• 10/06/2017

     

    Je reprends doucement du service.

    Hier, j'ai posté la sixième partie d'Ombre. D'ailleurs, je viens juste de terminer sa réécriture ! Une bonne chose de faite. :) Et, du coup, je pense que ce premier épisode sera découpé en 32/33 parties. Oui ! Nous sommes encore bien loin de la fin. J'aimerais bien attaquer sa suite cette année, d'autant que je me suis plus ou moins débloqué dans ce projet. Peut-être pour le Nanowrimo... nous verrons bien !

    Avec ça, j'ai repris la correction du Grand monsieur du bois d'à côté. Je pense que la dernière partie de l'épisode 8 ne devrait plus trop tarder à arriver. Je pense ! Parce que me connaissant, la dépression peut me retomber dessus entre deux et me faire mettre de nouveau ce projet de côté. 2017 est une année sacrément violente, pour ma dépression... je suis en train de me demander dans quel état je vais terminer l'année, ahem !

    Reste l'épisode 2 d'Un long voyage, sur lequel je me galère toujours. Le ras-le-bol vis-à-vis de ce projet est à son paroxysme. Pourtant, il ne me reste plus grand-chose à corriger de cet épisode... mais je suis en plein dans les parties qui me prennent le plus la tête. J'ai l'impression que tout est absolument médiocre et que ça ne vaut pas la peine que je me prenne davantage la tête avec. Bref ! C'est pas la joie !


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  • Épisode 1 : L’Ombre qui dévorait un cadavre


    6

    Le drame a pour cadre un quartier ouvrier, à cette heure déserté par plus de la moitié de sa population. Au moment où les Brigades étaient alertées, les uns se levaient ou se préparaient pour rejoindre les bancs de l’école, tandis que les autres avaient depuis longtemps quitté la chaleur de leurs draps, pour satisfaire aux exigences d’un travail souvent dur et mal payé. Quant au dernier tiers, composé surtout de femmes au foyer, il s’adonnait à ses activités quotidiennes, parfois sur le son d’une radio, souvent sur les pleurs et les appels d’enfants en bas âge.

    Dans la rue du crime, la plupart des ménagères ont gagné le pas de leurs portes, où elles se réunissent en petits groupes aux chuchotements de conspirateurs.

    Leur arrivée provoque une certaine agitation au sein de ces entités bourdonnantes. Les regards se font plus acérés, les commérages plus rapides et Jonathan comprend combien il est chanceux que sa lycanthropie ne puisse être discernable à l’œil nu. Il n’ose imaginer quel effet celle-ci aurait eut sur cette ambiance où la terreur se mêle avec un peu trop de force à la colère.

    Près de la maison du crime stationnent plusieurs véhicules. Peinture noire et portières blanches, où s’exhibe un logo : le loup hurlant des Brigades Spéciales.

    De taille modeste, l’habitation est faite de briques rouges et ne comporte qu’un étage. Sur le pas de la porte, un homme en faction. L’individu porte l’uniforme sombre de sa profession, aux épaulettes aussi blanches que ses gants. Un grand type à la moustache fournie et au début d’embonpoint, bien plus proche de la quarantaine que de la trentaine.

    Comme Elyza et Jonathan s’avancent dans sa direction, il fronce les sourcils. Elyza, qui ne le reconnaît pas, fait signe à Jonathan de rester en retrait. Puis elle s’approche et dit, en désignant la porte :

    — Je rentre.

    Comme s’il cherche à l’impressionner, l’agent se redresse de toute sa taille.

    — Les civils n’ont rien à faire ici, jeune fille !

    — L’imbécile ! Tu ne vois pas mes deux ombres, là ?

    L’homme baisse les yeux en direction de ses ombres, dont l’une semble gratifiée d’une vie propre. Il reporte son attention sur Elyza, qui le fixe, puis sur ses ombres, puis sur Elyza de nouveau. Mais quelque chose le dérange. Sans doute l’apparence de son interlocutrice ne colle-t-elle pas avec l’idée qu’il se fait d’une représentante de l’Ordre. Sous sa caboche, les deux images refusent de fusionner. Elles se repoussent, s’échinent à nier l’évidence et c’est finalement la suspicion qui l’emporte. Son visage s’empourpre, sa moustache frétille de colère et, avec l’expression de celui à qui on ne la fait pas, il déclare, catégorique :

    — Ce n’est pas un lieu pour les enfants ! Allez, ouste, merdeuse ! Fiche-moi le camp !

    Lui répond un large sourire de la part de la merdeuse en question.

    La suite se passe trop vite pour que ni Jonathan, pas plus que la victime, n’aient le temps de réagir. Un cri de douleur éclate. Celui que produisent des cordes vocales quand un genou est violemment frappé par une chaussure à grosse semelle.

    Une bordée de jurons plus tard, un homme et une femme font leur apparition sur le perron et trouvent l’agent en train de sautiller sur une jambe, l’autre maintenue entre ses mains. Elyza termine d’allumer sa cigarette et lève une main en guise de salut.

    — Comment va, Bébert ?

    L’interpellé – un grand type rasé de près, aux cheveux poivre et sel et à l’allure quelque peu négligée – la dévisage.

    — Gardienne, la salue-t-il sèchement, avant de se tourner vers son subordonné sautillant. Marcel ! Et si tu arrêtais de te donner en spectacle ? Belle image pour les Brigades, franchement !

    — Je sais pas comment vous les formez, vos gars, mais faudrait songer à revoir votre programme !

    Le dénommé Marcel cesse de gémir et tente de se tenir à peu près convenablement. Ce qui, en équilibre sur une seule jambe, n’est pas très convaincant.

    — Ce qu’il y a à revoir, Gardienne, c’est votre comportement. Je ne suis pas censé accepter que vous frappiez mes hommes.

    — Et moi je ne suis pas censée accepter qu’ils me manquent de respect, ni qu’ils essayent de me barrer le chemin… qui est aussi celui de l’Ordre, hein, je te le rappelle. Un petit nouveau, j’imagine ?

    Son interlocuteur ferme les yeux et se pince l’arête du nez entre deux doigts. La femme derrière lui, une brune aux cheveux très courts et à la peau noire, porte elle aussi l’uniforme des Brigades. Un simple agent, tout comme le collègue Marcel, contrairement à Barnabé qui a déjà du galon.

    — Il n’est pas chez nous depuis une semaine. Je l’avais pourtant prévenu de votre visite.

    — Tu lui as dit à quoi je ressemblais, au moins ?

    — J’avais autre chose à penser, figurez-vous…

    — C’est pourtant pas la première fois que ça arrive, lui rappelle Elyza en secouant la tête. Faut que j’en estrope combien pour que tu finisses par comprendre ?

    Barnabé pousse un soupir et rouvre les yeux. Il a le visage émacié et des yeux gris. Son allure générale est celle d’un homme que la vie n’a pas épargné. Les épaules tombantes, la gabardine trop large pour son gabarit, il désigne l’habitation d’un geste de la tête.

    — On a trois victimes : deux adultes et un enfant.

    — Et les coupables ?

    Il hausse les épaules.

    — Des Surnaturels, c’est tout ce qu’on sait. Et vu le peu qu’ils nous ont laissé, impossible d’être catégorique quant à l’espèce concernée.

    Puis son regard se porte en direction de Jonathan, qui se tient toujours en retrait.

    — Qui est-ce ?

    Elyza lui adresse un coup d’œil par-dessus son épaule et lui fait signe de s’approcher.

    — Mon assistant.

    — Je pensais avoir eu Théodore au téléphone…

    — C’était lui. Mais vu qu’il m’est pas bien utile de jour, j’ai dû embaucher du renfort.

    Une nouvelle qui ne semble pas du goût de son interlocuteur, bien qu’il n’émette aucun commentaire.

    — Vous voulez vraiment qu’il entre avec nous ?

    Elyza laisse tomber sa cigarette, qu’elle écrase sous sa semelle.

    — Il est là pour se former. (Et à l’intention de Jonathan :) Si tu sens ton petit-déjeuner te remonter dans la gorge, essaye d’aller le rendre dehors.

    Comme quatre paires d’yeux se braquent sur lui, dans l’attente d’une réponse, Jonathan se crispe et bredouille :

    — Heu… je… je ferai de mon mieux.

    Ce qui ne paraît pas satisfaire son public, celui-ci l’imaginant déjà en train de leur saloper la scène de crime. Une erreur, bien sûr, car Jonathan ne craint pas la vue du sang. Du reste, et comme beaucoup de Surnaturels, il a connu quelques tableaux insoutenables.

    L’odeur, en revanche, pourrait lui poser problème. Ils n’avaient pas encore atteint l’habitation, qu’il pouvait déjà la sentir. Infecte, écœurante, violente et bestiale. Elle malmène son odorat développé.

    — Dans ce cas…, soupire Barnabé, avant de les inviter à le suivre.

    À peine ont-ils pénétré à l’intérieur que Jonathan pousse un couinement de surprise et se pince vivement le nez. Il règne sur les lieux l’odeur du sang, des entrailles, mais aussi de la peur, auxquelles se mélange une autre, nettement plus agressive et puissante.

    Elyza, qui se pince aussi le nez, lui décoche un regard, avant de suivre Barnabé en direction du salon. Là, d’autres membres des Brigades s’activent et, entre deux flashs d’un appareil photo, on s’interpelle. Un homme manque de les bousculer à leur entrée et passe dans le couloir. Jonathan s’écarte sur le côté, puis s’avance dans la pièce.

    Il s’agit d’un salon tout à fait commun, si l’on exclue le sang qui imbibe le canapé et la moquette. On en trouve également des traces sur les murs et les meubles, où il forme des constellations brunâtres. La table basse est renversée, mais hormis ces quelques détails, l’endroit n’a pas subi de dégradations. En fait, le plus terrible reste le sang, tout ce sang qui forme une tâche impressionnante au milieu de la pièce.

    C’est presque comme s’il n’y a pas eu de confrontation, comme si les victimes n’ont pas vraiment cherché à se défendre ou à fuir, comme si tout s’était déroulé ici, à l’emplacement de cette souillure macabre.

    Deux hommes s’affairent autour, leur matériel de photographie en main. Les flashs des appareils ne cessent d’illuminer l’horreur sanguinolente qui s’exhibe au pied du canapé, incarnation de ce qu’il reste des victimes. Quelques os, parfois brisés, d’autres fois rongés, quelques lambeaux d’entrailles, également, et de peau, qu’on peut voir pendre à la table basse ou écrasés aux murs. Rien de plus. Les agresseurs, quels qu’ils soient, devaient posséder une mâchoire puissante, suffisamment en tout cas pour réduire les os en miettes et, surtout, les crânes dont il ne reste pas la moindre trace – à l’exception de dents égarées.

    Elyza s’est approchée des restes, qu’elle inspecte en écoutant d’une oreille les explications de Barnabé. Au milieu de son discours, elle le coupe pour questionner d’une voix de canard :

    — Des signes de lutte ailleurs ?

