ce modèle, plutôt que de se contenter du jumeau de celui de Rude). La canette était encore fraîche et ce fut avec une délectation tout juste un tantinet exagérée, qu’il s’envoya quelques gorgées pétillantes dans la gorge.

     

    Un « Aaaaah ! » de contentement plus tard, le roux accepta le paquet de cigarettes que lui tendait le chauve, s’en colla une entre les lèvres et l’alluma. Puis il plaça une main derrière sa nuque et, tout en crachant un nuage de fumée, questionna :

     

    — Tseng t’a repéré ?

     

    Un grognement lui répondit.

     

    — Il devait encore avoir une sale mission à nous refiler, hein ? J’imagine ça d’ici.

     

    — Un problème au niveau des taudis…

     

    — Forcément ! Le genre qu’on pourrait refiler à du soldat de base, mais non. Faut bien qu’on justifie notre paye !

     

    — Il marchait devant. Il m’a suffit de faire marche arrière à l’angle d’un couloir.

     

    Reno s’esclaffa.

     

    — Et il a continué de causer tout seul, je parie ? Non ! Quel crétin !

     

    — Toi ?

     

    — Moi ? Rien ! Une anguille, un rase-mur professionnel. À peine si on m’a repéré à l’entrée.

     

    — Mh…

     

    — Va bien être obligé de refiler le boulet à Elena, du coup.

     

    — Mh !

     

    — Pff ! Ça lui apprendra, tiens, à jouer les lèche-pompes à celle-là !

     

    Vivement, le roux mena une main devant son regard. Un vilain rayon de soleil venait de l’aveugler et il grogna, avant de tourner le visage sur le côté. Il avisa alors Rude, sa dégaine, son crâne luisant ridicule. D’un doigt, il se gratta la joue.

     

    — T’es sûr que tu veux pas te dépoiler un peu ? Non parce que tu dois crever de chaud !

     

    En réponse, Rude porta une cigarette à ses lèvres et l’alluma. Son silence buté était une réponse suffisamment éloquente pour que Reno n’insiste pas, mais… tout de même ! Ce type savait vraiment pas se relaxer.

     

    Il tira sur sa propre cigarette, une main portée en visière. Dans son porte-gobelet, sa canette ruisselait de gouttes de condensation. Elles se déplaçaient lentement, lentement, le long de sa surface, avant de s’écraser dans le fond du support.

     

    — Au fait, t’as revu la grande brune de la dernière fois ?

     

    — Mh !

     

    — Et alors ? Ça l’a fait ?

     

    En réponse, Rude eut un sourire en coin arrogant, assorti d’un « Mf ! ». Dans un rire, Reno lui envoya un coup de coude.

     

    — Forcément ! Forcément ! Sacré Rude, va ! Toujours le meilleur !

     

    Au même instant, le rayon qui le harcelait revint à la charge, plus violent que jamais. Reno reporta la main devant son visage, ferma un œil, pesta, avant de se jeter sur les pieds et de rager, les poings tendus en direction des cieux :

     

    — Non mais c’est pas vrai ! Qu’est-ce qu’il a ce con de soleil ? Il me cherche ou quoi ?!

     

    — Reno !

     

    D’un mouvement vif, il vit les doigts de Rude plonger sous sa veste de costume, et en sortir une paire de lunettes de soleil. Le chauve la lui tendit. Reno lorgna dessus, arrêta son regard sur le crâne reluisant de l’autre, avant de s’en saisir.

     

    Il se laissa retomber sur sa chaise, se les ficha sur le nez, croisa les jambes et fit pendre ses bras de part et d’autre des accoudoirs. Son pied droit vint gratter son mollet gauche, puis :

     

    — Non mais sérieux, on n’est pas bien, là ?

     

    Erwin Doe ~ 2015

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  • 27/12/2015

    Hop, hop ! Je viens de terminer la seconde fanfic de "Pendant ce temps, sur Gaïa...". Cette fois, les personnages en seront Reno et Rude. C'était un duo qui m'amusait déjà beaucoup dans FF7, et je crois d'ailleurs que Reno a toujours été mon personnage préféré. Alors qu'on ne le voyait pas tant que ça dans le jeu, mais... j'sais pas, j'avais quelque chose avec lui. (Et même, j'adorais les Turks tout court... bien qu'ils soient plutôt une belle équipe de salauds, quand on y pense.)

    Bref, la nouvelle devrait être postée demain... sans doute ! Si j'ai le temps de la relire. En attendant, je vais aller m'occuper du PDF et de l'Epub de l'épisode 9 du Grand monsieur !


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  • 20/12/2015

    Bon, j'ai souffert, parce que les relectures étaient vraiment pénibles, mais ça y est, le dernier épisode du Grand monsieur du bois d'à côté est posté ! Pfooooua ! Ça fait du bien de se dire qu'on en a enfin terminé avec ce projet ! Même si, pas tout à fait, vu que j'ai prévu de faire une dernière relectures (Voir réécriture si besoin) de l'ensemble avant de proposer un fichier avec tous ses épisodes... mais ça, ce sera pour plus tard ! Pour le moment, je vais laisser le tout se reposer un peu.

    Sinon ! Je devrais avoir moins de retard que prévu sur l'épisode 6 d'Un long voyage. Si tout se passe bien, le 3 janvier, la première partie devrait être postée. Pas que je pense en avoir terminé avec sa réécriture d'ici là, mais... au final, je n'ai pas l'impression qu'il y ait tant de boulot que ça sur les premières parties. Donc !

    Quoi d'autre ? Il faut que je continue d'écrire mes fanfics sur FF7... j'aurais dû attaquer la seconde nouvelle aujourd'hui, mais au final, pas trouvé le temps pour ça. J'aimerais attaquer le troisième jet de Comme le rouge à lèvres de mamans d'ici février... et j'aimerais encore plus pouvoir commencer à proposer ce texte d'ici mai / juin. Avant si possible, mais dans ces dates là sinon. (Enfin, rien n'est encore sûr !)

     


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