    — Non. (Barnabé a dissimulé le bas de son visage derrière un mouchoir.) Ni ici, ni là-haut. L’enfant a sans doute été tuée dans son sommeil.

    — Et les parents ?

    — On suppose qu’ils n’ont pas eu le temps de réagir.

    — Les voisins ?

    — N’ont rien vu, rien entendu.

    — Et merde !

    — Et pas de signe d’effraction non plus. Soit ils étaient inconscients au point de ne pas fermer leur porte à clef, soit ils ont fait entrer de plein gré leur agresseur.

    Puis, avec un signe du menton en direction du couloir :

    — Vous voulez voir la troisième victime ?

    — Ouaip ! En tout cas ce qu’il en reste.

    Suivi d’Elyza, Barnabé quitte la pièce. Jonathan ne les imite pas. Toute son attention accaparée par les vestiges du carnage, il sent gronder en lui sa partie animale. Son état second est toutefois davantage dû à la puanteur ambiante, qu’à sa conscience de prédateur.

    — John ? Hé ! Qu’est-ce que tu fous ?

    Il lui faut quelques secondes pour saisir que c’est à lui qu’on s’adresse. Avec un haussement de sourcils, il se tourne vers Elyza. Son regard absent la traverse, comme si elle n’existe pas, avant que sa conscience ne daigne redescendre sur terre. Il secoue la tête, porte une main à son front et, contrarié de s’être laissé aller, la rejoint.

    — Dis donc, tu tires une de ces tronches ! lui fait-elle remarquer. T’es sûr que tout va bien ?

    Pour toute réponse, Jonathan grimace. Il a du mal à parler, la tête lui tourne et ses yeux irrités larmoient. Tout en sortant son paquet de cigarettes, Elyza lui dit de sa voix de canard :

    — Tu peux aller prendre l’air, si tu veux. J’en ai pas pour très longtemps.

    Une proposition qu’il aurait préféré pouvoir refuser. Malheureusement, il sent que son corps ne tiendra plus le choc très longtemps. Trop d’odeurs… beaucoup trop d’odeurs. Il faut qu’il sorte de là !

    — Si ça ne te fait rien…, répond-il d’une voix tout aussi comique que celle de son interlocutrice.

    D’un signe de tête, elle lui signifie que ça lui est égal. Puis elle lui envoie une tape sur le bras et va rejoindre Barnabé, qui l’attend sur les premières marches d’un escalier. Après leur départ, Jonathan se retrouve seul dans le hall d’entrée.

    N’y tenant plus, il se précipite à l’extérieur, manque de percuter l’agent Marcel, et gagne l’autre côté de la rue. Seulement alors, il cesse de se pincer le nez pour prendre de longues et avides goulées d’air.

    Erwin Doe ~ 2017

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  • 27/05/2017

     

    Eh bien ! Comme je le pensais, j'ai bien payé ma productivité du mois de mars, haha ! Presque deux mois sans donner de nouvelles dans le coin. Décidément !

    D'autant que je ne reviens pas forcément avec de bonnes nouvelles. En fait, je n'ai avancé sur rien... ou plutôt ! J'ai terminé la réécriture de l'épisode 8-2 du Grand monsieur, mais pour ce qui est des corrections... c'est pas prévu pour maintenant !

    Idem, j'ai commencé à corriger l'épisode 2 d'Un long voyage, mais pas terminé... et niveau motivation, faut vraiment pas me demander d'y toucher en ce moment.

    Quant à Ombre... j'arrive à la fin de sa réécriture. C'est déjà ça ! Mais pour ce qui est de poster les parties suivantes ici... là aussi, va falloir attendre un peu. ^^'


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  • 29/03/2017

     

    Du coup, je devrais proposer la réécriture de l'épisode d'Un long voyage ce week-end. Peut-être avant, si j'ai le temps, mais sinon, sûr ce week-end. :D

    Aussi, j'ai réussi, semble-t-il, à me débloquer avec ma fanfic The legend of Zelda : L'ombre du héros. Les idées me sont tombées dessus ce matin, pouf ! Moi qui pensais devoir la mettre de côté pendant un petit moment, il y a des chances pour que je puisse la réécrire en entier cette année. J'espère, en tout cas ! Car si je n'ai pas à subir d'autres blocages, je devrais pouvoir commencer à poster cette fanfic l'année prochaine. Ce qui serait bien cool ! Vu que pour le moment, je n'ai que deux épisodes en stock pour la saison 2 d'Un long voyage, et rien d'autre à côté.

    D'ailleurs, en parlant de la saison 2 d'Un long voyage, j'aimerais bien la faire apparaître dans le coin vers septembre / octobre. Ça dépendra comment la relecture de la saison 1 progresse... mais avec un peu de chance, l'épisode 7 devrait pointer le bout de son nez cette année.

    Pour ce qui est d'Ombre, je réfléchis à proposer un minimum de 5 nouvelles parties par mois... ce qui va me demander de reprendre rapidement sa réécriture !

    Et donc, avec l'épisode 8-2 du Grand monsieur du bois d'à côté qui devrait être posté le mois prochain, voilà pour les dernières nouvelles !


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  • Ombre, épisode 1 : l'Ombre qui dévorait un cadavre

     

    5

     

    À son arrivée, il trouve stores et volets tirés, ce qui lui fait craindre d’être arrivé trop tôt. Il devine qu’Elyza a dû passer une partie de la nuit debout, à arpenter les rues de son territoire et, sans doute, dort-elle encore. Toutefois, l’écriteau qui pend derrière la vitre de la porte d’entrée le détrompe, celui-ci indiquant que les bureaux sont ouverts.

    Comme la veille, personne n’est là pour l’accueillir. Un peu gêné, il s’essuie les pieds sur le tapis. Une voix s’élève depuis la pièce voisine :

    — C’est toi Jonathan ?

    Comme la porte qui y mène est entrebâillée, il s’en approche et répond, sans oser l’ouvrir davantage :

    — Heu… désolé, je suis peut-être un peu en avance.

    — Au contraire, t’arrives pile-poil au bon moment ! Viens par ici, j’ai presque terminé.

    Il porte donc la main à la poignée et pénètre dans une large pièce, servant à la foi de séjour, de salle à manger et de salon. Ce dernier en occupe le centre et se compose d’un tapis, d’un fauteuil, ainsi que d’un canapé usés. Pour compléter le tableau, une table basse encombrée de journaux.

    Tout au fond, sur la droite, une porte donnant sur la cour. Face à Jonathan, un couloir sombre et, à sa gauche, une table et quelques chaises, près d’une porte close. Elyza, qui termine son petit déjeuner, l’accueille d’un hochement de tête. Dans sa main, une cigarette et, près de son coude, un cendrier aux trop nombreux cadavres.

    Non sans étonnement, il découvre également Théodore, assis à la droite d’Elyza. Il le salue, mais tout ce qu’il obtient se résume à un regard aussi froid qu’hostile.

    — Ma parole, t’es tombé du lit ou quoi ? lui lance la jeune femme en tirant sur sa cigarette. Faut croire que t’es motivé ! Du café ?

    Et d’un geste du menton, elle lui désigne la chaise qui lui fait face.

    — Sans façon, merci, lui répond Jonathan en s’y installant.

    — Et c’est que tu t’es encore mis sur ton trente-et-un ! T’sais, ton entretien c’était hier, je t’en voudrai pas si tu reviens à la normale maintenant.

    — Je pensais avoir fait simple…

    — Ah ouais ? Bah purée, on doit pas avoir la même notion de simplicité ! Mais écoute, tu fais comme tu le sens… juste, je dis ça, c’est parce que dans notre métier, ses fringues, on les garde jamais bien longtemps en bon état… à la première emmerde, on a toutes les chances de les foutre à la benne aussitôt de retour chez soi !

    À l’idée d’abîmer ses précieux costumes, Jonathan sent le sang se retirer de son visage. Car s’il y a bien quelque chose de précieux, pour un lycanthrope, c’est sa garde-robe. Les siens y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux, d’autant que celle-ci fait leur réputation. Un lycanthrope ne possédant pas les moyens de se vêtir convenablement n’attire pas facilement le respect de ses pairs.

    — Je n’avais pas pensé à ça… je porterai quelque chose de plus adapté la prochaine fois.

    Bien que l’idée de revêtir l’affreux costume découvert au fond de sa malle lui donne déjà de l’urticaire. Quoiqu’il en dise, il n’est pas certain de pouvoir s’y résigner.

    Théodore, tout en conservant son mutisme, le fixe avec une intensité qui le met rapidement mal à l’aise. Dans l’expression du vampire, il lit un il ne sait quoi qui le trouble. Il préfère éviter son regard et l’ambiance, déjà lourde, ne tarde pas à devenir étouffante.

    Elyza, par contre, lui semble tout à fait détendue. Elle termine tranquillement son café et a écrasé sa cigarette dans le cendrier, où elle continue de produire une longue volute de fumée. Jonathan a presque l’impression qu’elle ignore Théodore.

    Comme le silence s’éternise, un peu plus terrible à chaque seconde, il se tourne finalement vers le vampire. Ses lèvres, d’abord, se pincent, puis il questionne, dans l’espoir de briser un peu la glace :

    — En arrivant, je me demandais pourquoi les volets étaient encore tirés… tu ne dors donc pas la journée ?

    Bien qu’il ne soit que neuf-heures du matin, la chose peut se comparer à une nuit blanche déjà bien entamée pour son interlocuteur. Malheureusement, ce dernier ne semble pas décidé à faire le moindre effort. Car si la veille il a au moins daigné lui adresser la parole, ce matin-là, il se contente de l’ignorer avec tout le mépris dont il est capable. Sa réaction agace Jonathan, qui n’insiste pas. De son côté, Elyza se permet un sourire goguenard.

    — On les laisse fermés la plupart du temps… tu sais, des fois qu’il y aurait du grabuge ! Déjà qu’il est lent à sortir de son sommeil, alors si en plus il peut pas se défendre… par chez nous, on appelle ça une cible facile. Un coup de barre, un rayon de soleil et paf ! On n’en parle plus. (Et comme Théodore lui adresse un regard noir, son sourire s’élargit, tandis qu’elle porte sa tasse à ses lèvres.) Mais aujourd’hui, c’est spécial : Il tenait absolument à t’accueillir !

    Le sursaut outré de Théodore la fait ricaner.

    — Moi j’dis qu’il y a de l’amour dans l’air, ajoute-t-elle avec un clin d’œil à l’adresse d’un Jonathan perdu.

    — Ça suffit, Elyza ! s’emporte le vampire. Tu sais parfaitement pourquoi je tenais à l’attendre ! (Pointant un doigt en direction de Jonathan, il ajoute :) Et je reste convaincu que ce serait une erreur de l’engager. Renonce à cette idée !

    Le désigné ouvre la bouche pour protester, mais Elyza se montre la plus rapide. Sans délicatesse, elle repose sa tasse vide sur la table et répond :

    — Et moi je t’ai dit que je veux d’abord voir ce qu’il vaut.

    — Même si nous savons tous les deux que ce sera une perte de temps ?

    — Mon pauvre Théo ! Faut vraiment que t’arrêtes de nous croire sur la même longueur d’onde.

    Ce qui a au moins pour effet de moucher Théodore. Vexé, celui-ci s’enfonce dans un silence plus hostile que jamais. Jonathan peut presque sentir son agressivité prendre corps et venir le harceler. Il porte la main au nœud de sa cravate et tire dessus, comme s’il manque d’air et cherche à la desserrer.

    Toujours à son aise, Elyza l’informe :

    — Sur ce, on va pas trop tarder nous deux. Une petite scène de crime à visiter. J’espère que tu te sens d’attaque ?

    En vérité, pas vraiment, mais ce n’est pas non plus comme s’il a le choix. À cette heure, Elios doit déjà répandre son poison autour de lui et il ignore combien de temps il faudra à la rumeur pour remonter jusqu’aux oreilles d’Elyza.

    Comme elle se lève, il l’imite et questionne :

    — On est sûr que les coupables sont des Surnaturels ?

    — Il semblerait… en tout cas, c’est l’opinion des Brigades.

    — Qu’est-ce que je vais avoir à faire ?

    — Rien ! Contente-toi de regarder et de ne surtout toucher à rien ! Tu enregistres tout ce que tu vois et si quelque chose te semble pas net, tu me fais signe. (Puis, avec un geste de la main en direction de la table.) Je te laisse débarrasser, Théo.

    Et sans attendre de réponse, elle ouvre la porte donnant sur les bureaux…

    Erwin Doe ~ 2017

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  • 25/03/2017

     

    Du coup ! J'ai terminé la réécriture de l'épisode 8-1 du Grand monsieur du bois d'à côté. Me reste à la relire une dernière fois, avant de pouvoir la poster. Et puis, j'ai attaqué la réécriture de l'épisode 8-2... je m'impressionne moi-même, haha ! Et ma paranoïa me souffle que je vais vraiment payer la productivité de ce mois de mars. :D

    Aussi, j'ai presque terminé la relecture de l'épisode 1 d'Un long voyage. Donc, je devrais bel et bien pouvoir le proposer avant la fin du mois... et l'épisode 2 me fait déjà peur. Très, très peur. D: Je sens que je vais bien galérer dessus.

    Le premier épisode d'Ombre poursuit son petit bonhomme de chemin. J'aimerais bien proposer sa 5ème partie la semaine prochaine. D'ailleurs, après réflexion, je pense qu'il y aura entre 30 et 40 parties à ce premier épisode. Bon ! En comparaison d'Un long voyage, ce sont en général des scènes courtes. Alors forcément, ça allonge le nombre.

    Quoi d'autre ? J'arrive à la fin du premier épisode de ma fanfic The legend of Zelda : l'Ombre du héros. Huuuum, y a définitivement quelque chose qui me gêne avec ce projet. Il me manque un élément important. Un détail dans l'épisode 2, qui ne veut pas se débloquer, mais qui une fois trouvé, me permettra sans doute de voir où je vais avec cette réécriture (Et surtout, quels seront les changements.). Mais j'ai beau y réfléchir... rien ne vient.

    Sinon, le mois prochain, ce sera les 24h de la nouvelle. Je pense y participer... ce qui me permettra d'avoir au moins quelque chose de neuf à proposer cette année, haha !

    A côté de ça, je prends des notes pour plusieurs projets et j'essaye de construire le plan de l'un d'entre eux, peut-être en prévision du Nanowrimo de cette année. Du coup, j'en parlerai quand j'aurai un peu plus développé le bestiau !


  • Ombre, épisode 1 : L'Ombre qui dévorait un cadavre

     

      4

     

    Jonathan adresse un regard soupçonneux au ciel. Doit-il prendre le risque de lui faire confiance, ou bien aller récupérer le parapluie qu’il a abandonné sur son lit, juste avant de quitter sa chambre ? Son hôtel n’est qu’à quelques mètres, il peut encore revenir sur ses pas.

     

    Il observe les passants. Aucun d’eux ne donne l’impression de s’être préparé à un brusque changement climatique. Pour cause, les journaux, la radio, assurent d’une même voix que le temps se maintiendra toute la journée. Gris, couvert, frisquet, mais sans une goutte de pluie.

     

    Malgré tout, Jonathan ne parvient à chasser le sentiment de défiance qui le harcèle. S’il emporte un parapluie avec lui, il passera peut-être pour paranoïaque, mais au moins sera-t-il paré à toute éventualité.

     

    Au pire, songe-t-il, il pourra s’en servir comme d’une canne. Certains le font bien pour se donner un genre, que le temps soit clément ou non. Pourquoi pas lui ? D’autant qu’avec son costume trois pièces, sombre, sa chemise blanche et sa cravate aux fines rayures, que complètent un borsalino et un manteau, l’ajout de cet élément sera un plus pour son allure générale.

     

    Toujours un peu hésitant, il triture ses boutons de manchette. Une voiture s’arrête le long du trottoir. Il ne lui accorde d’abord qu’une attention distraite, ce jusqu’à ce que la vitre arrière ne s’ouvre et que ses yeux croisent ceux, tirant sur le jaune, de l’homme qui se découpe dans l’ouverture. Un frisson lui remonte le long du dos, presque un choc électrique. L’autre a porté un cigare à ses lèvres et ne le quitte pas du regard, de ce regard de prédateur, terrible, qui rappelle celui d’un animal sauvage.

     

    Une boule se forme au niveau de sa gorge, bloquant sa respiration. Il entend une portière s’ouvrir, de l’autre côté du véhicule. Il n’a toutefois pas le loisir d’identifier celui qui en sort, car déjà, il lui tourne le dos et remonte la rue d’un pas vif.

     

    Il songe à regagner son hôtel et à n’en sortir qu’une fois la voie de nouveau libre. Il y renonce, trop conscient que si Elios s’est déplacé jusqu’ici, ce n’est certainement pas pour repartir bredouille. Il fera irruption dans l’établissement avec ses hommes, exigera du personnel de connaître le numéro de sa chambre et… ensuite ? Impossible de leur échapper. Dans le cas contraire, il sera grillé en tant que Surnaturel et aura du mal à récupérer ses valises.

     

    À cette heure de la matinée, les piétons se font rares. Néanmoins, il espère leur nombre suffisant pour éviter qu’Elios n’ordonne qu’on lui tire dans le dos. Dans sa poitrine, son cœur bat à tout rompre, tandis qu’il cherche un moyen de se sortir de ce guêpier.

     

    Derrière lui, une voix s’élève, autoritaire. Alors, incapable de contenir sa panique plus longtemps, il se met à courir.

     

    Même sous sa forme humaine, il ne connaît pas beaucoup de Naturels capables de rivaliser avec la vitesse d’un lycanthrope. Malheureusement pour lui, Elios se déplace rarement sans Franck ou Julian… et même si l’un des deux l’apprécie assez pour le traiter en ami, dans cette situation, il ne pourra compter sur sa pitié.

     

    Tout en cherchant du regard une planque dans laquelle se faufiler sans être aperçu, il porte une main à l’intérieur de son manteau et palpe l’arme qui s’y trouve. De toute son âme, il espère ne pas avoir à s’en servir.

     

    Il remonte la rue en esquivant les passants, provoquant quelques écarts brutaux, qu’accompagnent parfois des exclamations. La main toujours à l’intérieur de son manteau, il jette un regard par-dessus son épaule. Toujours pas trace de ses poursuivants. Il arrive à la fin du trottoir et va pour traverser quand une voiture s’arrête dans un crissement au milieu du passage clouté. Jonathan a juste le temps de s’arrêter et avise, dans l’habitacle du véhicule sombre, des elfes noirs aux mines sinistres. Pas le temps de réfléchir, il se jette sur sa droite, en plein sur la route, sans se soucier des automobilistes qui se mettent à klaxonner.

     

    S’il réussit à s’en tirer en un seul morceau, c’est pour être violemment bousculé en atteignant le trottoir voisin. Projeté en arrière, il se serait écroulé si une main épaisse ne l’avait pas rattrapé par le col. Les passants qui assistent à la scène et qui voient maintenant les elfes quitter la voiture pour venir dans leur direction, s’empressent de passer leur chemin.

     

    En la personne de son agresseur, Jonathan reconnaît Franck, un malabar aussi haut qu’épais, qui découvre les dents de façon menaçante. Il crispe les doigts sur la poignée de son arme, mais l’autre lui enfonce dans les côtes le canon d’un calibre bien plus dévastateur que le sien.

     

    — Joue pas aux cons, pigé ? C’est de l’argent ! lui souffle la voix rauque de Franck.

     

    Avec la même facilité que s’il maniait une poupée de chiffon, il le traîne jusqu’à la première voiture, qui s’avance vers eux.

     

    Les elfes les ont rejoints. Jonathan peut en dénombrer quatre et, bien que leurs yeux sensibles soient protégés par des lunettes de soleil, il devine à leurs expressions crispées combien évoluer en plein jour les incommode.

     

    Le véhicule s’arrête doucement le long du trottoir, au moment où ils arrivent à sa hauteur. La vitre arrière s’ouvre et le regard miel d’Elios se plante dans celui de Jonathan.

     

    — Je croyais t’avoir dit de foutre le camp de mon territoire !

     

    Jonathan déglutit. Il connaît la réputation d’Elios, sait qu’en sa qualité d’Alpha de la meute locale, il s’agit d’un individu dangereux. C’est d’ailleurs pour se protéger de lui qu’il séjourne dans un quartier à majorité Naturelle. Non pas que son interlocuteur craigne cette couche de la population. Seulement, difficile de s’adonner à ses petites affaires au milieu d’une population dont la méfiance a tôt fait de vous attirer des ennuis avec la justice.

     

    L’arme de Franck continue de le harceler, se montre même un peu plus pressante. Une façon de lui signifier que le temps de leur petite entrevue étant comptée – une « bonne âme » ayant sans aucun doute déjà signalé leur présence aux autorités compétentes – mieux vaut pour lui ne pas chercher à leur en faire perdre.

     

    L’Alpha qui le fixe est un individu aux longs cheveux sombres et ondulés. Il a une barbe méticuleusement taillée et, à cause de ses yeux, il ne peut dissimuler la partie animale qui sommeille en lui.

     

    — Laisse tomber, Elios… je travaille pour la Gardienne, maintenant. Ce territoire est le sien avant d’être le tien !

     

    Des paroles pour le moins courageuses, mais dont sa voix défaillante gâche un peu l’effet. Du reste, il regrette déjà de les avoir prononcées.

     

    Derrière lui, il entend les elfes pousser des sifflements et émettre des bruits de bouche hostiles. L’arme de Franck s’enfonce avec une telle violence dans ses côtes qu’il laisse échapper une exclamation. Mais c’est le calme apparent d’Elios qui l’inquiète par-dessus tout. Ce dernier plisse les paupières, dans un signe de suspicion évident.

     

    — Pour cette bécasse ? Qu’est-ce qu’elle a foutu de Théodore ?

     

    — Il… il travaille toujours pour elle. Mais elle avait besoin de renforts…

     

    Quelques secondes, des secondes qui lui paraissent interminables, terribles, s’abattent sur lui. Elios continue de le fixer, avec l’intensité de ceux qui cherchent à lire en vous.

     

    Finalement, il questionne :

     

    — Tu ne serais tout de même pas assez stupide pour me mentir ?

     

    — Je ne suis pas fou ! Tu sais aussi bien que moi ce que font les Gardiens à ceux qui s’attribuent à tort leur protection.

     

    — Précisément ! Et compte sur moi pour faire tourner l’information. S’il s’avère que tu t’es payé ma tête, je m’assurerai que tu aies tout le loisir de le regretter.

     

    Jonathan ne répond rien. Déjà parce qu’il ne veut pas qu’Elios devine combien sa promesse l’inquiète, mais surtout parce que la peur lui paralyse la langue.

     

    La vitre tintée remonte et Elios disparaît de sa vue. Franck le relâche, mais non sans lui avoir asséné un dernier coup. Comme il ouvre la portière avant et prend place sur le siège passager, les elfes noirs se dispersent pour regagner leur propre véhicule.

     

    Après leur départ, Jonathan s’empresse de passer son chemin.

     

    Tout en massant les côtes et en songeant combien il a eu de la chance, il comprend que son temps est compté. Soit il fait rapidement ses preuves auprès d’Elyza, afin de lui prouver que tout lycanthrope qu’il est, il n’en demeure pas moins digne de confiance, ou bien… la prochaine fois qu’Elios lui mettra la main au collet, on le retrouvera quelque part, la peau tuméfiée de coups et le corps criblé de balles en argent.

     

    Erwin Doe ~ 2017

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  • 19/03/2017

     

    Encore un blabla ce mois-ci, incroyable ! A croire que je me suis enfin décidé à redevenir sérieux !

    Bon, en vérité, je suis sûr que tout ça va retomber le mois prochain, haha. Mais en attendant... des nouvelles !

    Donc, aujourd'hui ou demain, j'espère poster la quatrième partie d'Ombre. Il faut encore que je la relise une ou deux fois, pour virer les dernières bricoles qui me dérangent.

    Ensuite, j'en ai terminé avec le premier jet de La sorcière des nuits d'Halloween. Presque 31.000 mots, mais il me manque toujours l'avant-dernière scène de baston, qui ne devrait pas me rajouter plus de 2.000 mots. Décidément pas d'idées... et comme je sais que si je me force davantage, je vais juste produire de la merde... je verrai ça d'ici quelques mois ! Avec un peu de chance, d'ici là, l'illumination me sera tombée dessus.

    Bref, j'ai presque hâte d'attaquer sa réécriture !

    J'ai également terminé la réécriture de l'épisode 8-1 du Grand monsieur du bois d'à côté. Je ne pensais pas m'y attaquer aussi vite, et pourtant... maintenant, faut encore que je trouve le courage de le relire.

    Et puis, j'ai attaqué le second jet de ma fanfic The legend of Zelda : l'ombre du héros. Du boulot, du boulot, pas mal de boulot, d'autant que je ne suis pas certain qu'une seule réécriture suffira... à supposé que je n'abandonne pas cette réécriture en cours de route. J'ai l'impression de passer à côté de quelque chose, avec ce projet. Il y a des éléments qui me troublent et qui me semblent avoir bien plus d'importance qu'ils n'en ont actuellement... et une fois que j'aurais trouvé en quoi, il est possible que ça change une partie de mon texte. En tout cas, peut-être que ça le rallongera.

    Voilà pour les nouvelles ! Maintenant, je cherche un projet à attaquer pour remplacer La sorcière des nuits d'Halloween. Pas simple... d'autant que je ne sais pas bien si j'ai envie de me lancer dans un gros projet cette année.


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  • Ombre, épisode 1 : L'Ombre qui dévorait un cadavre

     

      3

     

    Quand Elyza sort de sa douche, huit heures viennent juste de sonner. La fatigue lui alourdit encore les paupières et c’est avec des gestes mécaniques qu’elle se sèche le corps, puis enfile ses sous-vêtements, chemise et pantalon. Atour de son cou, un pendentif dont la pierre rouge renferme des volutes en perpétuel mouvement. Elle le dissimule sous sa chemise, qu’elle boutonne jusqu’aux deux derniers boutons.

    De part et d’autre de ses jambes pendent des bretelles. Elle entreprend de se démêler les cheveux quand on frappe à la porte restée entrebâillée. La surprise s’imprime sur ses traits en y découvrant Théodore. À cette heure de la matinée, il devrait déjà être couché, et ce depuis un moment.

    Avec un haussement de sourcils, elle l’invite à s’exprimer.

    — Barnabé a téléphoné, lui apprend-il. Un meurtre leur a été signalé… ce serait lié à des Surnaturels.

    — Quand ça ?

    — On vient de le contacter. Il allait se mettre en route quand il a appelé.

    — T’as pensé à prendre l’adresse ?

    — Je l’ai laissée sur ton bureau.

    — Bien, parfait ! Puisque Bébert a eu la gentillesse de nous avertir, j’irai y faire un petit tour. Histoire que les Brigades ne s’imaginent pas que je me relâche. Ce sera d’ailleurs l’occasion de savoir ce que le p’tit John a dans le ventre.

    Si le peu d’émotions dont fait preuve Elyza à l’égard du drame ne semble pas le troubler, l’allusion à Jonathan suffit à assombrir l’expression du vampire.

    — Tu es sûre de toi ? Barnabé pourrait ne pas apprécier.

    — Les états d’âme de Barnabé, tu vois, je m’en balance ! Pour une fois que les emmerdes tombent à pic, je vais pas me gêner pour en profiter.

    Tout en continuant de se démêler les cheveux, elle l’observe dans le miroir qui lui fait face. Il s’agit d’un petit miroir sale, qui surplombe un évier aussi peu entretenu. Des cheveux, des restes de savon, de dentifrice et des taches de calcaire, entre autres, le ternissent.

    Sa besogne terminée, elle noue ses cheveux encore humides derrière sa nuque, tout en se demandant depuis combien de temps leur salle de bain n’a pas eu droit à son brin de ménage. En toute logique, c’est le travail de Théodore. Ou plutôt, sa petite manie. Abhorrant la saleté, il passe une partie de ses nuits à traquer la poussière. Le fait qu’il se soit ainsi relâché prouve que quelque chose continue de clocher chez lui. Pourtant, le traumatisme remonte maintenant à quelques semaines… elle ne comprend pas qu’il ne soit toujours pas parvenu à le surmonter.

    Non sans un certain agacement, elle note qu’il est toujours là, à la fixer. Pire encore, il lui offre à présent sa tête des mauvais jours.

    — D’accord…, soupire-t-elle en se tournant vers lui. C’est quoi ton problème, au juste ?

    — Ce Jonathan… je ne l’apprécie pas.

    — Tout ça parce qu’il a débarqué avec l’allure d’une serpillière ! T’abuserais pas un peu, dis ?

    — Non, rien à voir. Enfin… oui, c’est vrai que ça m’a plutôt agacé qu’il puisse se présenter dans cet état. Mais ce n’est pas ce qui me gêne… il y a quelque chose d’autre. Quelque chose chez lui qui me hérisse. Je déteste ça.

    Quant à elle, elle devine très bien pourquoi il réagit ainsi. Comme elle l’avait craint, la présence d’un nouveau venu s’apparente à une menace pour Théodore. Presque à une agression. Il a peur de ce qu’il découvrira, mais surtout, que ça puisse signifier qu’elle cherche à le remplacer.

    — Bon sang, Théo, on en a déjà parlé, non ? C’est pas parce que j’embauche du renfort que ça veut dire que je ne te fais plus confiance. Arrête avec ça !

    — Alors pourquoi est-ce que tu le fais ?

    — Parce que…, commence-t-elle, en faisant un effort pour ne pas s’emporter comme la dernière fois qu’ils avaient eu cette conversation. Parce qu’on a besoin d’aide, point ! Tu le sais aussi bien que moi. Tu ne peux pas me seconder pour tout. Ça a toujours été comme ça et je ne vois pas pourquoi, aujourd’hui, tu le prends aussi mal.

    — J’ai fait de mon mieux.

    — Je sais. Mais on a tous nos limites. Qu’est-ce qu’on y peut, dis ?

    Plutôt que de lui répondre, Théodore préfère se murer dans un silence hostile. Elle soupire et lève les yeux au ciel.

    — Et si tu allais te coucher ?

    — Je ne suis pas fatigué, grommelle-t-il. Et puis je veux l’attendre avec toi.

    Ce qui n’était pas dans ses plans, mais elle voit bien qu’il ne servirait à rien de s’y opposer. Au mieux, il se fâchera et elle devra supporter son silence durant les prochains jours, au pire, ça ne fera qu’aggraver la situation… et elle ne veut pas tirer davantage sur la corde. D’autant moins que celle de Théodore est vieille, usée, et surtout inapte à contenir bien longtemps la prochaine crise.

    Par sécurité, elle préfère capituler :

    — Oh et puis merde. Fais comme ça te chante !

    Erwin Doe ~ 2017

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  • 11/03/2017

     

    Des nouvelles rapidement.

    Hier, j'ai commencé à mettre quelques trucs à jour ici. Notamment, rajouter des couvertures à mes textes... il m'en manque quelques-unes, qu'il faudra que j'essaye de gribouiller ce week-end, mais pour la plupart, c'est fait ! Je pense que ça manquait un peu...

    Aussi, j'ai également commencé à mettre à jour mes licences CC. Il me reste encore Un long voyage à modifier, puis mes fanfics, et ensuite, il faudra que je mettes à jour tous les PDF et les Epub présents sur ce site. Pour le moment, j'ai simplement modifié la licence que l'on trouve à la fin de mes histoires, en lecture directe. Ce qui m'a demandé pas mal de boulot... au final. Plus que je ne le pensais.

    Et puis, j'ai relu le 1er épisode d'Un long voyage et attaqué ses corrections. Avec un peu de chance, je pourrai proposer sa mise à jour d'ici la fin du mois... ce serait cool, en tout cas. Cet épisode est sans doute celui sur lequel j'ai le moins de choses à modifier. D'autres, par contre, risquent d'être beaucoup plus compliqués. Je pense notamment à l'épisode 2, qui aura plus ou moins un lien avec l'épisode 8, présent dans la seconde saison. Encore pas mal d'hésitations à son sujet...

    Pour finir, je crois avoir trouvé un moyen de me débloquer avec T'as pas une clope ? Voilà quelques années que je parle de cette nouvelle, que je la promets pour bientôt, et puis, à chaque fois... patatra ! La fin me bloque, la nouvelle version ne résout pas les problèmes comme je l'espérais et je me retrouve à devoir repousser son apparition ici. Donc ! Je ne vais pas m'aventurer à vendre la peau de la bête avant de l'avoir tuée ! J'ai peut-être trouvé une solution pour la terminer, peut-être pas... je verrai ça quand j'aurai le temps de me replonger dans ce texte !

    Ah ! Et pour rester dans le même registre (Oui, oui, après c'est terminé, promis !) j'avais dû parler, l'année dernière d'un projet appelé Acier. Un premier jet très médiocre, écrit il y a quelques années pour développer un univers et dont je ne pensais pas faire grand-chose, mais pour lequel j'avais brusquement eu de nouvelles idées en fin 2015. Je l'avais repris à cette période, jusqu'à début 2016, avant de le mettre de côté (Comme souvent). Bref ! Au final, cette nouvelle version, je me demande si elle ne va pas se scinder en deux textes. Dernièrement, j'ai eu pas mal d'idées pour une version tout à fait différente... mais cette version fait passer à la trappe de nouveaux personnages que j'avais ajouté dans la précédente, et dont j'aimerais tout de même parler. En tout cas, le texte n'aura absolument plus rien de commun avec l'ancien (Enfin, si, quelques scènes et personnages !) et sera, s'il continue d'évoluer dans la même direction, sans doute particulièrement violent. Et là, je dois me faire violence pour ne pas l'attaquer maintenant, tout de suite...

    Edit : C'est amusant ! En relisant mes p'tits mots passés, j'ai découvert qu'en commençant Un long voyage, j'avais prévu que ce texte serait terminé en 2017 (C'était en 2014). Je crois que si, à l'époque, j'avais su que ce texte risquait de me prendre encore plus de temps, ça m'aurait méchamment déprimé, haha !

     


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  • Ombre, épisode 1 : L'Ombre qui dévorait un cadavre

      2

     

    Une adolescente ! Voilà à quoi ressemble la Gardienne de ce territoire : à une jeune personne de quinze ou seize ans. Bien sûr, il sait son apparence trompeuse. Sans doute même est-elle plus vielle que lui, mais… il ne peut s’empêcher d’être troublé par cette apparente jeunesse. Pourtant, impossible de faire erreur : les deux ombres qui se dessinent sous elle, l’une en perpétuelle mouvement, comme habitée par la vie, la désigne comme une représentante de l’Ordre.

     

    Un mètre soixante à vue de nez, des cheveux noirs qu’elle attache en queue de cheval basse derrière sa nuque et qui dégage un front trop haut. Des yeux un peu trop grands, offrant une drôle d’allure à son petit visage, dans lequel ils semblent prendre toute la place. De ses sourcils, il ne reste presque plus rien, juste deux petites touffes. Elle lui sourit, mais son expression a quelque chose de cynique.

     

    Tout comme le dénommé Théodore, elle a la peau blafarde et les pupilles sombres. Du reste, il y a quelque chose de très masculin dans sa façon de s’habiller et ses vêtements, trop larges pour elles, apparaissent comme grossiers sur ce corps androgyne.

     

    Un éclat de rire lui échappe et elle envoie un coup de coude à son compagnon.

     

    — Allez ! Ça peut arriver à tout le monde ! Va plutôt lui chercher une serviette, histoire qu’il se sèche un peu.

     

    De mauvaise grâce, Théodore repart dans l’autre pièce.

     

    De plus en plus mal à l’aise, Jonathan se dandine d’un pied sur l’autre, incertain quant à la façon d’ouvrir la conservation. Elle le sauve en pointant un doigt dans sa direction.

     

    — Jonathan, c’est ça ? Faut l’excuser, l’est un peu coincé comme garçon !

     

    — Je peux le comprendre… je ne suis pas très présentable.

     

    — Même pas du tout, tu veux dire ! Mais on va pas en faire toute une histoire, hein ?

     

    Bon, au moins a-t-elle le mérite d’être franche. Un peu trop, sans doute, car il perçoit dans son ton la rudesse de ceux qui ont la fâcheuse habitude de vous lancer au visage leurs vérités, et au diable votre sensibilité.

     

    Il cherche encore une réponse, quand Théodore revient et lui tend une serviette de bain. En remerciement, Jonathan bredouille quelque chose d’inintelligible et, sentant ses joues le brûler de nouveau, entreprend de se frictionner les cheveux.

     

    Le laissant à sa besogne, Théodore va s’installer face au bureau du fond, sur l’une des deux chaises prévues pour l’accueil des visiteurs. Sa compagne le rejoint peu après, pour s’installer derrière le meuble.

     

    Entre deux doigts, Jonathan trifouille une mèche de cheveux ondulée qui lui tombe devant le regard. Elle est à peine humide, mais il devine que ce séchage n’a rien arrangé à son apparence. Finalement, il s’essuie les pieds et consent à s’aventurer sur le plancher.

     

    — Au fait, moi c’est Elyza, se présente-t-elle, tandis qu’il prend place sur la seconde chaise, près de Théodore. Quant à lui, j’imagine que je n’ai plus besoin de te le présenter ? Oh ! Et j’espère que tu n’auras rien contre, mais c’est un vampire.

     

    — Oui… j’en ai vaguement entendu parler.

     

    — Ah oui ? Vrai qu’il commence à être connu, approuve-t-elle avec un hochement de tête.

     

    — J’ignorais que c’était possible. Je veux dire… que l’Ordre puisse accepter que des Surnaturels travaillent à leurs côtés.

     

    Disant cela, il tourne le regard en direction de Théodore, qui s’obstine à fixer le plancher. Elyza a un geste de la main.

     

    — Ouais… logiquement, l’Ordre l’interdit. C’est contre tout ce qu’il représente, pas vrai ? D’ailleurs, qu’une Gardienne puisse travailler avec un Surnaturel… tu vois, c’est sans doute une première dans nos annales. Mais bon… 'pas comme si j’avais eu le choix.

     

    — Logiquement, poursuit Théodore d’une voix qui tient du murmure, ce territoire nécessite la présence de plusieurs Gardiens.

     

    — Ouais. Au grand minimum trois… non, quatre, même ! Comme les zozos que j’ai remplacés. Mais tu vois, à l’heure actuelle, ce territoire n’est plus sous la domination de l’Ordre… enfin, pas tout à fait. Faire accepter un seul gardien dans le coin ç’a déjà pas été facile, alors un deuxième, voir un troisième… faut pas y compter !

     

    Comprenant un peu mieux les raisons de cette surprenante offre d’emploi – découverte par pur hasard au détour d’une feuille de chou – Jonathan questionne :

     

    — Donc… si je comprends bien, vous cherchez du renfort… même Surnaturel ?

     

    — Je vais te dire, c’est même en priorité du Surnaturel que je recherche. Enfin… pas de vampires… parce qu’avec Théo…

     

    — Théodore !

     

    — Ça risquerait de coincer.

     

    Jonathan a du mal à contenir le petit sourire victorieux qui lui monte aux lèvres. Il ne pensait pas que ce serait si facile ! Il s’apprête à leur annoncer son statut de Surnaturel, quand Elyza, avec une grimace, ajoute :

     

    — Ah, oui ! J’allais oublier les lycanthropes du coin. Pas question d’avoir ce genre d’emmerdeurs chez moi !

     

    La douche froide ! Estomaqué, Jonathan ouvre la bouche sur une exclamation muette. D’une voix tremblante, il bredouille :

     

    — Mais…

     

    Avant que Théodore ne le coupe :

     

    — Ce qui est de l’ordre de la logique. Qui voudrait travailler avec cette racaille ?

     

    — Mais… !

     

    — T’y vas fort, Théo ! C’est limite pas sympa pour la racaille, s’que tu dis-là ! Non mais vrai, elle au moins elle a la décence de pas foutre la merde partout où elle passe.

     

    Blafard, Jonathan ne sait plus que dire, ni que faire. Il lui semble que le monde, sous ses pieds, s’ouvre brusquement et qu’il tombe, tombe, tombe, sans fin. Il se demande s’il doit prendre congé maintenant, ou bien chercher à plaider sa cause, quand Elyza reporte son attention sur lui.

     

    — Enfin, bref. On préfère éviter les lycans et les vampires, mais pour le reste… on est plutôt ouverts ! (Ses paupières se plissent.) Et je t’avoue que j’aurais aussi préféré éviter les Naturels. C’est pas contre toi, tu vois, mais je cherche de l’allié suffisamment costaud pour me seconder durant la journée. T’aurait pas travaillé chez les Brigades, des fois ?

     

    Jonathan, qui n’écoute plus que d’une oreille, sent son intérêt s’éveiller de nouveau. Une petite minute ! Elle le prend donc pour un Naturel ?

     

    — J’ai bien peur que non, répond-il, sans chercher à la détromper.

     

    — Ah, merde !

     

    — Mais… mais j’ai de bonnes connaissances sur la faune surnaturelle.

     

    — Quelles sortes de connaissances ?

     

    — Eh bien… par exemple… sur les lycanthropes !

     

    Ce qui la fait rire.

     

    — Nous aussi, tu penses bien ! Hein, Théo ? (Et comme l’interrogé se contente de froncer un peu plus les sourcils :) Quoi d’autre ?

     

    — Oh, heu… mes connaissances sont plutôt vastes, alors…

     

    — Vampires ? Démons ? Elfes et… toutes ces choses, quoi ?

     

    — Oui ! Ce genre de choses.

     

    Elle grogne et se laisse aller contre le dossier de son siège. Il devine, à son expression, qu’il est loin de l’avoir convaincue.

     

    — Je te l’accorde, c’est important dans ce métier… mais c’est très loin d’être suffisant ! Ce qu’il faut avant tout c’est… disons… certaines facultés qui te permettraient de rester en vie face à un Infernal fou furieux. Tu vois, juste être capable d’identifier ton adversaire, ça va pas te servir à grand-chose dans le feu de l’action.

     

    — Oui, mais comme vous le précisez…

     

    — Tu ! Comme « tu » le précises. Ça sert à rien de se vouvoyer.

     

    — D’accord, comme tu le précises, c’est avant tout une aide pour les activités diurnes que tu recherches. Et de ce que j’en sais, l’activité des Gardiens est principalement nocturne. Alors oui, c’est vrai que sur ce territoire, la population Surnaturelle est plus importante qu’ailleurs, mais…

     

    — Mais en journée, le gros des emmerdeurs préfère dormir. Je comprends ton idée. Continue… !

     

    — C’est ça ! Le jour, les éléments à problèmes sont moins nombreux. Aussi est-ce à ce point important si je n’ai pas de pouvoirs surnaturels ? Je comprends très bien que ça aurait été préférable, mais… enfin… je ne suis pas non plus un incapable. Je veux dire… je sais me défendre ! Déjà, je peux me servir d’une arme à feu et même me débrouiller sans.

     

    — Rassure-moi, quand tu parles de te débrouiller… tu veux dire que tu sais te servir de tes poings ?

     

    Il comprend, au regard qu’elle lui jette, que sa question est encouragée par son apparence. Malgré les dégâts causés par la pluie qu’il peut encore entendre tomber à l’extérieur, il reste suffisamment bien habillé pour que l’on puisse douter de ses capacités à réagir face à une confrontation musclée. En d’autres termes, il passe pour une sorte de fils à papa qui chercherait à s’encanailler.

     

    — Je n’en ai sans doute pas l’air, mais… oui. Oui, je sais me défendre et j’ajouterai même que prendre des coups ne me fait pas peur.

     

    — Ce sera toujours mieux que Théodore.

     

    Le concerné lui adresse un regard noir, auquel elle répond par un ricanement. Puis elle croise les mains derrière sa nuque.

     

    — Bah ! Pourquoi ne pas faire un essai ? Je vais pas te mentir, t’es bien le seul à avoir répondu à mon annonce… à croire que travailler pour moi est la dernière chose que l’on souhaite dans le coin !

     

    Mais elle semble encore hésiter et, malheureusement pour lui, Jonathan est à court d’arguments. Quant à Théodore, il se borne à conserver le silence. D’ailleurs, il s’étonne qu’il n’ait toujours pas élevé la voix pour le faire mettre à la porte, tant son antipathie à son égard est visible.

     

    Elyza a levé les yeux au plafond, l’air songeur. Entre eux, un silence lourd, que trouble le tic-tac de l’horloge, ainsi que les cliquètements du radiateur.

     

    — Il faut que tu saches que le métier de Gardien n’est pas de tout repos, commence-t-elle. Je t’ai dit que j’aurai besoin de tes services le jour, mais je pourrais également en avoir besoin au milieu de la nuit et pas question d’espérer passer ton tour. Et puis, dans un cas comme dans l’autre, tu seras rapidement confronté à des spectacles pas franchement folichons. Tu te sens vraiment prêt à affronter ça ? J’veux dire, si la vue du sang ou de la barbaque te fait tourner de l’œil, autant que tu restes chez toi.

     

    — Laisse-moi une chance, une seule, de faire mes preuves ! Je pense… non, je suis certain que tu n’auras pas à le regretter !

     

    Il a mis toute la conviction dont il est capable dans sa réponse. Durant quelques secondes, elle se contente de le fixer avec concentration. Et, comme il soutient son regard, elle émet un claquement de doigt.

     

    — C’est d’accord, on va te prendre à l’essai ! Sois au bureau demain, dans la matinée ! Je verrai ce que je pourrai te faire faire.

     

    Le visage de Jonathan s’illumine, en même temps que celui de Théodore se crispe un peu plus. Pourtant, il ne cherche pas à s’opposer à cette décision. Et si, sur le moment, la chose ne le frappe pas, elle devait beaucoup troubler Jonathan un peu plus tard, alors qu’il se remémorait les étapes de cet échange…

     

    Erwin Doe ~ 2017

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  • 10/03/2017

     

    Et donc, je commence doucement à poster le premier épisode d'Ombre. Ça se sera fait plus vite que je ne le pensais, haha !

    Avec ça, la sorcière des nuits d'Halloween avance bien... j'arrive à la fin de son premier jet. Deux dernières grosses scènes de baston à écrire, surtout, et c'est ce qui me bloque un peu pour le moment. Du moins, pour celle en cours. L'affrontement final est déjà tout bien chorégraphié dans ma tête. :p Mais celui-ci... hum ! Je n'ai pas trop d'idées... faut que j'examine un peu mieux l'adversaire et ses pouvoirs.

    Et puis, une bonne nouvelle : ma nouvelle a été acceptée, mais j'en parlerai un peu plus en détails une prochaine fois. :)

    Ce week-end, j'essayerai de mettre quelques trucs à jours dans le coin... notamment ma nouvelle Quand on parle du loup, dont on m'avait pointé un certain nombre de lourdeurs sur Wattpad.


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  • Ombre, épisode 1 : L'ombre qui dévorait un cadavre

    1

     

    La pluie tombe, déborde des gouttières, rendant le pavé glissant et les rues encore plus tristes et lugubres qu’à l’accoutumé. On évolue le dos courbé, dissimulé en partie sous son manteau ou son parapluie, son chapeau bien enfoncé sur sa tête. Le pas est vif, le regard ne s’arrête jamais longtemps sur les commerces ou les badauds croisés. Pour certains, on s’en retourne chez soi, empressé de se mettre au chaud, de se changer et, pourquoi pas, de prendre un bon bain. Pour les autres, les obligations les ont poussés à l’extérieur et l’inconfort sera parmi les maux qu’ils auront à endurer au cours des prochaines heures.

    Au milieu de l’artère, membre de la cohorte des malchanceux, un jeune homme à l’allure piteuse va son chemin, le regard écarquillé. Si son manteau est de belle facture et sans aucun doute du plus bel effet en d’autres circonstances, celui-ci n’est pas adapté pour affronter pareilles intempéries. Son propriétaire ne cesse de grelotter, la pluie s’étant infiltrée jusqu’aux dernières couches de sa tenue, jusqu’à sa chair, jusqu’à ses os. Elle ruisselle des bords de son chapeau melon. Dans les mains gantées de l’individu, par le moindre parapluie, pas la plus petite trace de pochette sous laquelle s’abriter.

    Ses cheveux châtains, qui lui arrivent en général un peu au-dessus du menton, pendouillent misérablement autour de son cou. Il a le regard marron et l’expression de ceux qui ont l’habitude de ne pas être chouchoutés par la vie.

    S’il peut sembler stupide de sa part de se risquer à l’extérieur avec une tenue aussi coûteuse que la sienne – car un œil averti ne manquerait de noter que, jusqu’à ses chaussures, son habillement n’appartient pas à ceux que toutes les bourses peuvent se permettre – il faut lui reconnaître des circonstances atténuantes. Car alors qu’il quittait son hôtel, une demi-heure plus tôt, le temps était froid, certes, avec un brouillard pas forcément agréable, mais rien ne laissait présager qu’il se dégraderait aussi vite.

    Son pied s’enfonce dans quelque chose de glacial et il hurle en esquivant, quoique trop tard, la flaque d’eau qui s’est formée là où plusieurs pavés manquent à l’appel. Il secoue la jambe, mais le mal est déjà fait : Son bas de pantalon est crotté, sa chaussette s’est transformée en éponge et sa chaussure est certainement foutue. Une petite merveille dont il n’a fait l’acquisition que depuis une semaine. Pour un peu, il en pleurerait !

    Sur un soupir, il reprend sa route et tente d’ignorer le bruit spongieux qui s’échappe de sa chaussure.

    Et dire qu’il espérait faire bonne impression… !

    Car ce n’est pas par hasard s’il a choisi cette tenue. Elle lui a demandé de la réflexion, tout autant que de nombreux essais. Comment impressionner favorablement une Gardienne, telle avait été sa plus grande interrogation. Comment ne pas lui déplaire, aussi, quels pièges devait-il éviter, s’il ne voulait pas se voir jeter séance tenante à la rue ? Il avait mis de côté ses tenues les plus chics, par peur de paraître prétentieux, avait renoncé aux couleurs trop voyantes, de crainte qu’on ne le prenne pour un hurluberlu, avant d’opter pour l’élégance sobre. Son chapeau n’avait pas seulement été ajouté par souci de finition, mais également pour réduire les effets désastreux qu’un temps humide produit sur ses cheveux. Et tout ça pourquoi, au final ? À croire qu’il a perdu son temps…

    À la réflexion, il aurait sans doute été préférable qu’il s’habille avec cet affreux costume découvert dans le fond de sa malle. Il l’avait négligé à cause de son apparence vieillotte, mais surtout parce qu’il ne lui avait coûté que quelques sous à une époque financièrement difficile de sa vie. Visuellement, après une telle averse, le résultat aurait presque été le même et, surtout, quelle importance de ruiner un vêtement d’aussi piètre qualité ?

    Il s’arrête sous le préau d’un commerce et sort de sa poche un morceau de papier plié en deux. Dessus, une adresse, écrite dans une encre baveuse, mais encore lisible. S’il en croit ses maigres connaissances sur le quartier, il ne doit plus se trouver très loin de sa cible. Malheureusement, le temps est si affreux que tout, chaque rue, chaque ruelle, chaque place et chaque habitation tend à se ressemble.

    Il jette un regard autour de lui, sans parvenir à se décider. En plus de la pluie, le brouillard réduit son champ de vision et il est à peu près certain de se perdre s’il se fie à son seul instinct. Résigné, il chiffonne le morceau de papier et se décide à demander son chemin.

    Une petite clochette tinte quand il pousse la porte du commerce et il se retrouve dans une boulangerie, pour l’heure désertée par la clientèle. Il pose les yeux sur le plancher, terne, puis sur la femme derrière le comptoir qui le fixe avec horreur.

    Conscient du spectacle déplorable qu’il offre, du paillasson qui, sous lui, est déjà trempé, il ne s’avance pas plus loin et se racle la gorge. Plus par gêne que dans le souci d’attirer une attention qui lui est déjà toute accordée.

    — Je cherche le dix-huit, chemin des loups, explique-t-il.

    La femme, une quinquagénaire potelée, a crispé ses poings contre sa poitrine. Elle bat des paupières et semble presque étonnée de l'entendre s'adresser à elle.

    — Le dix-huit… ? répète-t-elle.

    — Chemin des loups.

    — C’est le bureau de la Gardienne que vous cherchez ?

    Ça a l’air de la surprendre. Pire, il a le sentiment que ça éveille sa suspicion. Pourtant, une Gardienne n’est pas censée avoir mauvaise réputation auprès de la population Naturelle.

    — C’est exact.

    — Et pourquoi donc ?

    C’est à son tour d’exprimer la surprise. En quoi, au juste, ses affaires privées la concernent ?

    — Écoutez, j’ai simplement besoin de savoir quelle direction prendre. (Puis, comme s'il pense que la chose a la moindre importance :) Il pleut !

    Il faut un instant à son interlocutrice pour réagir. Finalement, elle daigne quitter la sécurité de son comptoir, mais conserve entre eux une certaine distance. Du doigt, elle lui désigne un point à travers sa vitrine.

    — C’est par là-bas. Faut suivre la rue, jusqu’à ce que vous tombiez sur le bon numéro. Là, ce sera sur votre droite. Vous tournez dans la ruelle et vous frappez à la première porte. Vous retenez bien ? La première, pas la deuxième ! Ils risqueraient de pas apprécier que vous rentriez chez eux, voyez ?

    Il fixe la direction qu’elle lui indique, avant de la remercier. Puis il rentre la tête dans ses épaules et retourne affronter les intempéries.

    Une chance, il ne lui faut pas longtemps avant d’atteindre le numéro dix-huit. La petite plaque en fer usée, où s’exhibent les chiffres, appartient à un bâtiment pour le moins imposant, quoique plus impressionnant en largeur qu’en hauteur. De ce côté-ci, pas l’ombre d’une porte, juste des fenêtres aux volets et aux stores tirés.

    Il prend sur sa droite, où il s’enfonce dans une ruelle sombre et ruisselante. L’écho de la pluie l’encercle, son odeur aussi, celle de l’humidité, du sol composé d’une terre boueuse qui termine de ruiner ses chaussures. Le bout de la ruelle forme un angle qui l’oblige à tourner à gauche et il débouche sur une cour bétonnée, protégée des regards extérieurs par un mur d’enceinte.

    Sur sa droite, coincé entre deux portes, un banc dont la pierre grise disparaît en partie sous la mousse. S’il doit être agréable de s’y installer par beau temps, dans cet espace privé qui semble comme isolé du reste du monde, pour l’heure il a l’air parfaitement miséreux.

    Son regard s’attarde sur la porte la plus proche. Le store en est tiré mais, derrière la vitre, il peut distinguer un écriteau indiquant que les bureaux sont ouverts.

    Il a vraiment du mal à croire qu’il se trouve là. Du mal à imaginer que c’est de lui-même qu’il vient de se rendre sur le territoire d’une Gardienne. Faut-il qu’il soit devenu fou ? Car si les apparences ne le laissent pas deviner, il n’a rien d’un Naturel – soit un représentant de la majorité humaine qui n’a pour elle ni pouvoirs extraordinaires, ni d’ancêtres non-humains, ni même d’hôte plus ou moins indésirable. En tant que lycanthrope, certes né de parents Naturels, mais lycanthrope tout de même, la loi le range dans la catégorie hétéroclite des Surnaturels. Et l’Ordre des Gardiens, en tenant le rôle de protecteur du genre Naturel contre l’ennemi Surnaturel, incarne à peu près tout ce qu’il exècre en ce monde.

    Pourtant, c’est bien lui qui se tient là, à moins de deux mètres de la porte d’une de ses représentantes. Non seulement prêt à s’introduire chez elle, mais aussi habité par l’espoir qu’elle puisse lui offrir une sécurité qu’il n’a plus connue depuis longtemps. Lui aurait-on prédit la chose quand, quelques mois plus tôt, il migrait sur ce territoire, qu’il en aurait ri et traité son interlocuteur de menteur.

    D’ailleurs, il n’avait pas réagi différemment en entendant parler d’elle la première fois. Ce qu’on lui rapportait lui semblait à ce point extraordinaire, qu’il refusait encore d’abandonner toute méfiance à son égard. Car comment imaginer qu’elle puisse être différente des siens ? Sincèrement différente, elle dont le rôle restait de surveiller les gens comme lui ?

    Mais comment expliquer, sinon, qu’elle puisse déjà travailler avec un Surnaturel… ?

    Alors qu’il lève le poing pour frapper, il s’inquiète de l’accueil que son apparence lui réserve. Pas très longtemps, néanmoins, car il refuse de faire demi-tour rendu aussi loin.

    Il frappe et tourne la poignée.

    Une douce chaleur l’accueille, alors qu’il pénètre dans une pièce silencieuse et déserte. Deux bureaux, dont l’un est encombré plus que de raison, l’autre proprement rangé. Le long des murs, quelques meubles, notamment des casiers à archives. Il y a également une horloge comtoise dont le mouvement de pendule mêle sa sonorité aux cliquètements du chauffage.

    Les murs sont recouverts d’un papier peint jauni, aux motifs géométriques. Au plafond, les poutres qui soutiennent le premier étage sont apparentes. Il flotte dans la pièce une odeur complexe, faite de cirage, de café, de cigarette, mais aussi de renfermé.

    Sur le bureau du fond, le plus grand des deux, il peut distinguer une petite sonnette. Mais il n’ose pas s’avancer, de crainte de salir le plancher qui, bien qu’ancien, semble entretenu. Le tapis, sous lui, est déjà constellé de taches sombres et chacun de ses mouvements en rajoute d’autres. Il baisse un regard déprimé en direction de ses chaussures et de son pantalon humide, sinon trempé aux chevilles. Puis il avise la porte close, sur sa droite.

    Il se racle la gorge et appelle, d’une voix forte, mais hésitante :

    — Ex… excusez-moi ! Est-ce qu’il y a quelqu’un ?

    Dans les secondes qui suivent, il entend du mouvement dans la pièce voisine. La porte s’ouvre et laisse place à individu au regard sombre.

    Son apparence – bien que conscient qu’il ne doit pas s’y fier pour évaluer son âge réel ; est celle d’un homme jeune, peut-être de vingt-quatre ou vingt-cinq ans. Il a de longs cheveux noirs et bouclés, qui encadrent un visage à la peau trop blanche et aux traits fins. Son expression pourrait geler le souffle d’un dragon et il y a dans son attitude un petit quelque chose destiné à vous avertir que vous n’évoluez pas dans le monde.

    Sa chemise blanche souligne des épaules fluettes et, bien qu’un peu plus grand que lui, l’individu est de constitution délicate.

    — Jonathan Owan, je présume ? questionne le nouveau venu, après l’avoir détaillé des pieds à la tête.

    Sentant le rouge lui monter aux joues, Jonathan pince les lèvres et approuve d’un hochement de tête.

    — Je suis désolé… je ne m’attendais pas à ce que le temps se dégrade et…

    — Aucune importance ! Débarrassez-vous donc de votre… manteau et allez vous asseoir là-bas. La Gardienne va arriver.

    Bien qu’agacé par son ton un poil méprisant, Jonathan prend sur lui et s’exécute. Sur sa gauche, près de la porte, un porte-manteau sur lequel il abandonne son vêtement, ainsi que son melon et ses gants. Il s’apprête à quitter la sécurité du tapis, quand une seconde voix, féminine celle-là, s’élève :

    — Un problème, Théo ? Je te sens un poil crispé là !

    — Théodore, rectifie l’homme aux cheveux noirs, non sans irritation.

    Un soupir lui répond et une petite forme le pousse sur le côté pour venir les rejoindre. Un moment de flottement s’empare de Jonathan…

    Erwin Doe ~ 2017

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  • 06/03/2017

     

    Un peu de mouvement, enfin ! Je commençais à désespérer ! \0/

    Et donc, voilà, j'ai enfin trouvé le courage de relire et de corriger l'épisode 7 du Grand monsieur du bois d'à côté. Pas simple, pas simple du tout, mais voilà qui est fait. Plus que deux épisodes ! Même si, honnêtement, je vais continuer à glander, avec ce projet. Je poursuivrai sa réécriture que quand, vraiment, j'en aurai l'envie et / ou le courage. Donc... si le prochain épisode doit mettre plusieurs mois à arriver, eh bien... il mettra plusieurs mois, voilà. J'ai besoin de protéger ma motivation, niveau écriture, et je sais que si je continue à me forcer à m'occuper en priorité à ce projet, je vais encore me bloquer. Donc... !

    D'ailleurs, je vais totalement transformer son dernier épisode. Il y a toujours eu quelque chose qui me gênait dedans, et je viens de mettre le doigt dessus. Donc... je pense en écrire un nouveau... quand j'aurai le temps, la motivation, tout ça, tout ça, vous l'aurez compris !

    A part ça, j'ai terminé et expédié la nouvelle sur laquelle je bossais à un éditeur. Reste plus qu'à attendre, maintenant... j'avance doucement dans le premier jet de La sorcière des nuits d'Halloween (J'ai dû écrire un peu plus de la moitié du texte. On arrive dans les moments chiants... parce que scènes de baston, et moi et les scènes de baston.... voilà !) et j'ai commencé une seconde nouvelle, plutôt classée horreur, qui devrait apparaître dans le coin au cours de l'année. (J'ai bien dit DEVRAIT !)

    A part ça, je vais sans doute plus trop tarder à poster le premier épisode d'Ombre. Alors, la réécriture n'est absolument pas terminée, j'en suis toujours au même stade que la dernière fois. Mais ! Je me dis que commencer à la poster me poussera à m'y remettre. Parce que j'aurai un minimum de pression sur les épaules, tout ça... donc !

    Et puis, reste Un long voyage. Toujours pas trouvé le temps de relire sa première saison, mais ! Ça ne devrait plus trop tarder non plus. :)

     


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  • 14/02/2017

     

    Je ne suis pas tout à fait mort et ce site n'est pas tout à fait mort non plus. Juste l'impression pour le moment, que 2017 s'annonce encore plus catastrophique niveau mise à jour que 2016. Oui, oui, c'est possible !

    La preuve, je n'ai toujours pas terminé Le grand monsieur du bois d'à côté, même pas posté son épisode 7 (En vérité, j'en ai tellement, mais tellement marre de cette histoire que le seul fait d'ouvrir son dossier me fait monter des angoisses. Faut que j'arrive à rassembler suffisamment de courage pour y mettre un point final, mais... pour le moment, je préfère éviter tout risque de dépression carabinée.) et je suis loin de pouvoir tenir les promesses faites lors de mon précédent billet. Ce qui ne signifie pas que je glande ! Même si... en vérité, je glande quand même un peu. Juste... pour le moment, ce n'est absolument pas ma priorité... et donc, faut vraiment que j'arrête de promettre des trucs, parce qu'à chaque fois, je les oublie, ou les évite, ou les foire.

    Actuellement, je bosse sur deux textes. Une nouvelle, ainsi que la suite de La sorcière des nuits d'Halloween. Si tout se passe bien, la première devrait être expédiée à un éditeur. Et si elle est refusée, eh bien ! Elle viendra grossir les rangs des textes déjà présents ici. Quant à la seconde... j'hésite également, à l'envoyer à un éditeur. Mais il faudrait déjà que je la finisse. Et ça, c'est une autre paire de manches. Alors... pour le moment, je ne prends aucun engagement vis-à-vis de ce texte. Vaut mieux pas. (Ah, et je bosse aussi lentement, très lentement, sur un texte en Esperanto.)

    Mais sinon, où j'en suis, moi, avec Un long voyage et tout ça ? Ben, en ce qui concerne Un long voyage, va vraiment falloir que je trouve le temps de relire et de mettre à jour sa première saison. Je vais le faire ! Même si j'ai dit que j'arrêtais de prendre des engagements, au final, il ne s'agit que d'une relecture avec corrections, pas d'une réécriture qui me prendrait  300 ans. Et pour ce qui est de l'épisode 1 d'Ombre, sa réécriture est toujours en cours et, non, je ne l'ai pas abandonnée. Elle est seulement tapée au ralentie, quand je trouve le temps entre les autres trucs sur lesquels je bosse, et toutes les idées de nouveaux projets qui me viennent violemment en tête ces derniers temps et qui me demandent pas mal de temps, pour les noter. (Ouais, comme si je pourrai vivre assez longtemps pour les écrire !)

    Donc, pour cette année, au niveau de ce site, je n'ajoute rien d'autre que ce dont j'ai déjà parlé : terminer enfin le Grand monsieur du bois d'à côté, relire et mettre à jour la saison 1 d'Un long voyage, bosser les deux premiers épisodes de sa saison 2, et puis continuer ma réécriture d'Ombre avec, pourquoi pas, une apparition dans l'année de ce texte par ici (Que j'hésite d'ailleurs à auto-éditer... j'hésite ! Peut-être mettre l'épisode 1 en lecture gratuite ici et là, et puis auto-éditer le reste... je ne sais pas, vraiment pas, faut que je réfléchisse à tout ça très sérieusement. Parce qu'au final, j'ai de plus en plus le sentiment qu'un texte a limite plus de chance de trouver sa poignée de lecteurs s'il est auto-édité, que s'il est proposé gratuitement sur le net. Et c'est ce qui m'importe, pour ce type de textes que j'aime vraiment : qu'ils puissent trouver un public, même ultra réduit.). Ça me paraît déjà énorme, alors, je vais pas promettre quoi que ce soit d'autre. D'autant que je parle de promesse, mais en fait, c'est plus : si je peux, si j'ai le temps, l'inspiration, la volonté, alors je ferai ça pour cette année, oui, oui.


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  • 18/12/2016

    Drôle d'année pour l'écriture ! J'espère que je serai un peu plus en forme en 2017...

    J'ai assez peu écrit ces derniers mois, ce qui explique que je ne poste pas souvent de nouveauté dans le coin. Mais ! J'ai presque terminé la réécriture de l'épisode 7 du Grand monsieur du bois d'à côté qui, avec un peu de chance, devrait arriver d'ici à la fin du mois.

    Après ça, il ne me restera que deux épisodes à poster, puis... plus rien pour l'année 2017. Et ce n'est pas bon ! Donc ! J'ai ressorti plusieurs de mes projets encore au stade de premier ou deuxième jet. Je sais que si je n'ai presque rien posté de neuf cette année, c'est avant tout la faute de mon insatisfaction chronique. J'ai tellement peur de proposer un texte sous une version qui ne soit pas "la meilleure que je puisse lui offrir" que je passe mon temps à tout repousser... le problème étant que... forcément ! Il y aura toujours une meilleure version. Toujours ! Il faut donc que j'accepte que mes textes ne soient pas "aussi parfait que je le souhaiterais" et que je me décide à sortir de mes placards toutes ces histoires qui y moisissent depuis trop longtemps, faute de courage.

    Et donc ! Début 2017... je ne sais pas encore quel mois, mais j'espère février ou mars, devrait apparaître le premier épisode d'une série d'Urban Fantasy que je traîne derrière moi depuis un petit moment. Le premier épisode en est facilement à sa troisième version, donc... après relecture, je peux honnêtement le proposer sur le net sans trop avoir à en rougir. J'ai juste besoin d'une réécriture, parce que le style commence à dater, et une bonne correction.

    Je crois que le projet fait... entre 10 et 12 épisodes. (Plus logiquement quelques épisodes spéciaux) Je n'ai pas mes notes sous la main, donc je ne peux pas être plus précis. Par contre, les épisodes seront sans doute plus épais que ce que je propose avec Le grand monsieur du bois d'à côté et Un long voyage. Le premier épisode, par exemple, doit faire près de 60.000 / 65.000 mots. Et j'imagine que certains seront plus épais encore.

    Quoiqu'il en soit, je ne compte pas proposer ses épisodes avec la même "régularité" que je l'ai fait pour Un long voyage. Comme c'est un projet que je chéris tout particulièrement, j'imagine qu'il y a des chances pour qu'une année sépare parfois un épisode d'un autre. Ce qui me permettra entre temps de proposer d'autres textes.

    Pour son petit nom, la série s'appellera sobrement "Ombre", et chaque épisode aura droit à ce mot dans son titre. Pour exemple, le premier épisode s'intitulera sans doute l'Ombre qui dévorait un cadavre. Et pour être un peu plus précis, quant à son sujet, s'il s'agira d'Urban Fantasy, l'action ne prendra pas place dans notre monde... ce qui m'offre davantage de liberté !

    Je ne sais pas trop comment résumer ce projet. Il date peut-être de 2010... sinon de début 2011. A l'époque, ce devait être une parodie du genre Bit-Lit, idée que j'ai finalement abandonnée au fur et à mesure que je m'attachais à ses personnages. Au final, j'ai essayé de lui offrir une ambiance qui aurait rappelé les romans noirs de la première vague... mais comme je suis un peu parti dans tous les sens, je ne suis pas certain d'y être tout à fait parvenu, haha ! J'espère en tout cas qu'il lui reste de cette inspiration un côté suffisamment sombre, que son humour n'aura pas trop altéré. Et pour ce qui est de l'univers... pas certains par contre d'avoir été très fidèle au modèle d'origine. :p

    Au niveau du bestiaire, on y retrouvera bien entendu les très attendus loups-garous et leurs compères vampiriques, ainsi que des elfes, des démons, et autres dryades.

    Et pour ce qui est de donner un résume de l'histoire en elle-même... argh ! Honnêtement, là, maintenant, tout de suite, c'est hard ! Mais je vais y réfléchir sérieusement pour la prochaine fois que je viendrai blablater par ici. :p

    A côté de ça, j'attaquerai sans doute en 2017 la relecture et les corrections de la première saison d'Un long voyage. Possible également que je me décide à poster quelques épisodes, au moins le 7 et le 8, soit les deux premiers de la seconde saison. J'avais dit, quelque part, que je voulais attendre d'avoir écrit le premier jet complet de cette seconde saison avant de proposer de nouveaux épisodes, mais... je vois très trèèès bien où ça me mène, ce genre de décision : à l'excuse de toujours attendre plus, parce que je ne suis pas certain de mes versions, parce que je suis sûr que si j'attends encore un peu, j'aurai forcément de meilleures idées et... donc ! A mettre ce projet en hiatus pour les deux ou trois prochaines années.

    Donc non ! Et si je dois prendre une bonne résolution en 2017, ce sera bien celle d'arrêter de flipper continuellement à ce sujet. D'oser davantage, surtout, à proposer mes textes.

    Voilà ! Sur ce, je m'en retourne à l'épisode 7 du Grand monsieur du bois d'à côté ! :3


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  • Divers #2

    2016

    Divers #2

    2016

    Divers #2

    2016

    Divers #2

    2016

    Divers #2

    2016


  • Cette BD est seulement un extrait réalisé dans le but de tester un nouveau style. Elle a donc été réalisée à la va-vite (Ce qui explique notamment les différences de couleur, ou autre, qu'il peut y avoir d'une planche à l'autre) et n'aura pas de suite (En tout cas pas sous la forme d'une BD :p).

    VN - Bd #1VN - Bd #1

    VN - Bd #1VN - Bd #1

    VN - Bd #1VN - Bd #1


  • 03/09/2016

     

    Hum.... hum ! Oui bon, c'est de nouveau super mort dans le coin. Hum, hum !

    Je vais doucement, commencer à poster du neuf par ici. Doucement ! J'ai le cinquième épisode du Grand monsieur du bois d'à côté qu'il faut que je relise et que je corrige. Hum, je le laisse traîner depuis un moment, vilain blocage, perte de motivation, tout ça, hum... mais logiquement, sa première partie ne devrait pas tarder à arriver. Je crois... j'espère !

    Il faut aussi que je m'occupe du PDF et de l'epub de l'épisode 6 d'Un long voyage. En parlant de ce projet, j'ai attaqué son huitième épisode cette semaine et j'ai rassemblé pas mal d'idées pour les épisodes 9 et 10. Par contre, je reste encore dans le flou, en ce qui concerne son onzième et dernier épisode. M'enfin, le principal c'est que ça avance !


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  • 24/06/2016

     

    Presque un mois s'est écoulé depuis la dernière fois où je suis venu blablater dans le coin ? Le temps passe à une vitesse !

    Entre deux, j'ai donc posté le second épisode du Grand monsieur. Je pensais vraiment criser dessus, sinon me sentir déprimé après sa réécriture, mais... au final, ça va. Je ne déteste plus autant cet épisode maintenant. Je viens également de poster le troisième épisode et, logiquement, je ne devrai pas tarder à attaquer les relectures du quatrième épisode.

    J'ai aussi posté la 11ème partie de l'épisode 6 d'Un long voyage. Plus qu'une et cette première saison sera terminée. Aaaah ! Enfin ! Et j'ai pris tellement de retard, en plus. Là aussi, il s'est écoulé presque un mois, entre la partie 10 et la partie 11. Je ne suis pas très sérieux, décidément. Hum, hum, il faudrait que je me secoue un peu pour la dernière partie.

    Sinon, comme je suis un peu bloqué dans le dernier épisode du Petit chaperon rouge, je l'ai laissé de côté en attendant d'en finir avec la réécriture du Grand monsieur. D'ailleurs, j'ai le sentiment que le premier jet de ce projet va me prendre bien plus de temps que prévu. Ici, je parle du dernier épisode, mais j'entends bien sûr : le dernier épisode de la première saison. (En quatre épisodes, donc.) Je ne sais pas encore trop combien de saisons il y aura. Je pense entre trois et quatre... et ça rallonge pas mal mon estimation de départ, au sujet du poids final de la bête.

    Pourquoi est-ce que je sens venir le gros blocage en cours de route ?

    Du coup, en parallèle de ma réécriture du Grand monsieur, j'ai attaqué un projet plus léger (Et surtout beaucoup plus court). Pas de titre pour lui actuellement... on l'appellera Eglise, puisque toute l'histoire se passe au sein d'une église. Voilà... je me suis pas foulé pour ce nom de code !

    Il s'agit d'une idée de projet que j'ai eu assez récemment. L'un des éléments de ce texte est un peu plus ancien et je cherchais comment le développer, soit en nouvelle, soit en novella. Au final, il s'est transformé en élément plutôt secondaire, vu que l'intrigue ne tourne plus du tout autour de lui. Je ne sais pas trop comment le résumer... ni dans quelle catégorie le classer... c'est du fantastique, en tout cas, qui se rapproche peut-être du roman gothique. Il se découpera en petites parties et s'intéressera aux différents protagonistes qui fréquentent le lieu. Avec, forcément, des phénomènes étranges qui ne manqueront pas de pointer le bout de leur nez.

    Ce n'est pas un texte avec de l'action... en tout cas, pas de l'action comme on a l'habitude de l'entendre. Je pense que c'est assez lent. Mais ça me plaît bien. En tout cas, ça me détend.


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